Au XIll" siècle, il n'en fut plus ainsi
Tandis que le miliarensis tombait en Orient dans une obscurité que les études numismatiques dissiperont peut-être , il apparaissait sous un nouveau jour en Occident.
(1) Id.,1. c, p. 84.
(2) MiXiccjiija-iûv. rà rou vofii<ff6ctTCT ^ïtccroy. (Suidas, in-f", Genève, 1619,
(3) Scaliger, cité par M. de Longpérier, Journ. des Sav., 1876, p. 435.
(4) La Sicile était dans ce cas, ainsi que l'a fait remarquer M. de Longpérier {Jour, des Sav., 1876. p. 434, 1. 9), après Ducange (De Imper. Constant... num. % xciv. Gloss., etc., t. VII, p. 191), en signalant le cours simultané dont y jouissaient, en 1133, la monnaie d'or et la monnaie d'argent des empereurs : le michalatus et le miliarensis. Gomme on parlait en Sicile, à cette époque, la langue grecque autant que la langue latine, ces deux monnaies y étaient désignées non seulement sous les noms latins relevés par les deux savants que je viens de citer, mais, en outre, sous les noms grecs de /^iXXtufto-iov et («{;^;«^Aa7-«y (Trinchera, Syllab. grée, membr., Neap., 1865, in-4*, p. 170, GXXIX, a" 1141 et app.. p. 514, HIa° 1149). Dans mon Essai, p. 301 et 302, note (1), j'ai cru pouvoir rattacher les michalats de Sicile au metqal arabe : j'ai commis une erreur. Ces michalats, comme les miliarenses mentionnés dans les mêmes textes, étaient des espèces byzantines, de même que les Romanati et les Scyphati énumérés dans les chartes siciliennes des XI" et XII' siècles. Il ne faut donc pas confondre le miliarensis sicilien du XIP siècle avec le miliarensis italien du XIII' siècle.
Là, SOUS les noms de miliarensis^ millarensis et millarès, il cessa d'avoir le sou d'or pour multiple direct, et, en changeant de lieu d'émission, il changea aussi de légende et de forme.
o. Ainsi transformé, le millarensis ou miliarensis d'Occident n'eut plus rien de commun avec le miliarensis byzantin, rien, dis-je, si ce n'est le métal qui pour l'un et pour l'autre était l'argent.
L'argent, en effet, était si essentiellement le métal de cette monnaie qu'on n'aurait pu la concevoir autrement qu'en argent, et que l'on en vint peu à peu à faire de ce nom l'appellation générique de toute monnaie d argent fin d'outre-mer.
C'est ainsi que tandis qu'en Afrique on désignait le miliarensis occidental sous le nom de derham (i), quoiqu'il n'eût pas le poids mais seulement le métal du vrai derhara (drachme arabe) ; de même au XIV siècle, en Europe, on donnait parfois le nom de miliarensis aux monnaies arabes d'argent les plus diverses de poids et d'origine (2).
11 semblait donc qu il ne pou\ ait y avoir contestation sur le métal du millarès soit byzantin, soit occidental, et les plus célèbres érudils des derniers siècles, les Gronovius, les Ducange, les Capmany, selon qu'ils avaient traité de 1 une ou de l'autre de ces espèces ou de toutes les deux, les avaient considérées comme des espèces d'argent.
Et cependant, à notre époque, tandis que les numismatistes et les historiens restaient d'accord sur le métal du miliarensis byzantin, l'on a remis en question la nature métallique du miliarensis d'Occident.
Etait-il en argent ? Etait-il en or ? Les deux opinions avaient été
(1) De Longpérier, Journ. des Sav., 1876, p. 429, note 5.
