‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 39 sur 183 · IV. — LE BÉNÉFICE DE L'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

IV. — LE BÉNÉFICE DE L'EXPLOITATION

« Debemus eciam et tenemur facere de dicta moneta ultra « dictam summam centum milliarium, quamdiu poterimus « lucrari duos denarios in marcha. »

Ainsi s'expriment les fermiers de l'atelier de Saint-Remy par leur déclaration de 1262.

(4) L'atelier de Marseille fut rouvert en 4257; il était en activité en 1263- 67 et 1272-74. Il a dû fonctionner constamment pendant tout le règne de Charles 1er.

La somme réglementaire à fabriquer était de 100 milliers (1); ils avaient accepté à forfait l'entreprise de cette fabrication, mais ils s'étaient engagés, en même temps, à monnayer indéfiniment au-delà de cette somme, si ce supplément de monnayage leur laissait entre les mains 2 deniers de bénéfice.

Sur les produits monnayés en 126'2-67, la taille des deniers tournois provençaux de 1262-67 étant de 240 au marc, ce bénéfice était donc de -rjr-, par conséquent de 10 livres 1/2 environ (2) par millier.

C'était là un bénéfice minimum et sans doute net de toute tare.

Je n'ai rien à dire, quant aux autres émissions monétaires de Charles h^, sur cette cause d'augmentation de la valeur extrinsèque de la monnaie.

(1) Le bénéfice des entrepreneurs est également fixé à 2 d. par sou dans le bail de la monnaie toulousaine fait en 1251 au nom d'Alphonse de Poitiers — Dom Vaissète, t. VI, p. 487, pr. LXXXI.

(2) De 4,250 livres chacun.

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