‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 34 sur 183 · III. — FRAIS DE CHANGE · texte numérisé non relu

III. — FRAIS DE CHANGE

1 . Un bureau de change était, sans aucun doute, établi près tout hôtel monétaire et devait occuper journellement au moins un employé.

En outre, au début d'un monnayage, il devait être accordé aux directeurs de l'entreprise plus d'un moyen de promptement réaliser et d'accaparer sûrement le métal nécessaire à la fabrication.

Ainsi et dans cette vue, en 1267, le sénéchal du Comté de Provence, Guillaume Estendard, autorisa les nouveaux entrepreneurs du monnayage comtal à ouvrir, en toutes villes et lieux du Comté, et à tenir, pendant 40 jours, des tables de change.

Si ce privilège n'a point été, et c'est probable, un fait isolé, si des concessions semblables étaient habituellement faites en des occasions analogues, les frais de change se trouvaient forcément augmentés par l'exercice de ces droits exceptionnels.

2. Les frais eussent même été considérables si l'Etat, afin de favoriser le plus possible les concessionnaires de son monnayage, ne leur avait accordé pleine et entière franchise de

toute redevance comtale ou locale pour l'installation et la tenue de leur banque pendant toute la durée du privilège :

« Quod dicti magistri in civitatibus castris atque villis pos- « sint ex parte domini Régis, per xl dies, tenere tabulas « libère et quiète. » (1)

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