(2) Pegolotti, cité par M. de Longpérier (1. c. p 434), évalue en miglioresi divers marcs et livres d'argent italiens et français, et notamment la livre de Champagne dont le poids, bien connu, était, do 367 grammes 12 centigrammes. Cette livre étant estimée par Pegolotti à 118 miglioresi, il s'ensuit que le poids de chaque migliorese ressort au moins à 3 gr. 11. Des miglioresi pesant au minimum 3 gr II étaient de vrais derhams et non pas dos millarès occidentaux. Les miglioresi de Tunis, dont parle le môme auteur, se rapprochaient, au contraire, des millarès occidentaux et n'étaient pas de vrais derhams. Le même mot, migliorese, servait donc, je le répète, à désigner des monnaies d'origine et de poids bien divers.
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émises par des esprits compétents , la discussion n'était pas close, lorsque, à la suite d'une courte notice sur ce sujet (I), a paru dans le Journal des Savants (2) un article magistral de M. de Longpérier, qui semble avoir levé tous les doutes et dans lequel sont reproduites et fortifiées toutes les preuves de l'opinion ancienne.
Parmi ces preuves, il n'en est pas de plus explicites et de meilleures que celles fournies par M. Germain, de Montpellier. Non seulement elles indiquent in génère le métal du raillarès d'Occident, mais elles font connaître le titre auquel était ce métal dans l'un des ateliers les plus importants de cette fabrication monétaire.
< . C'est le millarès occidental que l'on frappa en Provence sous Charles V.
L'un des ateliers de cette fabrication était à Marseille; ce n'est pas Charles V' qui l'y institua : il l'y trouva et consentit à l'y maintenir par les Chapitres de paix de 1257 (3).
Arles partageait avec Marseille, en vertu du trente-unième article de ses Statuts (4), la faveur de cette fabrication, qui, dans cette ville,
(1) Le Millarès, Marseille, 1876, ia-12.
(2) Juillet 1876, p. 428.
(3) De predictis monetis (grossis et minutis) que fient in Massilia.habeat dominus Cornes XII d. massiliensium minutorum tantum pro marcha ar-
genli fini qui operabuntur seu fient et eodem modo intelligatur de
moneta milliarensi {Areh. des B.-d.-Rh., B. 354, DD, 13° liasse, I. 51).
(4) Le texte du statut donné par M. Giraud [Ess. sur l'hist. du dr. français, t. II, p. 198), porte recipiatur au lieu de fiât. Le président de Saint-Vincent ayant édité inexactement le même statut, Anibert le rectifia en ces termes : c Je me suis convaincu par l'examen des anciennes copies € de ces statuts qu'il faut rétablir cet article de cette sorte : Millarensis « vel alla moneta in A relate vel ejus tenemento non flat ab aliquo arela- < tensi nec ab extraneo nisi de voluntateet consensu domini Arcliiepiscopo € et consulum Arelatis. » {Mém. hist. et crit. sur l'anc. république d'Arles. 3 vol. in-12, Yverdon. 1781, t. III, p, 30G, note a.)
comme dans la précédente , avait commencé bien antérieurement au règne de Charles d'Anjou.
Arles et Marseille ne furent pas les seules villes de Provence où, sous ce prince, l'on fabriqua des millarès; car du bail monétaire de 1272, il ressort implicitement que les fermiers de la monnaie comtale de Tarascon eurent le droit de fabriquer des millarès en tout autre lieu des comtés de Provence et de Forcalquier (-1 ).
2. Ni les Statuts d'Arles, ni les Chapitres de paix de 1257, ni lô bail de 1272, n'indiquent le titre du millarès. Pour connaître approximativement ce titre, il faut avoir recours à des documents provenant de pays voisins de la Provence et d'administrations contemporaines de Charles l".
Les plus explicites de ces documents ont été publiés ou cités par M. Germain (2) ; ils émanent soit de l'évêque de Maguelonne, et sont alors relatifs aux ateliers des comtés de Melgueil et de Montferrand, soit de Jacques F', d'Aragon, et se rapportent, en ce cas, aux ateliers montpelliérain et majorcain.
