‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 82 sur 183 · ESSAI SUU LES MONNAIES · texte numérisé non relu

ESSAI SUU LES MONNAIES

Nice ou en Lombardie. Ceux-ci, toutefois, touchèrent seulement 8 d. = 0 fi\ 62, au lieu de 10 d. = 0 fr. 18 par jour et par personne, en passant à Seyne. (1)

3. Marins et garde-côtes. — En 1263, le comte Charles d'Anjou fut obligé, pour soumettre à son obéissance le seigneur rebelle de Castellanne, d'aller l'attaquer, le forcer dans son repaire montagneux. Il partit de Marseille pour Nice sur une galère amirale, manœuvrée par 115 hommes d'équipage et escoitée par trois autres galères do 64 hommes chacune, entre rameurs, matelots et pilotes.

Ces marins, rameurs, matelots et pilotes, furent engngés pour la durée de l'expédition, à raison de 5 s. =4 fr. 68 par homme. (2) Comme le trajet de Marseille à Nice et le retour ne pouvaient pas, dans les pré\isions, occasionner plus de six journées de manœuvres et de travail, le forfait de 5 s. a dû être calculé sur le pied d'un salaire quotidien de 10 d. = 0 fr. 18 par jour et 'par homme et sur la paie du soldat en campagne.

Cette paie de 10 d. =0 fr. 18 par jour était, à peu près, celle des garde-côtes, car, en 1264, à Marseille, 8 de ces gardes furentpayés, chacun, à raison de9 d. Vi = ^ ('"'• '^^ P^J" jour et 4 autres, 9 d. Va = 0 fr. 73. (3)

(1) Pro expcnsis xv balistariorum missorum Niciam, pro ix Jiebus, un I. flbii]. folio 85, recto.)

(2) Pro galeis armandis, quando dominas Cornes fuit apud Casteilanam, viJelicet xxi» die menssis S'^plembris : primo, pro galea amirallorum, pro c. IX bominibus, videlicet v s. pro homine, xxvii l. v s.; — pro galea Boiiifacii Raybaudi, pro codem, pro lx iioraiiiibus, xv I.; — pro galt-a Pauli de Pillono, pro i.x bominibus, pro eudem, xv I ; — pro galea pelri Reniioverii, pro eodem, xv I.; — pro xxiin noeberiis pro diclis quatuor galeis, pro eodem, V s. pro homine, vi i. (IbiJ. folio 134, recto.)

(3) Pro octo custodibas posilis in monlibus supra mare, pro codera, xlvi 1. XVI s , pro v mensibus; — pro duobus custodibus in turri domini episcopi ot duobus aliis in turri domini Guillelmi de Lauris, pro xxxii diebus, c s. (Ibid. folio 37, recto.)

PÉAGERS ET GABELIERS.

1. Deux des revenus principaux du Comté de Provence, sous Cliiiiles I", étaient le péage et la gabelle du sel. Je vais m'occuper successivement des chefs et employés de ces bureaux.

2. Péaget-s. — Les savants éditeurs du Cartulaire de Saint- Victor ont extrait du Registre de Charles 1^^ la mention de douze bureaux de péage provençaux, à savoir : Nice, Séranon, Brignoles, Les Pennes, Aix, Digne, Valensole, Saint- Gabriel, Tarascon, Avignon, Orgon et Arles. (1) J'ai relevé dans les rationnaires de 1249 et 1204 les salaires de quelques-uns des préposés à ces bureaux et, en outre, celui des péagers de Tuurves.

En 1240, (2) ces derniers touchaient ensemble 8 d. = 0 fr. 62 par jour. Aux Pennes, deux péagers recevaient chacun lOd. = 0 fr. 7<S, et, à Aix, le même nombre de préposés étaient également payés. A Tarascon, toujours en 1249, il y avait 4 péagers à 10 d. == 0 fr. 78 de salaire par jour et par individu.

En 1264, (3) les salaires furent augmentés, mais le per-

(1) Carlnlaire de Sainl-Vidor, t. i, introd. p. XLV.

(2i Peila^iariis lie Torreves, de vir. \\. xix diebus, vrii d. per diera, cvii s. — Pio salario pi'dagiariorumde Penuis, deeodem lermino, xiir 1. v. s. — Pro salario pclagiarioriim de Aqiiis, de eodcm lermino, xx. d. per diem, xiii I. V. s — Pro ga' lis pela,'iariorum. (h tercia parte anni, x\. 1. provincialium. (Ihi I. B. 1560. fjlijs 20, verso, et 27. recto.)

