‹ Essai sur les monuments grecs et romains relatifs au mythe de PsychéChapitre 9 sur 31 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Les bas-reliefs des sarcophages où figure le mythe de Psyché offrent un grand caractère de certitude. Ils le doivent d'abord à leur date, postérieure au deuxième siècle de notre ère , à leur signification évidemment funèbre , et ensuite au sens très-net du mythe, appliqué aux croyances sur la vie future.

Il est très-souvent difficile d'expliquer le caractère funèbre de beaucoup de sujets sculptés sur les sarcophages. Ceux qui sont reproduits le plus fréquemment, Séléné et Endymion, Hippolyte et Phèdre, Laodamie et Protésilas , la chasse de Méléagre , le mythe d'Adonis, le combat des Athéniens et des Amazones , les courses de chars , les scènes dionysiaques , les combats , les lutteurs , les cavaliers, n'ont qu'un rapport indirect avec l'idée simple de la mort; souvent môme on serait tenté de n'y voir qu'une décoration mythologique. La présence de Psyché donne aux scènes où elle figure un sens beaucoup plus précis. Psyché est proprement la figure concrète de l'âme. Elle révèle une relation intime et directe entre le mythe où elle est mêlée et les préoccupations sur le sort de l'âme après la vie. C'est peut-être à cette signification très-simple qu'il faut attribuer le grand nombre et le caractère populaire des monuments où elle figure. La foule aime les symboles clairs et facilement intelligibles.

Les représentations funèbres de Psyché offrent encore un ca-s ractère particulier : elles sont très-variées. On peut les ramener à cinq séries , qui présentent une suite d'idées dans un développement continu :

1** L'âme entre dans la vie future;

2o Epreuves de l'âme purifiée par l'amour divin ; • 3° Réunion de Psyché et d'Eros ;

4*» Développement complet du mythe de Psyché, associé à celui de Prométhée ;

5° Le mythe se transforme : il se confond avec d'autres mythes païens pour exprimer une façon différente de concevoir la vie future.

Première série, — L'âme entre dans la vie future.

L'idée de l'âme détachée du corps, et entrant dans la vie future, est exprimée d'une façon très-claire sur un sarcophage publié par Spon , et avant lui par Montfaucon (1). Un papillon vole au-dessus d'un squelett e ; un autre est happé par un oiseau. C'est une ^k^^o^ preuve de plus que les anciens n'évitaient pas la représentation directe de la mort, comme le voulaient Lessing et son école. Une observation exacte des monuments a montré que le génie antique ne répugnait pas à figurer l'image de la mort dans sa réalité la plus saisissante. Le squelette humain se voit sur un grand nombre de représentations romaines, et l'art grec lui-même n'a pas évité les scènes où ce symbole prenait place (2). On voit avec quelle facilité des faits particuliers viennent troubler des théories générales qui ne sont pas fondées sur une observation scrupuleuse des détails en apparence les plus insignifiants. La vérité sera longtemps encore dans les. nuances , plutôt que dans les affirmations trop absolues.

(1) spon, Miscellanea eruditœ antiquitatis , 3. n*» 5. — Montfaucon, Antiquité expliquée, t. I , ch. XXV, p. 192 et suiv., pi. CXXI, n» 5. — Cf. un bas-relief funèbre représentant un papillon sortant du corps d'une femme morte. Montfaucon , Ant, expL, t. I, c. XXV, p. 192 et suiv., pi. CXXI, n» 4. — Cf. un basrelief funèbre du musée lapidaire du Vatican ; monument élevé par CRITO- NIA Q. F. PHILENIà. Deux squelettes encadrent l'inscription (XIII* compartiment).

(2) Ces représentations sont décrites dans une dissertation de M. G. Treu , De ossium humanorum larvarumque apud antiquos imaginihus, Berlin, 1874.

La représentation du squelette se voit sur une lampe d'Athènes, appartenant à M. Lambros {Institut de correspondance hellénique , séance du 22 mai 1876>

Un sarcophage conservé à Arles (1) représente la même idée sous une forme moins crue et tout à fait symbolique. Psyché, sous les traits d'une jeune fille, le doigt posé sur la bouche en signe de silence, est amenée par un génie psychopompe devant une figure assise, que son flambeau renversé fait reconnaître aisément pour un génie funèbre. Millin (2) y voit le génie même de la mort. Derrière lui, un personnage debout tient une couronne. On a contesté à cette scène un caractère sérieux (3) ; on a voulu y voir une sorte de jeu , une allégorie enfantine. Mais des scènes analogues ne laissent pas de doutes sur le véritable sens de cette représentation et sur l'allusion directe à la vie future qu'elle contient. La frise d'un sarcophage , au Capitole (4) , partagée en cinq petits frontons , représente l'arrivée d'une âme devant les divinités infernales. Deux époux sont réunis sur le lit conjugal, mais Hermès Psychopompe va les séparer. Les deux époux supplient en vain les Parques. Une figure drapée, l'ombre de la femme, s'approche de deux divinités funèbres , assises sur un double trône , près d'un autel allumé , gardé par Cerbère. L'apothéose de Tâme est également figurée sur un autre bas-relief du Capitole , provenant sans doute d'un sarcophage (5). Hermès Psychopompe apporte dans l'assemblée des dieux une figure couverte de longs voiles , où l'on reconnaît sans peine la forme consacrée dont l'art antique revêtait les ombres.