D'après ces documents, les millarès frappés en ces divers ateliers, le furent aux titres successifs de :
1" 10 d., en 1262, dans la seigneurie de Montpellier (3) ; 2» 9 d. 3/4, en 1263. dans le même domaine et dans le comté de
Melgueil (4) ; 3' 9 d. *;j, en 1264, dans la seigneurie de Montpellier (5); 4» 9 d. en 1 265-1 269, dans la seigneurie de Montpellier (6).
Comme on le voit parce relevé, le millarès descendit successivement et en peu de temps, dans les ateliers du roi d'Aragon, de 10 à 9 d. de fin et peut-être au dessous ; car, par acte du T' octobre 1 268, Jacques!" autorisa les fermiers de l'atelier de Majorque à fabriquer des milla-
(1) Cf. ci-dessu3, Pièces justificatives, Vil, 8, p. 461.
(2) De la monnaie mahométanè attribuée à un évêque de Maguelonne, le ^-(3) Ibid., p. 12, note 1.
(4) Ib'd.,1. c. etp.7et20.
. (5) Ibid., page 12, note 1.
■' (6) Ibid., 1. c. et p. 25.
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rès au titre requis par les marchands qui achèteraient cette monnaie : <f Ad illara legem quam voliierint mercatores qui eam eraere volue- « rint » (1).
Il est plus que probable qu'en Provence, sous Charles d'Arjou, non pas dès le principe , mais vers le milieu du règne de ce prince, rabaissement du titre du millarès ne fut pas moindre ni moins actif que dans les domaines de Jacques I"; car l'intérêt combiné des marchands et des monnayeurs était le même ici et là.
3. 11 est temps de dire où avait cours le millarès fabriqué dans les ateliers provençaux de Charles d'Anjou et dans les ateliers voisins (2).
Le millarès ne courait pas légalement en pays chrétien; il n'y était frappé qu'en vue de l'exportation et du cours en pays musulman.
Il y avait longtemps, à la venue de Charles l^^que l'on connaissait et pratiquait le millarès en Provence ; car je le trouve inscrit et évalué dans une charte commerciale marseillaise de l'an 1212 (3). A ce moment et pendant près de vingt-cinq ans ensuite (4) , le millarès eut sans doute plus de valeur que vers le milieu du règne de Charles 1°'.
4. C'est que le millarès des anciens contrats, celui que les actes nomment vêtus (5), était de meilleur aloi que le millarès du temps de Charles ?<•, et même de meilleur poids. Ce millarès primitif n'avait abordé le marché marseillais qu'après y avoir été importé de p;iys musulman; c'était une monnaie musulmane d'origine et de fabrication.
Les pays de fabrication du millarès original furent les pays maures,
(1) Ibid., p. 16, note 2.
(2) Ces ateliers étaient, outre ceux de Jacques d'Aragon, dans ses domaines de Montpellier et de Majorque, et de l'évêque de Maguelonne. dans le comté de Melgueil, ceux d'Alphonse de Poitiers en Venaissia (Cf. ci-après, p. 486), de Pise et Monterio (Huil. BréhoUes, Hist. dipl. Freder. II, t. IV, I, p. 138), d'OIéron (Boutaric, cité parLongpérier, Journ. des Sav., 1876, p. 432), et sans doute plusieurs autres que l'on parviendra à déterminer.
(3) Inventaire des archives de la Cour des Comptes de Provence, t. II, p. 2, B. 1502.
(4) Cf. Le millarès, Marseille, 1876, in- 12, p. 12,
(5) Longpérier, Jot^rn. des Sav., 1876, p. 433.
la Barbarie et l'Espagne musulmane, et ce fut à ces pays que l'on destina le millarès fabriqué, au XIIT siècle, dans les ateliers chrétiens et notamment en ceux de Provence (1). Celui-ci était naturellement la contrefaçon de celui-là : il en avait le même aspect, la même légende.
