‹ Essai sur les mysteres d'Eleusis ;Chapitre 7 sur 11 · DE LA PREMIERE ÉDITION. XXJ · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE ÉDITION. XXJ

d’une science dans laquelle Tordre des idées et ia propriété des expressions sont presque aussi nécessaires que Tesprit d’analyse et de critique. Ces considérations m’ont déterminé ; mais je sens que j’ai besoin d'indulgence pour avoir entrepris d’écrire dans une langue étrangère , et qui , par-dessus toutes les autres , offre tant de difficultés à qui essaye de s’en servir.

Ces difficultés ne sont pas les seules que j’aie eues à combattre. On sait que , malgré les recherches de Meursius, de Warburton , de Bougainville, de Meiners, de Stark, de Bach, de Vogel, de Tiedemann; que, malgré le savant ouvrage de M. de Sainte-Croix, la grande question des Mystères est encore loin d’être résolue. Les témoignages originaux sont en très-petit nombre , et on ne

xxij PREFACE

les a point jusqu’ici classés avec la précaution indispensable de suivre la date historique , et de déterminer la valeur intrinsèque de chacune de ces autorités.

Cette confusion, que Meiners a déjà observée, achève de jeter une grande obscurité sur un sujet éminemment obscur par lui-même. Je ne fais mention des obstacles que pour m’excuser de n’avoir pas davantage approché du but.

Je m’empresse de payer ici un tribut de reconnoissance à M. le Conseiller privé Olenin , qui a bien voulu, par amitié pour moi , faire exécuter sous ses yeux les vignettes qui ornent cet opuscule. Je dois l’empreinte de la pierre gravée du frontispice à M. le Conseiller d’état Kœhier (a). ,

(a) [Voyez, pour l’explication des gravures , V Addition placée k la-fin de l’Ouvrage. ]

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