Il convient de ranger dans cette catégorie des bas-reliefs où Psyché figure , sans qu'aucun accessoire particulier vienne donner plus de précision à l'idée que l'âme survit au corps.

Tantôt Psyché est seule , à l'un des angles du sarcophage (6) ; tantôt, faisant face à un génie funèbre , elle soutient le buste en relief de la personne morte (7). Sur un cippe funèbre du cabinet Saint- Vincens (8) , elle est assise dans l'attitude du repos , symbole d'une croyance vague ou d'une foi confuse à l'immortalité (9).

(1) No 117.

(2) Voyage dans le midi de la France , t. III, p. 626.

(3) Lenormant, Annali, 1845. p. 222.

(4) Museo Capitolino , tav. VI et VII.

(5) Musée du Capitole , salle des Philosophes. • (6) N- 119, 121.

(9) Il faut rapprocher de ce monument les cippes funéraires de Saïda, publiés par M. Renan ( Mission de Phénicie, p. 380). C'est Psyché pensive, la tête appuyée sur une main , l'autre main abandonnée.

La frise d'un sarcophage du musée Chiaramonti la représente endormie et couchée sur un lit funèbre. Il est intéressant d'observer que la croyance à Fimmortalité comporte bien des nuances. Il n'y a jamais eu dans l'antiquité païenne de catéchisme religieux ; de là du vague dans les idées funèbres. Psyché endormie , ou bien un doigt posé sur la bouche , faisant le geste qui commande le silence , peut répondre à une certaine façon bien antique de concevoir l'immortalité : c'est une sorte de sommeil prolongé, environné d'ombre, existence obscure , qui n'est plus la vie, et qui n'est pas le néant , mais où l'homme peut trouver ce que souhaitent, sur les tombeaux latins, tant d'épigrammes funéraires : le repos et le calme (1).

Malgré ces variantes inévitables, l'idée simple de l'âme appelée à une autre vie après la mort se dégage nettement de ces représentations. Psyché y apparaît comme le signe de l'âme séparée du corps , par opposition aux scènes des pierres gravées , où elle est l'âme vivante et passionnée. Les compositions plus compliquées où elle sera mêlée acquièrent dès lors un sens certain : elles traduisent , sous une forme concrète, tout un ordre de croyances relatives aux destinées de l'âme humaine.

Deuxième série. — Les épreuves de rame.

L'idée de purification et d'épreuves douloureuses , comme condition du bonheur final , se montre clairement dans les monuments de la seconde série.

Sur un cratère de marbre (2) conservé à Rome , au palais Chigi , un génie ailé tient par les ailes un papillon qu'il briile à la flamme de sa torche. Deux femmes vêtues de longues tuniques à plis droits, et portant des fleurs, assistent à cette scène douloureuse dans une attitude de recueillement pleine de gravité et de tristesse. Le génie détourne la tête en pleurant; c'est le geste consacré pour les cérémonies funèbres : « Ave7'si tenuere facem (3). »

Le caractère religieux et l'intention funèbre de la scène ne sont pas douteux. Otto lahn (4) voit dans les deux femmes drapées des divinités , Elpis et Némésis ; il reconnaît même entre les mains

(1) a ... Dormiendum et permanendum hic est mihi... » Orelli, n*

(3) Enéide, VI, v. 224.

(4) Archàologische Beitràge, p. 149.

de Tune d'elles le rameau de pommier consacré à Elpis (1). Quel que soit leur nom , ces deux femmes témoignent que le supplice du papillon n'est plus un simple jeu , mais le signe d'une idée sérieuse. Eros est ici une divinité bienveillante qui souffre des épreuves de l'âme. Il ne la torture que pour la purifier et pour la rendre digne de vivre avec lui dans une éternelle union.

Un vase de marbre (2) conservé à Naples reproduit la môme allégorie. Deux génies ailés s'appuient sur des flambeaux renversés dont les flammes s'unissent, et ils tiennent entre eux un papillon qu'ils brûlent en détournant la tête. L'autre côté du vase montre deux époux accomplissant un sacrifice funèbre, près d'un autel , sur lequel une prêtresse verse le contenu d'une patère. Le génie qui s'appuie des deux mains sur un flambeau renversé , en penchant la tête , Turne cinéraire placée à l'extrémité du basrelief , et le cygne posé sur un cippe, ne permettent de donner à cette composition qu'un sens funèbre.