5. Nous ne saurions pas quelle était cette légende si deux actes du temps ne nous avaient appris qu'elle renfermait le nom et le titre de Mahomet.
Le premier de ces actes est une lettre de Clément IV à Bérenger, évéque de Maguelonne, au sujet du millarès. Entre autres reproches que lePape adresse au prélat, est celui de faire battre, lui catholique, une monnaie au titre de Mahomet, cum titulo Machometi (2).
Le deuxième est une lettre de Louis IX dans laquelle ce Roi reproche à son frère Alphonse de Poitiers de faire frapper, en Venaissin, des millarès dont la légende porte le nom et le titre de Mahomet : « Moneta « milliarensis in cujus superscriptione fit mencio de nomine perfidi « Machumeti et dicatur esse ibi propheta Dei (3).
Le millarès fabriqué dans les ateliers chrétiens, en d'autres termes le millarès de contrefaçon, n'offre pas la même netteté et la même correction de gravure que le millarès original. Les noms d'Allah et de Mahomet, volontairement ou non, y sont surtout altérés, et cette altération de la légende, jointe à celle du lilre et du poids, est un moyen sûr de distinguer le millarès original de celui de contrefaçon.
Le millarès d'origine musulmane, connu en numismatique sous le nom de demi-derham almohade, est une petite pièce carrée de 1 à 1 centimètre V2 de côté, sur laquelle on lit en trois lignes :
Au droit : Il n'y a de Dieu que Dieu. — Tout ordre vient de Dieu. — La force n'est qu'en Dieu.
6iib ^! iji-^ - ^ ^ yi\ — ^\ ^\ Jl ^
(1) Cf. Inventaire des archives ddla Cour des Comptes d'Aix, t. II, p. 2 à6, B. 1502 à 1513.
(2) Mfirtèno, Thés, anecd., 1717, p. 403. —Germain, 1. c. p. 7. — Longpérier, 1. c. p. 431.
(3) Bonamy, cité par Longpérier, 1. c. p. 432.
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Au f^ : Dieu est notre maître. — Mahomet est notre prophète. — Le Medhy, notre imam.
Au dessous de ces trois lignes, en caractères microscopiques, est parfois le nom du lieu de fabrication.
Voici le dessin d'un demi-derham portant le nom de Fez . Ju , où il a été frappé :
Le millarès de contrefaçon a la même forme, le même nombre et la même disposition de lignes que le précédent-, mais, je le répète, au lieu de mots véritablement arabes, il présente des arabesques qui reproduisent plus ou moins infidèlement ces mots, comme on le voit par le dessin de 1 une de ces pièces :
Fig. 29.
M. de Longpérier a relevé en quelques lignes les différences principales qui distinguent le millarès de contrefaçon. « Pour la première « face, » dit-il, « celle qui contient la formule que les musulmans « nomment fe/j/j7, on trouve généralement une faute capitale, yà\ au
« lieu de . i^]. Au revers, à la troisième ligne, le mem du nom
« du Mehdi est en forme d'annelet de trop grande dimension, le dal '-• prend quelquefois l'aspect d'un i , et la phrase se termine par L»L»! '< ou Lj> U pour Uj>L>l » (i ).
(1) Longpérier, 1. c, p. 437.
6. Ce n'était pas seulement par l'aspect que le millarès de contrefaçon différait du millarès authentique, du derai-derham almohade, c'était aussi par le titre et le poids.
Tandis que dans les ateliers chrétiens le millarès était émis à ^/lo et même au dessous, il l'avait été à ^'/la de lin environ (1) dans les ateliers musulmans : à Fez, Sedjelmaseh, Maroc, Rabath, Tlemcen, Tunis, Ceuta, Cordoue, Murcie, Malaga, Huelva, Xerez, Séville, Baesa, Jaen, etc.
Quant au poids, M. de Longpérier a constaté, après de nombreuses pesées, que pour le millarès d'origine musulmane, il est, en moyenne, de 1 gramme 47, et que, pour le millarès de contrefaçon, il ne dépasse pas 1 gramme 42 (2).