(:<) B Alhoiii, peda,'erio de Aqiiis, pro ix. x\. iik diebus, i\ 1. mi s. — Hugoni. niinc pe lagerio île Pcnnis. pro m. c. vu diebus, xu d. per diem, XV. I vti s. — Tliome, pe la','erio Areiatensi, pro gagii'; .suis, pro m. c. lxvi diebus, xvm l. vi .«. G. Fulconi, pelagerio Tharasconis, pro suis gagiis, xviii l. VI s. (Ibid. B. IjOI. folios 128, redo, 127, verso, -12^, verso, et 125, recto.'*

sonnel diminué : au lieu de deux préposés à chaque bureau d'Aix et des Pennes, il en resta un seul, mais il toucha 12 d, = 0 fr. 936 par jour. Les péagers de Tarascon et d'Arles continuèrent à avoir les mêmes gages.

3. Gaheliers. — Dans la plupart des gabelles de Provence, il y avait, en l'i64, outre le gabelier, plusieurs employés de gabelle sur les fonctions et le traitement desquels le rationnaire de cette année contient des chiffres précis. Chaque gabelier touchait journellement :

A N-D.-de-la-Mer (1).. iSi.. .. = lf40

Berre (2) 18 d = 1 40

Vilroles i8 d... .= 140

Toulon (3) i8 d = 1 40

Hyères (4) 18 d = 1 40

Nice (5) -15 d. 3/i = 1 22

Grasse (6) 6 d. 1/2 = 0 47

Il y avait deux gabeliers à Hyères et un sous-gabelier à Nice (7) et à Toulon ; (8j le salaire du dernier était d'un sou = 0 fr. 93 par jour et celui du sous-gabelier de Nice de 6 d. 1/2 = 0 fr. 51.

(1) Magislro Potro gabellario de Mari, pro suis gagiis, pro m. c. txvi diebus, xwii 1. i\ s. (Ibid. folio 123, reclo.)

(2; Petro Pansicnsi et Guillelmo de Ai\ernia, gabclleriis Berre et Vitrole, pro eodern termine, ni s, per dirm. liiii I. xviii s. (Ibil. folio HT, recto.)

(3) Johanni de Nigro, gabellario Tholoni, pro anno, xviii d. per diem, XXVII I. IX s. (Ibid. folio 130, reclo )

(4) Thome et Jobanni. gabcllariis. pro suis gagiis de loto anno, pro m. c. Lxvi diebus, m s. per diem. uni I. xvin s. (lliid. folio 130, verso.)

(5) Johanni Cocherelle, [gabellario Nicie, pro suo s.dario, pro anno] xxinil. (Ibil. folio 134.)

(6) Peiro Barhavaire, gabellario Grasse, pro anno, x 1. (Ihid. fidio jl2.)

(7) Pi'tro Burgunlo, gabellario Nicie, pro suo salarie, pro anno, x. 1- (Ibid folio iU.)

(») GuiJoûi, gabellario (Tholoni] xii d. per diem. xvm 1. vi s. (IbiJ. folio 430.)

Sous les gabeliers travaillaient les gardiens et mesureurs, à savoir 4 gardiens à Hyères et 3 à Toulon, aux gages de 10 d = 0 />•. 78 par jour et personne et 5 aux gabelles de Berre et d'Istres, à 8 d. = 0 f,\ G^2. (1)

Les mesureurs gagnaient : celui de Nice, 3 d. 2/o = 0 fr. 249 par jour; celui de Grasse, l d. 1/3 = 0 fr. W; et ceux de Toulon, Hyères et Berre, chacun 6 d. = 0 fr. 46. (2)

1. Travailleurs des champs, garde-chasse, journaliers. — Le rationnaire de 1240 ne contient pas et celui de 1264 renferme fort peu de notions sur le salaire du travailleur des champs; heureusement, un état de revenus et dépenses des domaines ruraux de l'archevêque d'Aix, en date de l'année 1251, m'a permis de compléter la lacune.