Le papillon brûlé par des génies apparaît encore sur une des faces d'un autel funéraire , au Vatican (3) , et sur le sarcophage qui porte le nom de Publius Severeanus (4). Le double groupe d'un centaure et d'une centauride portant l'un un faune jouant de la lyre, l'autre une bacchante vêtue de la nébride , indiquent un rapport évident entre les idées des mythes dionysiaques et la purification de l'âme. Nous avons dû consacrer une division spéciale à ceux des monuments où cette relation est plus nettement marquée. Le sarcophage de Severeanus offre plusieurs sujets qui expriment la même idée. L'un d'eux est fort clair : c'est le papillon qu'un génie brûle à la flamme de sa torche. Le génie funèbre appuyé sur son flambeau renversé , à l'autre extrémité du sarcophage , confirme le sens funèbre de cette représentation. Le sujet central est plus complexe. Un génie tient un porc; un autre élève audessus de l'animal un papillon , et de la main gauche tient un canthare. Un troisième porte une colombe et une grappe de fruits. Le génie au papillon occupe le centre de la scène. Suivant les habitudes de la sculpture, c'est le personnage important, et la scène a rapport à l'âme. Le symbolisme très-concret des anciens,

(1) ... Taï; 8è xepfftv èx^i t^ |ièv xXàÔov [Lf^kiaç , t^ SeÇiqt 8è çtàXyiv.

(Pausanias, I, 33. 3.)

Un autel conservé à Florence était consacré à Elpis. (Inghirami. Mon, E«f., III. p. 201.)

^3) No 127.

à une époque déjà basse , où l'allégorie dégénérait en abus , a pu représenter ici l'âme dégagée de l'enveloppe matérielle (1) : le corps serait figuré par un anima] grossier, et la vie toute spirituelle, à laquelle est conviée l'âme transformée, serait représentée par les colombes et les grappes de fruits, symbole fréquent et précis qui, sur les monuments du christianisme, aura sans aucun doute le sens que nous y trouvons ici. Une pierre gravée, publiée par Maffei (2) , reproduit la même allégorie avec des variantes : au-dessous d'un porc, deux génies se disputent un papillon. On peut croire que l'allégorie présentait un sens très-précis; c'était un symbole très-réaliste de la vie spirituelle et de la vie matérielle.

Si la purification est le plus souvent accomplie par Eros , l'âme peut aussi , par sa propre énergie, se purifier elle-même. Le triomphe de l'âme sur les désirs figure sur un bas-relief funèbre publié par Otto lahn (3). Deux Psychés, l'une vêtue de la robe courte des Victoires, l'autre drapée à mi-corps, domptent un génie ailé ; l'une l'enchaîne , l'autre brûle à la torche du prisonnier ses flèches et son carquois. Des génies ailés , dont l'un est appuyé sur sa lyre , regardent tristement et pleurent. Il semble que ces petites figures représentent les mille désirs qui accompagnent les passions terrestres ; c'est rester dans l'esprit général des représentations funèbres que de voir dans ce bas-relief le triomphe de l'âme , se rendant digne par sa seule volonté du bonheur final.

Ottfried Millier (4) attribue, non sans quelques réserves, l'origine de la fable de Psyché aux mystères orphiques. Ce n'est pas ici le lieu d'examiner cette opinion. Il convient toutefois d'observer dès à présent que la purification est un rite orphique (5). Elle nous apparaît comme une^condition du bQ^heur de l'âme ; elle suppose donc l'idée de souillure et de clîuie. Elle est comme le terme moyen du mythe , dont les deux termes extrêmes sont la chute au début , à la fin le bonheur de l'âme réunie à l'amour.

(1) La relation entre Tâme et le papillon était si étroite, qu'on trouve sur une inscription funèbre le mot papilio employé pour anima :

HEREDIBVS MANDO ECIAM CINERE VTM...

VOLITET MEVS EBRIVS PAPILIO IPSA OSSA LEGANT HE... (Gruter, Inscr, Hispqnicœ, p. xii, n» 17. — Marini, Fr. Arvales, p. 638, 764 )v

(2) Gemme antiche, t. IV, pi. LXXV.

(3) Beriçhte der Kcenigl. Sachs. Gesamm. der Wissensch., 1851, Taf. V^

(4) Handbuch , etc., g 397, 9.

(5) Je reviendrai sur ce point dans la troisième partie*.

La chute de Vkxne n'apparaît que mêlée à un mythe étranger , celui de Prométhée. Le bonheur final est le sujet des représentations qui forment la série suivante.

Troisième série. -^ Réunion de Psyché et d'Eros,

Peu de motifs se retrouvent plus fréquemment sur les sarcophages que celui de Psyché et Eros se tenant embrassés. Ils ont été peu étudiés ; ils n'ont jamais fait Tobjet de recherches spéciales ; le sujet est simple et ne prête pas à des interprétations ingénieuses. Le travail en est le plus souvent grossier et n*a aucune valeur artistique. Cependant, rapprochés des autres séries, ces monuments acquièrent une grande valeur pour l'histoire du mythe.