7. L'écart de titre et de poids existant entre le millarès original et celui de contrefaçon, constituait le bénéfice de la fabrication.
Les princes laïques ou ecclésiastiques, qui autorisaient cette fabrication, prélevaient à leur profit, à titre de seigneuriage, la plus grande part de ce bénéfice.
Sur chaque marc de fin converti en millarès à l'atelier de Marseille, Charles V prélevait 12 d. marseillais, en vertu des Chapitres de paix de 4 257 (3); il est incontestable que cette fabrication était pour le Comte provençal une source notable de revenus; mais nous ne pouvons, même approximativement, en indiquer le chiffre. .Jacques I", de la midécembre 126G à la mi-avril 1269, c est-à-dire pendant deux ans un tiers, toucha, pour droit de seigneuriage, sur 54,309 marcs de millarès, 27, 254 s. de melgoriens, c'est-à-dire une somme représentée par 460,000 francs environ de valeur relative (4). Le bénéfice de Charles I" fut, sans doute, plus élevé ; car le commerce de Marseille avec les pays maures était incontestablement plus considérable que celui de Montpellier avec la même région.
(t) Ceci résulte de l'examen du métaL
(2) L. c, p. 438. J'avais attribué au millarès de Marseille un poids moyen de 1 gr. 36 et au millarès de contrefaçon, en général, un poids maximum de 1 gr. 45. Gf Le Millarès,]). 16 et 24.
(3) Cf. ci-dessus, p. 208 et 447.
(4) Germain, 1. c, p. 11, note 3.
Ce bénéfice aurait-il été accru par une diminution plus considérable du titre? Je ne le pense pas ; car ie millarès HAt une monnaie d'argent fin, et, en lui enlevant ce caractère, c'est-à-dire en lui donnant un titre trop au dessous de ^/u, on lui aurait donné en même temps l'aspect évident d'une monnaie dargenl bas, et on l'aurait, du coup, frappé de discrédit
Il fallait, pour ne point faire naître cet obstacle, mettre des limites à la fraude, et les marchands, intéressés à conserver et accroître leurs bonnes relations commerciales avec les Maures, devaient être les premiers à en donner le conseil aux princes.
Toutefois, les Maures ne pouvaient pas ne point s'apercevoir à la longue de la fraude dont ils étaient les victimes, et si, pendant un certain nombre d'années, les chrétiens purent pratiquer avec profit le monnayage du millarès, on peut, je croîs, attribuer ce fait aux dissensions intestines qui agitaient ces contrées musulmanes et nuisaient au fonctionnement normal et régulier du droit monétaire de leurs chefs.
8. 11 est du reste probable que le millarès musulman avait cessé d'être frappé à Tlemcen et Fez avant même que Charles I" en eût autorisé la contrefaçon en Provence ; car ces deux villes sortirent de la main des Almohades en 1248.
Pendant le règne de ce prince, les marchés où le millarès demeura le plus en faveur furent ceux d'Oran, de Ceuta H de Bougie, sur lesquels les Almohades gardèrent leur domination jusqu'en 1269 (1).
Après leur sortie de la main des Almohades, les marchés que je viens de nommer furent-ils immédiatement fermés au millarès? Je ne le crois pas, et il dut en être de même de beaucoup d'autres villes où cette monnaie, ayant un droit de cité et dusage qui ne pouvait que lentement lui être enlevé, courut probablement encore pendant quelques années (2).
(1) Invent, des archives des Bouches-du-Rhône, 1. c.
(2) M. de Sacy a publié, parmi les Pièces diplom. tirées des areh. de Gênes [Notice et extraits, t. XI, 1827, p. 26), un traité de Gênes avec Kelaoun, Soudan de Babylone, d'après lequel il semble résulter que le millarès avait cours à Alexandrie, car les droits à payer à l'entrée de