Dans le rationnaire de 1264, est inscrit parmi les employés delà ferme comtale du Muy, un garde-chasse aux gages de 8 d. (3) = 0 fr. 62 par joxcr ou 228 fr. 38 par an. Ces gages

(l) Pro iMi cuslo-libus [apud gabe'lam Arearum], un s. uud. per diem, LXi 1. — Diiobus servienùhus in salinis Tlioloni, pro xvui. xx. vi diebus, xx d. per diem, x\\ 1. x s. ; pro teroio set vieille, pro m. c. xx. vu diebus, x d. per (liim, xiii I. xii s. vi d. — Duobns custodibus in gabella Rcrre, pro anno, xxiiii I. vi s. vni d ; — cui lam eusioili in gabella Yslrii, pro eodem termine, vue d. per diem, mii 1. iiii s. ; — cuiJam alii ^dcj, pro va. xx. xv( dii'bus. viii d per diem, c un s. ; — tuidam alleri cusloJi, ibidem, pro xxx diebus, XX s. (Ibid. folios 131, 430 et 420, verso.)

(21 Mensuralori salis N'icie, vni s. pro mensse. nul. xvi s. — Mensuratori salis gabelle, pro anno, xl s. — Mensuratori salis Tlioloni, pro anno, vi d. per diem, i\ 1. m s. — Pro quolam mensuratore, Areis, vi d. per diem, ix 1. m s. — Pro qiiodam judeo, mensuratore in gabella Berre, pro v c. xxxi diebus vi d. per diem, xviii I. v. s. vi d. turonensium (Ibil. 1. c.)

(3) Custo'li garene de Modio, pro anno et xliii diebus usque ad Natale Domiiii, anno l\ii'.i°; el ita est pro mi. c. ix diebus, xm 1. xii s. vm d. (Ibii. folio 54, recto.)

sont élevés à cause de leur continuité durant l'année entière, car le chiffre de 8 d. par journée de travail n'a rien d'exagéré, et parmi les simples ouvriers de la campagne, il en était d'aussi bien rétribués.

Ces ouvriers pouvaient être classés en quatre catégories : les faucheurs, les moissonneurs, les laboureurs, les sarcleiirs. Nous trouvons ces quatre catégories bien distinctes sur le domaine archiépiscopal du Puy-Sainte-Réparade, où, en l'année 1251, le faucheur gagnait journellement 8 d. 3/4 = 0 fr. 686; le yno ssonneur, 5 d. 7i = Ofr. 429; le laboureur, 2 d. ^/a = 0 fr. 195 ; et le sarcleiir, 2 d. = 0 fr. 156. (1)

Tous recevaient, en outre, une certaine quantité de grains chaque jour ; d'après un premier compte de distribution totale, cette quantité fut de "^/o d'émine, et, d'après un second, de 1,11 environ ; on peut l'estimer en moyenne à 2 kilogrammes 1,2 environ, c'est-à-dire à un surcroit de gages d'à peu près ii centimes par jour, en su{>posant égalité départage entre toutes les catégories de travailleurs. (2)

L'état des recettes et dépenses de l'exploitation du Puy- Sainte-Réparade ajoute aux journaliers des quatre catégories

(1) Pro expensis castri [de Podio], merise aprilis;... lxx circulatoribus, XI s. viii cl.; — pro e\pcnsis caslii [île Podio], niense juriii; pro vu. xx. x meissoneriis. lxx s. vi ti.; ilem, jiro xv fauchcnis, xi s.; et xlvii circulatoribus, VII s. X d. (Ibid. B. i500, folio 42, leclo.)

(2) In expensis ca&Iri [de Podio], a prima die aprilis usque ad primam diem mciisis juiii, cum cxvui circulaloriLus, xxv fauchcriis et xx\ horaiiiihus qui pûrla\eruiit fuiium et xi qui coiij;regaveiuul illud ei vu homiiubus qui fecLTunt fenabile et vu. xx. x meissoneriis, un. x\. ii cmiiias annune, iiii mixture et xxv eminas ordei. - Iicm, proexpcn.'-isejusdem caslri, a prima die augusii usque ad meii^cm manii. un. xx. vi emiiias el dimiUam annonc et Vil. XX. v eminas mixture, cuni cxvii homii)iliu.s qui inlerfuerunl semiuibus et XXIX hominibus ad fncic'mUim pavimeiitum (crotc) et vi. xx. vii bomiiiibus oncnbus viiicarum. (Ibid. folio iO, verso.)

susdites, le semeur; (t) cet ouvrier spécial travailla durant 33 jours et journelleynent toucha 3 d. =^0 fr. 234.

