‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 134 sur 183 · BSSAI SUR LES MONNAIES · texte numérisé non relu

BSSAI SUR LES MONNAIES

Toutefois, comme on ne trouve plus la trace du millarès (4 ) dans les contrats commerciaux marseillais postérieurs à Charles I", comme il faut en conclure que, dès la fin du règne de ce prince, cessèrent l'exportation et, par conséquent, le monnayage des millarès de contrefaçon provençale, j'ai lieu de croire que le demi-derham carré almohade, le millarès original, cessa de courir à cette époque dans les contrées musulmanes de Barbarie et d'Espagne.

9. Il est vrai qu'à Grenade, et même à Tunis, il courut au XIV° siècle et plus tard certaines monnaies carrées qui ressemblaient assez par l'aspect au millarès du XIII' siècle (2) ; mais elles en différaient par le poids et la valeur.

M . de Longpérier établit à 0,85 le poids de la monnaie de Grenade (3) ; quant à celle de Tunis, elle valait deux fois moins que le millarès du siècle précédent (4).

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