‹ Essai sur les Modifications physico-chimiques dans la genèse des granululations éosinophiles des leucocytesChapitre 12 sur 20 · PAS · texte numérisé non relu

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<ntre l’éosinopénie de la moelle et l’augmentation des cellules étudiées dans le sang Œ. Homma 1921).

On a dit également que les réactions locales expérimentales étaient dues à un chimiotropisme : les leu- <Cocytes à granulations réfringentes seraient attirés par la toxine; on donne comme preuve le fait sui-

vant : l’éosiniphilie de l’œil du cheval par le liqude d’ascaris est un phénomène ne se produisant que chez les chevaux ayant déjà des éosinophiles dans le sang.

Nous pensons au contraire que dans ce cas l’animal était sensibilisé à la toxine employé, ou par son propre état sanguin et qu’il y avait un afflux local, non pas dû au chimiotropisme des cellules déjà éosinophiles dans le sang, maïs de neutrophiles mêmes susceptibles chez cet animal et chez lui seulement de se transformer in situ en éosinophiles.

On a pu par injection de graïsses animales dans la cavité pleurale de lapin obtenir une abondante éosinophilie pulmonaire (S. Bratiano) l’auteur conclut à une mutation locale. Le même phénomène a été observé au niveau des parois de Kystes hydratiques (Sabrazès) d’ailleurs au dépend de cellules fixes mononuclées se chargeant peu à peu de granulations -oxyphiles.

On doit reconnaître qu’on ne peut donner de preuves absolues de l’origine des cellules acidophiles en opérant in vivo. Aussi avons nous tenté de mettre en évidence les phénomènes de mutation in vitro.

L’'EOSINOPHILIE IN VITRO.

Bien des expériences ont été tentées pour repro-duire ce phénomène, les unes sont de technique compliquée, d’autres plus ou moins probantes. Certains ont voulu se rapprocher autant que possible des conditions organiques des tissus. C’est ainsi que l’on a reproduit in vitro l’éosinophilie locale expérimentale: (Di Renzo). L’injection de produit parasitaire bu bactérien, à l’intérieur d'organes séparés de l’organisme et maintenus vivants, a donné lieu à la même réaction que sur l’animal en vie : congestion lente à prédominance de petits leucocytes éosinophiles.

La plupart des autres expérimentateurs ont utilisé le sang lui même.

Les théories les plus anciennes voulaient faire de la granulation réfringente une vacuole digestive, ou une vacuole de sécrétion glandulaire (Erlich). Ranvier en 1875 décrivait l’éosinophile comme une « glande unicellulaire mobile ». La similitude de coloration entre les globules rouges et les grains éosinophiles devait faire décrire ces derniers comme de l’hémo-

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