Le sujet est rarement varié. Eros et Psyché se tiennent embrassés. Eros est ailé et nu ; quelquefois une chlamyde flotte derrière ses épaules. Psyché est vêtue soit d'une draperie qui entoure ses hanches , soit d'une tunique talaire et d'un péplos serré par une ceinture. Elle porte les cheveux enroulés en bandeaux et réunis par un nœud. Des ailes de papillon sont attachées à ses épaules. Eros, par un geste familier, attire à lui le visage de Psyché, qu'il tient par le menton. Psyché , les jambes croisées, entoure de ses bras le corps d'Eros. L'exécution des figures est grossière. Les traits sont irréguliers , les visages bouffis , et les yeux , bridés et saillants, portent l'indication des prunelles. Les hanches sont exagérées , les formes trop rondes , les extrémités lourdes. Toutefois , il est intéressant d'observer que plus le type des figures s'altère , plus l'expression s'accroît. Certaines figures de Psyché trahissent une véritable intention de représenter la béatitude et l'exlase. Il semble que cette représentation de Psyché et d'Eros ait survécu à toutes les autres , et que l'expression de ces sculptures presque barbares ait gagné en force à mesure que se perdaient les traditions de l'art. Peut-être la grossièreté du travail prouve-t-elle seulement le caractère populaire de ces sujets , préférés par les gens de la basse classe aux motifs empruntés à la mythologie savante. Les sarcophages étaient des œuvres d'industrie. Il est intéressant d'observer que le mythe de Psyché figure sur les plus grossiers , destinés à la partie moyenne du peuple romain./

Ces représentations donnent lieu à une autre remarque. On y retrouve , sous une forme altérée, les principaux traits du groupe Capitolin. Là, les deux amants ont la plénitude élégante et souple d'une florissante jeunesse. Eros y est représenté jeune homme;

il n'a rien de ses attributs ordinaires. L'artiste n'a songé qu'à modeler de beaux corps, sans se préoccuper de traduire une idée par un symbole. Mais entre ce groupe charmant et les lourdes sculptures des sarcophages , le rapport est évident jusque dans les détails. C'est le même geste d'Eros attirant à lui la tête de Psyché ; c'est la même attitude , où la jambe est portée en avant par un mouvement gracieux dans le groupe Capitolin , par un effort gauche et pénible dans les groupes funèbres. On ne saurait tirer qu'une conséquence de ce rapprochement : c'est que l'art a fourni à la sculpture des sarcophages la forme extérieure du mythe (1). Mais tandis que dans les œuvres d'art elle a varié au point de devenir parfois la cause d'équivoques , elle s'est conservée sur les bas-reliefs avec une sorte d'exactitude religieuse. Il semble que ce soient les monuments funèbres qui aient fixé définitivement et consacré les représentations figurées du mythe.

Au point de vue des idées du mythe, ces monuments représentent la phase suprême des destinées de l'âme. C'est Psyché, purifiée par les épreuves et jouissant auprès d'Eros d'un bonheur éternel. Un bas-relief funèbre du British Muséum (2) offre la même scène avec plus d'ampleur. Los deux époux sont couchés sur le lit conjugal ; devant eux , sur une table , est posé le poisson que les anciens , par une sorte de symbolisme naturaliste , associaient à l'idée d'hymen. Au pied du lit, un génie tient un lièvre, l'animal consacré à Vénus; c'est une véritable scène de mariage. On ne peut traduire plus clairement l'idée qui domine dans cette longue série de bas-reliefs : l'union mystique de l'âme et de l'amour divin (3).

Toutefois , prétendre ramener à un sens absolument mythique toutes les représentations de Psyché , ce serait commettre une grave erreur. On s'est souvent trop hâté de donner une explication symbolique des monuments figurés. Il faut quelquefois demander l'interprétation des bas-reliefs funèbres aux sentiments variés que fait naître dans le cœur des hommes la mort de ceux qu'ils ont aimés. Souvent le groupe de Psyché et Eros se trouve sur des sarcophages de jeunes femmes. L'inscription ou le buste

(1) Cf. notre conclusion.

(2) N<> 161. Cf. la frise du sarcophage de Sainte-Agnès hors les murs, n** 162.

