Le royal (à la mitre) eut un cours de huit ans
L'association monétaire formée, en 1177, entre le comte de Provence et l'archevêque d'Arles, pour le monnayage du royal (à la mitre) ayant cessé d'exister en 1185 (2), ces princes firent, en 1186, battre monnaie, chacun de son côté. (3)
(1) Cf. les chartes de La Celle lès Brignoles et de Silvacane. (Bouche, II, p. 147 et suiv.)
(2) La dernière mention des royaux (à la mitre) m'a été fournie par une chartp des archives de Saint-Victor, du mois de juin 1185, contenant quittance de 81,000 s. de royaux, prêtés au monastère par divers juifs et remboursés par Foulques, évêque d'Antibes. [Cartul. de Saint-Victor de Marseille, II, 585, no dlil.)
(3) Le lO août 1186, Pierre Aymard. archevêque d'Arles, confia à Pierre de Thor la fabrication d'une monnaie archiépiscopale au nom de l'archevêque
Le royal (à la mitre) porte toujours dans les actes le seul nom de royal.
Le titre et le poids effectifs du royal (à la mitre) sont d'environ 320 millièmes de fin et de 97 centigrammes.
Le royal (à la mitre), d'une valeur intrinsèque à peu près égale (1) à celle du royal coronat du titre de 4 d. 8 grains, fut changé au pair contre ce dernier, si je ne me trompe.