LA GENESE DES EOSINOPHILES
Jusqu’à présent les polynucléaires éosinophiles ont été considérés comme des éléments nettement différenciés de la série des polynucléaires. Les théories classiques enseignent qu’un éosinophile adulte naît d’un myélocyte déjà pourvu des mêmes granulations. Ce serait donc des cellules différenciées dès leur origine même. Au point de vue ontologique il est possible qu’il s’agisse en effet d’une différenciation, mais elle serait commune à toutes les espèces de polynucléaires. Les granulations de ces globules blancs seraient le correspondant des mitochondries observées dans les cellules végétales et animales. Sur les coupes colorées les cellules éosinophiles de la Seiche ne présentent aucune autre sorte de chondriosome. Sur le foie des fœtus, ces granulations se colorent et cnt la morphologie d’éléments de nature mitochondriale. (Noël et Pigeaud). Leur composition chimique ést également la même que celle des mitochondries végétales. Ce sont des lipoïdes. Enfin elles semblent
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exercer un rôle important dans le métabolisme de ia cellule. Il est certain que l’on ne peut comparer les fonctions surtout nutritives des corpuscules végétaux qui ont à transformer des matériaux minéraux pour élaborer des substances protéiques, former des grains de chlorophylle et mettre les réserves assimilées sous forme d’amidon; tandis que les mitochondries animales ne se sont différenciées que pour des fonctions d’excrétion, de sécrétion uni ou bi-polaire et peut-être si nous admettons l’origine mitochondriale des granulations neutrophiles et éosinophiles pour des buts plus différenciés encore dans le jeu si complexe des matières albuminoïdes, la génération des anticorps, la neutralisation des toxines, en un mot le maintient de l’équilibre cellulaire contre toutes les causes d’altération extérieure. Maïs quelque soit la valeur embryogénique des granulations, nous pensons qu’il n’y a pas de différence entre les diverses sortes de polynucléaires : léosinophile n’est qu'un neutrophile transformé. Nous donnerons maintenant les raisons qui militent en faveur de cette théorie :
Dans les syndromes d'insuffisance splénique, notament la maladie de Chalier et Levrat, il n’y a pas de myclocytes éosinophiles dans le sang circulant. IL n’y a donc pas excitation médullaire lançant dans les vaisseaux des éléments non encore adultes. Dans quelques éosinophilies locales, il y a parfois baisse des cellules acidophilies du sang, mais souvent il y a au contraire une augmentation et dans ces cas on a démontré qu’il n’y avait pas parallélisme véritable