(3) C'est le sens qu'il convient d'attribuer à la scène figurée sur un sarcophage gréco-romain de Képhissia : Eros et Psyché sacrifient sur un autel ; Eros porte dans une corbeille des grenades, le fruit des noces divines (V. n* 163).

qui occupe le médaillon central en fait foi (1). Il est permis de supposer que, dans ce cas, la réunion figurée par le groupe d*Eros et Psyché est celle qu*espère dans Tautre vie la tendresse de répoux survivant. Il n*est pas rare de trouver le même sentiment exprimé d'une façon plus précise dans des épigrammes funéraires (2) . Le caractère et l'âge de la personne morte ont pu déterminer le choix du sujet de Psyché , et donner ainsi comme un accent plus tendre et plus personnel à cette espérance de vie future et de réunion dans un bonheur commun. Le mythe de Psyché se rapproche ainsi de celui de Laodamie et Protésilas , qui figure sur plusieurs sarcophages (3). Eros et Psyché sont assimilés aux deux époux , célèbres par leur fidélité. Ici ce sont les affections humaines qui semblent dominer, et le sens mythique disparaît pour faire place à l'expression de la tendresse conjugale.

Il est inévitable que le mythe de Psyché ait été altéré par les applications que chacun en faisait , suivant ses croyances et ses sentiments. C'est la condition de tous les mythes funèbres. Ils sont flottants , indécis , et se prêtent à mille interprétations variées. Mais ces déviations du mythe n'en modifient pas le sens général. L'espérance d'une réunion de l'âme et de l'Eros divin n'en reste pas moins l'idée dominante de cette longue série de monuments.

Quatrième série. — Psyché associée dans le mythe de Prométhée à à l'allégorie de la naissance et de la mort.

Nous connaissons les principales idées dont Tenchaînement constitue le mythe de Psyché. L'âme a contracté dans la vie mortelle des souillures dont l'Eros divin la doit purifier. Après une série d'épreuves douloureuses qu'Eros lui inflige à regret , elle est appelée à une vie nouvelle qui est sa véritable fin. Purifiée par la flamme , elle est unie à Eros dans un bonheur éternel. Tel paraît être le mythe dont les différentes phases sont représentées séparément , mais avec une connexité évidente. Le mythe de Psyché

(1) Cf. no 149.

(2) a Hœc est sancta fides, haec sunt felicia vota, Amplexus vitœ ei reddere post obitum. »

{Anthologia vet. poet. lai., éd. Burmann, 1320).

(3) V. Museo PiO'Clementino, t. V, pi. XVIII. — Cf. Santé Bartoli, Admiranda vestigia^ et Winckelmann, Monumenli inediti, n** 123.

est , à vrai dire , une certaine façon philosophique de concevoir la vie et la destinée humaines.

Les monuments qui suivent ont une double importance.

1** Ils éclairent un point resté obscur dans la série des idées qui composent le mythe : à savoir la nature des souillures qui exigent la purification de Tâme.

2o Us présentent dans un même tableau l'allégorie de la naissance et de la mort , et apportent à la connaissance du mythe un complément d'idées nécessaire.

Les sujets qui y figurent sont très-complexes. Us ont dû venir à cette place à cause de leur signification , et aussi parce qu'une méthode rigoureuse procède du simple au composé.

Sur les bas-reliefs précédents , Eros et Psyché figurent seuls ou accompagnés d'accessoires très-secondaires. Ici la place principale est occupée par Prométhée. Un bas-relief du Louvre (1) montre Prométhée assis , modelant une figure humaine ; d'autres figures, achevées , sont à ses côtés , et Athéné leur communique la vie en posant sur leur tête le papillon symbolique. Le même sujet se retrouve sur une monnaie d'Antonin le Pieux (2) .

Le sarcophage du musée Bourbon (3) , en reproduisant la môme scène , la présente dans un rapport plus intime avec la fable de Psyché. Prométhée vient de terminer une figure humaine qui gît à ses pieds, encore inanimée. Deux Eros amènent près de l'homme nouvellement créé Psyché , qui doit lui donner la vie. L'un d'eux approche de la tête de la statue son flambeau renversé. Les grai\ds dieux assistent à la scène ; leur présence , celle des éléments , donne à la création du premier homme un caractère de gravité solennelle. L'attitude de Psyché est très-digne de remarque. Elle résiste aux Eros ; elle détourne les yeux du corps étendu devant elle , et de la main droite fait un geste de réjHilsion. La même scène est reproduite sur un bas-relief publié par Visconti (4). Une figure inanimée attend encore la vie aux pieds de Prométhée , tandis que deux hommes nouvellement créés , et animés du soufile vital , semblent s'épanouir à la lumière. Hermès amène près de la statue encore inerte Psyché , la tête inclinée , l'air contraint , et s'avançant à regret. Elle est désignée sur le bas-

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relief par le mot ANIMA , qui ne laisse aucun doute sur le sens de la scène.

L'idée que le corps est une prison pour l'âme apparaît clairement. Elle suppose l'idée de chute, et explique la purification que l'âme doit subir après un long contact avec le corps mortel. Ottfried Millier (1) pense que la scène du sarcophage de Naples est conçue suivant les idées orphiques. Il faut reconnaître que le mythe de Psyché repose sur l'idée de l'âme déchue de sa dignité première, et condamnée à l'expiation dans un corps mortel. Elle passe, avant d'arriver à la vie nouvelle, par plusieurs phases : 1** la chute ; — 2<* l'expiation dans un corps humain ; — 3» la purification. — La réunion avec Eros est la dernière phase.