2. Gens de service : baille, bouvier, vacher, porcher, domestiques, valets, etc. — Sauf le grain nécessaire à la confection de leur pain (et de celui de leur famille ?), les travailleurs ci-dessus énumérés n'étaient pas nourris. Il n'en était point de même des suivants. Ceux-ci, outre leurs gages, étaient encore logés, nourris, habillés, chauffés et même lavés, et au besoin rasés et tondus aux frais de leur maître; c'étaient les gens de sa maison, « familia. »

Il y avait un personnel de ces gens de service au Puy (2) et un autre à Jouques. (3) On leur donnait dos gages en nature, c'est-à-dire en grains : blé, orge, seigle, provenant des récoltes des terres archiépiscopales. Pour évaluer ces gages, comme j'avais une base de calcul : le prix de 2 s. = f fr. 87, auquel l'archevêque vendait l'émine de son blé, il m'a suffi d'en déduire le prix des autres grains, conformément aux rapports de valeur moyenne de ces produits, en Provence, à la même époque. (4)

(1) Uni liomini, Je xxxiii diebus, in seminibus de Poilio, via s. (Ibùl. folio 42, recto ) Il y avait aussi le cribleur, tamisator; j'en ignore le salaire.

(2) Cappellano Castri (de Polio), pro suo servicio, xx erainas annone; — clerico, ibilem vm em. annone et vi oiilei; — Jiiohus bo\eriis, x eni. annone et x oniei; — gâche, xv em. annone et xv onlei ; — porlerio, xi eni. annone et xi em. ordei ; — Lovalerio, viii em. annone et vi ordei ; — famule, v em. annone et v ordei ; — porcherio, m em. et mediam annone et III em, et raed. ordei; — custodi mes-ium, in em. annone ; — lavanderio, m em. annone; — barberio, m em. annone ; — porcherio de villa, un em. et nied. ordei. — (Ibid. folio H, reclo.)

(3) [De Joquis] quatuor decimariis, i,x em. annone et lx siliginis ; — vaquerio, ibidem, xv em. annone et xv silijçinis ; — fornerio, vm em. annone et VIII siliginis ; — vaquairono, ii em. annone, ii siliginis et i orJei ; — fornillerio, vm era. annone et média et vm et me lia siliginis; — porcairono, 1 [ein.] annone et isiligniis; — bannerio, ii em. annone cl ii siliginis; — famule, nu annone [et] un siliginis ; — bajulo, xx em. annone. (Ibid. folio 50, recto.)

(4) Cf. ci-après, ch. XVI. p. 353 et 355.

A ce compte, l'émine de blé valant '2 s. = 1 fr. 87, l'émine de seigle doit être évaluée îi 1 s. 10 d. 1 ob. 1 pite = 1 fr. 77, et l'émine d'orge à 1 s. 8 d. =0 fr. 98.

Le blé était partout cultivé, mais l'orge l'étant exclusivement au Puyetle seigle à Jouques, on payait naturellement ici, en seigle, et là, en orge.

Qualilés et salaires des gens de service entretenus aux frais de l' Archevêque dans ses châteaux du Pny et de Jouques,

Château du Puv.

Le gardieii ib ém. blé, 15 ém. orge. . 42f 85

Le bailli 20 — 37 44

Le portier d 1 — 1 1 ém orge . . 31 42

Le clerc 8 — G — . . 20 88

La servante 5 — 5 — ..14 28

Chaque bouvier (I). . 5 — 5 — . . 14 28

Leporcherduchàleau. 3l22— 3 1/2— ..10 00

Le porcher du village . .4 1/2 — .. 4 43

Château de Jouqdes.

1 d. 1/2 = 0fll7 I d. i/3 = 0 102 1 d.l;10== G 085 1 ob. 1;2= 0 057 i obole = 0 039 i obole == 0 039 ly3 de d. = 0 027 l/3d'ob. = 0 012

Chaque • dîmenr» (2) 15 ém. blé, 15 ém. .seigle. 54f 67

Le vacher 15 — 15 — ..54 67

Le bailli 20 — 37 44

Le fournillier (3) 8i/2— 8 ém .seigle.. 30 98

Le fcurnier 8 — 8 — . . 29 15

La servante 4 — t — .. 14 57

Le vacheron 2 ém. blé, 2 ém. seigle, l ém. orge. 8 27 Le bannier (4) 2 ém. blé, 2 ém. seigle. . 7 28

•1 d.y;lo=0fl49 1 d. 9;i0 = 0 149 » d. ifi = 0 102 t d. 1/12 = 0 084 1 denier == 0 079 1 obole = 0 039 1/3 ded.= 0 022 1 pitc =0 019

(i) Il y avait deux bouviers, an Puy.