Les autres monuments n'ajouteront rien à cette suite d'idées ; ils ne pourront qu'en offrir un plus ample développement.

Les sarcophages du Gapitole (2) et du Louvre (3) présentent , avec de grandes analogies , l'allégorie qui résume les principaux traits du mythe : 1^ la naissance de l'homme , c'est-à-dire Psyché séparée d'Eros , et venant habiter un corps mortel ; — 2^ la mort , c'est-à-dire l'âme emmenée par Hermès Psychopompe , et entrant dans la vie future ; — 3^ la réunion de Psyché et d'Eros.

Sur le sarcophage du Gapitole , les sujets sont disposés avec une parfaite symétrie. Au milieu , Prométhée modèle une figure d'homme qu'anime Athéné. Plus loin , l'homme vient de inourir ; de son corps étendu s'envole le papillon. Un génie funèbre le regarde , tristement appuyé sur sa torche renversée , et tenant une couronne. Une femme voilée , qu'Otto lahn (4) croit être la déesse latine Siors^ se tient debout près d'Athéné, et préside à la scène de mort. Le second plan est occupé par les trois Parques ; l'une file la trame de la vie ; la seconde marque sur un globe les influences qui président à la naissance de l'homme ; l'autre déroule un volumen.

De chaque côté de cette partie centrale le sujet continue avec symétrie.

A droite, Hermès Psychopompe entraîne Psyché ; à gauche elle est réunie à Eros qu'elle tient embrassé. Otto lahn (5) rattache cette dernière scène à la création de l'homme. Suivant lui, quand

(1) Ëandhuch, 8 402. 3.

(4) Ànnali, 1847, p. 3l2etsuiv.

(5) loc, cUé

le corps humain reçoit le souffle de vie , Eros et Psyché s*unissent dans un ardent amour ; ce serait Tallégorie de la vie terrestre. Il reconnaît aussi , dans le génie funèbre pleurant près du cadavre , Eros à qui Psyché est ravie. « L'essence propre d'Eros consiste dans son rapport avec Psyché ; dès que celle-ci lui est enlevée , son activité cesse , et il devient alors une image du repos dans la mort (1). » L'interprétation d'Otto lahn paraît très-vraisemblable si l'on considère le sarcophage du Gapitole isolément. Elle perd de sa valeur si l'on donne au monument sa place dans la série des représentations analogues.

. Il semble difficile de voir dans le groupe d'Eros et Psyché une simple allusion à la vie présente , et dans Eros le symbole de l'activité humaine. Plusieurs raisons s'y opposent. D'abord la loi de symétrie , observée exactement sur le sarcophage , et qui met en rapport imimédiat le groupe des deux figures , et Hermès Psychopompe entraînant Psyché. C'est d'un côté l'âme entrant dans la vie future, de l'autre le symbole même de cette vie. Ensuite un groupe si souvent répété sur les sarcophages doit avoir un sens moins métaphysique et plus simple que ne le veut Otto lahn. Les croyances populaires s'accommoderaient mal d'un symbolisme aussi subtil. Enfin la place que le même groupe occupe auprès d'Hermès sur un sarcophage du Louvre , permet d'y reconnaître, avec toute vraisemblance, l'allusion bien connue à la réunion d'Eros et de Psyché.

Les figures secondaires qui décorent les deux angles supérieurs du sarcophage complètent le sens de l'allégorie. D'un côté Hélios quitte l'océan pour éclairer la naissance de l'homme ; de l'autre la Nuit s'envole sur son char. C'est la loi de la naissance et de la mort appliquée à la nature comme à l'homme, et maintenant avec rigueur l'ordre éternel.

Le sarcophage du Capitole et les deux bas-reliefs du Louvre , qui reproduisent le même sujet, font surtout allusion au fait matériel de la naissance et de la mort. La destinée de l'âme n'y est indiquée que par surcroît. Toutefois , ils ajoutent une idée nouvelle à la connaissance que nous possédons de Psyché , de son rôle et de sa nature. Le sarcophage du Capitole la présente sous ses deux aspects : tantôt figurée par un papillon , tantôt revêtue de la forme humaine. Il y a plus. Dans la scène de la mort, elle apparaît sous deux formes à la fois : un papillon s'envole du cadavre, et Hermès entraîne une jeune fille ailée. Ce dualisme, en

(1) Loe. cit.

apparence contradictoire , semble confirmer la portée morale du mythe. On est fondé à croire que le papillon représente le principe de vie, et Psyché le principe d'intelligence et de passion, l'âme spirituelle , seule appelée à une autre existence. C'est le papillon qu'Eros torture ; c'est à Psyché qu'il s'unit.

Grâce à cette dernière série de représentations , la connaissance du mythe est complète. Nous avons indiqué la suite des idées qui le composent , et essayé de renouer le lien qui les enchaîne : la séparation de Psyché et d'Eros; l'exil de l'âme dans un corps mortel ; la purification douloureuse qui lui est infligée ; sa réunion finale avec Eros. Ce mythe constitue une façon plus philosophique que religieuse de concevoir la vie future ; par suite , il donne lieu à des applications variées. Dans tout un ordre de représentations , il entre comme accessoire d'un mythe plus particulièrement religieux, mais empreint d'un caractère aussi élevé. D'autres n'offrent qu'un rapport lointain avec le mythe primitif* Le symbolisme souvent obscur des anciens en a altéré le sens , ou les a réduites à un rôle secondaire.

C'est cette série de représentations que nous allons étudier.

Cinquième série. — Le mythe de Psyché associé à des mythes étrart' gers, — Psyché figurant dans les sujets dionysiaques.

Un sarcophage , publié dans le journal archéologique de Gerhard (l) , représente Psyché faisant partie d'une pompe dionysiaque. Bacchus enfant est traîné par des centaures qui tiennent le pedum, une amphore et une palme. Eros et Psyché , celle-ci jouant du tympanon , précèdent le char. Gerhard se refuse à y voir des personnages mythiques (2). Il y reconnaît simplement des images du genius et de l'âme. Il est probable qu'Eros et Psyché personnifient les passions humaines, et expriment par leurs gestes le délire divin qui était comme un des rites du culte dionysiaque. On ne saurait, sans entrer dans la question si obscure des mystères , attribuer avec rigueur à ces figures leur véritable sens. Le culte de Dionysos est très-imparfaitement connu ; nous ne pouvons qu'entrevoir la pensée générale qui y dominait, et où

(1) Àrchàologische Zeitung : Neue Folge, 1848, n« 23.

(2) Loc. cit., p. 354, 355.

l'idée de purification , de réunion bienheureuse de Tâme avec les principes éternels de la vie, tenait une si grande place (1).

Quant au rôle de Psyché dans ces thiases dionysiaques , il paraît être le même que celui d'Eros sur un grand nombre de sarcophages, où il figure seul (2). L'imagination antique aimait à représenter les passions sous une forme humaine ; il semble qu'on doive reconnaître ici l'application d'une forme consacrée de l'âme à un ordre d'idées dionysiaques. Essayer de déterminer dans quelle mesure le mythe de Psyché a pu se fondre avec la doctrine des mystères, et comment les idées de palingénésie et de vie future , qui semblent communes aux deux croyances , se sont pénétrées mutuellement, ce serait un travail délicat, et qui dépasserait les limites de cet ouvrage.

Bros et Psyché sont associés à des représentations dionysiaques sur des monuments d'un caractère évidemment funèbre. Le cippe d'Amemptus (3) les montre tous les deux, l'un jouant de la lyre et monté sur un centaure , l'autre assise sur la croupe d'une centauride qui joue de la double flûte. Le sarcophage de l'ancienne galerie Giustiniani (4) reproduit le même sujet. Eros monté sur un centaure est un motif bien souvent traité. Le centaure Borghèse (5), portant en croupe un génie ailé qui lui lie les mains, en offre une des nombreuses répliques. Il est difficile de n'y pas reconnaître un symbole des passions violentes. Ces représentations offrent une telle parenté avec ceUies où figure Psyché , qu'on est tenté de ne voir dans ces dernières qu'une allégorie de l'âme , et de l'ivresse mystérieuse qu'elle ressentait dans les cérémonies dionysiaques.

La présence de Psyché sur des monuments relatifs au culte de Bacchus n'a rien qui doive surprendre. Les idées de rénovation enseignées aux croyants des mystères, bien que formulées par des scènes joyeuses ou licencieuses, paraissent avoir une grande analogie avec celles du mythe de Psyché. Le renouvellement de l'homme après la mort est le dogme principal que les mystères

(1) Voyez le chapitre sur l'Orphisme, dans Le Sentiment religieux en Grèce de M. J. Qirard.

(2) Mus. PiO'CL^ IV, 24. — Clarac , 143 , 41. — Millin , Galerie mythologique , 68, 260. — Mus, Véron., 73, 1. — M. Pio-CL, V. 7. — MilIin, Gai. myth., 69, 261. — Zoega, Bassirilievi, VI, 77. —• Cavaceppl, Uaccolta, etc., II, 58. — Lasinio -, Campo Santo di Pisa, 98, 124, 127. ^ Gerhard, Antike Bildwerkef 112, t, etc.

(3) No 184,

(4) No 183.