(2) 11 y avait, à Jouques, deux dîmcurs ou percepteurs de dîmes, soit en argent, soit en nature.

(3) Employé chargé d'alimenter le fournil.

(4) Garde-champêtre.

DE CHARLES le' 341

La vie en commun n'était pas chère à la camp'gne, car l'entretien journ ilier de tout le personn îI du Puy, coûtait seulement 12 à 14 d, = eu moueiinn l fi'diic. sans com|iter, il est vrai, le pain, fait avec le blé de la terre du Puy, le vin, autre produit de ce sol (quand on en buvait), et peut-être le lait et le fromaga. (l)

Dans le compte spécial à la ferme comtale du Muy, inséré au rationnaire de 1204, sont inscrits les sa'aires d'un vacher et de onze bouviers. Ceux-ci gagnaient, par jouret par personne, 1 d. ^/tt = 0 f'r. on ou 3) fr. 4'/ f)ir (in. et celui-là, l d. Va = 0 fr. 102 ou 37 fr. 44 ann'u'llement. (2> Comme les valets du château du Puy, ces domestiques de la ferme du Muy devaient être nourris et entretenus en sus de leurs gages.

Outre le personnel résidant toute l'année au château du Puy, il y avait là, pendant deux mois environ et au plus, un employé de circonstance, le garde-moisson. Cet individu recevait, pour tout le temps de son service, 3 émines de blé = 5 fr. 61, environ 0 fr. 003 par jour. Si je ne me trompe, il était, en outre, hébergé.

3. Prêtres, petits ùidustriels de village et de ville. — Je n'ai pas compris parmi les gens de sei^vice de l'archevêque, deux personnages auxquels leur ministère attribuait un rang beaucoup plus élevé : le pi'ieur de Notre-Dame-des-Tours d'Aix et le chapelain du Puy; mais l'un et l'autre ne s'asseyaient pas moins à la table commune, et c'était justice, car leurs honoraires ne leur eussent pas permis de vivre selon leur condition. Comme les bailles du Puy et de Jouques^ (3) les

(1) Cf. B. 1500, fo 42. — Le compte de Jouques ne renferme rien de précis sur cet objet.

(2) Fro loquerio xi bubnlcorum, pro anno, in festo sancii Michaolis preterito, XX I. xvn .>:.; — euiJain vaquerio, pro eodeui lermino, xli s. (Ibid. B. 1501. folio ii2, rerio )

(3) Cf. ci-dessus, p. 339, note 3.

deux .ecclésiastiques recevaient chacun, par an, 20 éi^iines de blé (1) = 31 fr. 44 ou 1 d i/j = ^ />• ^02 par jour. ,

J'ai également élagué de l'état des gens de service, quoique le scribe du XllI» siècle les y eût compris, (2) le barbier et le blanchisseur du château du Pny, car leurs 3 émines de blé annuelles équivalant, à 6 d. =0/V. 46 de revenu mensuel pour chacun d'eux, étaient une juste rémunération de leurs peiries et soins, usais nullement un salaire : il eût été sans? raison et sans proportion avec les gains du métier, (0 fr. 015 par jour !)

A Aix, on payait aussi l'abonnement du barbier de l'archevêque. (3) Les soins de cet industriel étaient-ils plus assidus ou, comme barbier de ville, était-il lui-même plus exigeant ? Pour les deux motifs sans doute, au lieu des 3 émines de blé de son collègue, on lui en comptait 7 = 13 fr. 09 par an.

(!) Priori Beale Jlarie, xx emine annonti (Ibid. B. 1500, folio 52, verso.)

Pour les gages du chapelain du Puy, cf. ci-dessus, p. 21, noie 1.

(2) Ci-de.ss., I. c.

(.3) Barberio [aqucnsi], VII emine annone. (Ibirl. B. 1500, folio 52, verso.)

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