(5) Maffei, Raccolta^ 72, f. Mon. scuU, Borghet,, II, 2«

répandent avec une popularité toujours croissante. La curieuse inscription de Doxato, publiée par M. Heuzey (l) , fait nettement connaître le bonheur futur que la doctrine dionysiaque promet à l'âme, et la renaissance dont elle exalte Tespoir : « ... Et toi > cependant, renouvelé dans ton être, tu vis dans les Champs-Ely- » sées. Les décrets des dieux ordonnent que celui-là revive sous » une autre forme qui a bien mérité de la lumière du jour : c'est » une récompense que t'avait acquise , dès le chaste cours de ta » vie, cette simplicité docile, conforme aux commandements d'un » dieu. Maintenant, ou bien, dans un pré en fleurs, l'initiée mar- » quée du sceau sacré t'agrège au troupeau de Bacchus , sous la » forme d'un satyre , ou les Naïades qui portent les corbeilles sa- » crées te réclament , comme leur compagnon , pour conduire , à » la lueur des torches, les processions solennelles... » Sans doute, la morale du mythe de Psyché est plus délicate ; les ravissements profonds de l'âme unie à l'amour divin , récompense d'une vie d'épreuves, ne peuvent être comparés au bonheur sensuel et presque matériel réservé dans l'existence future aux croyants des mystères. Mais ce sont là des nuances qui pouvaient échapper à la foule. Des mythes dont le commentaire était tout personnel , qui parlaient au sentiment plus qu'à la raison , devaient souvent se confondre dans les esprits. On se tromperait , si l'on voulait les enfermer dans des formules trop rigoureuses et leur donner une précision qui n'était pas dans l'esprit de l'antiquité.

Le sens qu'on attribuait d'ordinaire aux représentations d'Eros et de Psyché s'est altéré, au point qu'on a pu revêtir de cette forme des personnages fort étrangers au mythe. Un bas-relief en ivoire (2) représente Psyché endormie et Eros ailé , vêtu d'une chlamyde, étendant un thyrse au-dessus de sa tête. Otto lahn (3) rapproche cet ivoire d'un bas-relief funèbre du Campo^Santo de Pise (4) , où Bacchus , dans la même attitude , étend son thyrse au-dessus de la tête d'Ariadne endormie. Il pense que , dans le monument qui nous occupe, l'artiste a voulu représenter Ariadne et Bacchus. Nous ne pouvons saisir, dans ses plus petits détails , le travail d'assimilation qui a dû se faire entre deux mythes en apparence si différents. C'est un des caractères des croyances funèbres , de présenter des afllnités secrètes et intimes , dont le lien

(1) Mission de Macédoine, p. 128, n» 61.

(3) Archàol. Beitràge, p. 195.

(4) Lasinio, Campo-Scmto di Pua, tav. CXVIII*

LES BAS-RELIEFS FUNÈBRES. 6l

mystérieux nous échappe le plus souvent. Nous ne pouvons que les signaler et éviter les affirmations trop tranchantes; le moindre danger serait de fausser ainsi le caractère du génie antique, et de réduire à un ordre systématique des.Mées et des sentiments confus, incertains, et rebelles à tout système.^

C'est encore avec un sens différent que le groupe de Psyché et d*Eros apparaît sur des sarcophages où les légendes mythologiques occupent la place principale. Le sarcophage (1) qui porte le nom à'Aninia Hilara , conservé en Angleterre , représente Diane , entourée de génies ailés, et contemplant Endymion endormi. Sous les deux têtes de lion qui décorent la face antérieure , le groupe d'Eros et Psyché se trouve sculpté , étroitement uni à la fable d'Endymion. Il est répété deux fois sur la frise du sarcophage : d'un coté , c'est le groupe habituel ; de l'autre , Psyché est assise et Eros s'appuie sur ses genoux. Un sarcophage (2) du musée de Latran montre également le groupe de Psyché et d'Eros associé à la fable de Phèdre. Ces deux figures ailées se tiennent auprès du trône de Phèdre , et devant elle un génie ailé, debout , appuyé sur son flambeau renversé , semble la regarder tristement. Hippolyte , prêt à partir pour la chasse , se tient debout devant Phèdre, et paraît repousser les conseils de la nourrice qui occupe le second plan avec un groupe de suivantes. La deuxième partie do la face antérieure représente une scène de chasse.

La simple vraisemblance ne permet pas d'attribuer ici un sens mythique au groupe de Psyché et d'Eros. Représenté auprès de Phèdre , il ne peut faire allusion qu'à la passion violente qui agite cette héroïne mythologique. Il offre ainsi une grande parenté avec les scènes des pierres gravées. La comparaison du basrelief de Phèdre avec les autres monuments très-nombreux (3)

(3) Otto lahn {Archàologisùhe Beitràge^ p^ 311) donne la liste deâ représentations de Phèdre et d'Hippolyte :

A. Villa Albani. — Zoega, Bassirilievi, 49.

B. Villa Pamfili. — Beschreih. Rom's, III, 3, p. 631.

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