‹ Essai sur les origines de l'idée du progrès [microform]Chapitre 6 sur 12 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

Quelques objections faites a la philosophic chretienne au nom du progres. Le paradis terrestre. La souffrance et le progres. Le paradis et 1'age d'or. L'attente du royaume des cieux et la the'orie de la Grande Annee. L'idee la'ique du progres opposee a Pide'e chre'tienne. L'homme e'tranger et voyageur sur la terre. Impuissance sociale du christianisme. Le progres et rimmortalite. Ve'ritable cause des jugements errone's porte's sur le christianisme. La philosophie et la politique de 1'Eglise.

On nous accusera peut-etre de quelque optimisme a 1'egard des ide'es chre'tiennes, et certains traits de 1'expose qui pre'cede souleveront sans doute des objections. II y a, en effet, des contradictions apparentes, maintes fois releve'es, entre quelques points de la philosophie chretienne et 1'idee du progres.

C'est, tout d'abord, 1'idee du paradis terrestre : Tetat paradisiaque, dit-on, etat de nature, s'il en fut jamais, avec son ignorance et sa grossierete, n'est pas un ideal fort souhaitable. II n'y a pas lieu de dire que la perte de ce paradis a e'te une chute et que le progres aura pour but une restauration : le peche a ete au contraire un Men, caril a ete le passage de la vie animale a la vie intellectuelle : il faut par conse'quent s'ecrier: Felix culpa Adami ! . La doctrine du progres considere done comme un bien ce que le christianisme considere comme un mal.

Cette objection n'est qu'une confusion : 1'Eden biblique etait, il est vrai, un paradis parce que le mal moral n'y existait pas ; mais il n'etait qu'un etat ephemere ; il n'etait qu'un point de depart ; 1'homme ne devait pas toujours en rester la. Nous 1'avons deja remarque, 1'homme avait un progres a accomplir, le progres dans le bien et pour le bien. Sa liberte a choisi la direction opposee, mais cela ne veut point dire que 1'accomplissement du mal ait donne' a

1'homme quelque superiorite' sur Fanimal. Se placer a un semblable point de vue, c'est confondre le fait du peche avec la possibilite du peche. C'est cette possibilite du peche' (qui n'est qu'un autre nom de la liberte) qui est un bien : c'est assurement le privilege de rhomme : c'est ce qui le distingue des autres creatures ; mais cette distinction existait avant la chute ; Thomme possedait deja cette liberte dont en pechant il a fait usage : ce n'est done pas le peche luimeine qui 1'afait passer de Tanimalite a la spiritualite. Quant au progres intellectuel et scientifique, 1'homme avait a 1'accomplir avant la chute aussi bien qu'apres : a ce point de vue, le paradis terrestre n'e'tait, pas plus qu'au point de vue moral, un etat definitif, encore moins un e'tat ide'al. Remarquons la loi du travail donne'e avant le peche' : Dieu place 1'homme dans le jardin d'Eden pour le cultiver. (i)

(i) Genese. II, 5.

Avec le travail la voie etait ouverte a tous les progres.

On dit, il est vrai, que la souffrance accroit 1'habilete de 1'esprit : L'homme repu de bonheur, dit M . Pelletan en parlant de 1'e'tat paradisiaque, n'avait plus de raison de vivre, car le lendemain ne pouvait que lui apporter une fois de plus le sublime ennui d'une implacable beatitude ; qu'eut-il fait de son intelligence, de sa volonte', de sa liberte, de tout le viatique intellectuel et moral qu'il portait sur lui pour accomplir le long voyage de 1'histoire ? Mais, gr^ce a Dieu, 1'ange de la souffrance secoua son epee de feu sur le front de 1'homme et le chassa de la vie facile de TEden. Sa destinee, c'est le travail : son cerveau le dit, sa main le repete. Mais le travail exige un effort, et rhomme repugne a la peine : il fallait un agent

provocateur de Faction : cet agent, c'est le besoin

On a calomnie le mal, bien qu'on en eut fait autrefois un Dieu ; on a meconnu son role divin dans 1'humanite. (i)

Ici encore, pour re'pondre aux objections, il n'y a qu'a faire disparaitre certaines confusions : le jardin d'Eden, d'apres la Genese, doit etre cultive' : 1'homme ne vivra done pas dans le repos, trainant le sublime

(i) Pelletan, Profession defoi du XIX" siecle. Paris 1864. 5 e'dition. p. 61 et 62.

ennui d'une implacable beatitude. II va sans dire, d'ailleurs, que ce premier travail doit etre considere comme le symbole de toute 1'activite future de Phumanite.

Mais, continue M. Pelletan, le travail est pe'nible, et rhomme y rdpugne. Penible apres la chute, sans doute : Tu mangeras ton pain, est-il dit, a la sueur de ton visage. (i) Mais avant la chute rien n'indique cette souffrance dans le travail : Phomme s'y serait livre sans fatigue et sans de'gout. (2)

Enfin ^impulsion que donne le besoin a nos facultes creatrices ne doit pas etre exageree : les inventions ne'es de besoins imperieux, immediats, sont d'ordinaire assez medicares. La souffrance veut 8tre au plus tot soulagee et son aiguillon, en tourmentant les sens, laisse a 1'esprit bien peu de calme pour la reflexion, cet auxiliaire si indispensable du travail intellectuel.

Au reste, il serait permis de se demander jusqu'a quel point le besoin cre'e le desir : ne serait-ce pas au contraire le desir qui cree le besoin ? Un objet ardemment desire nous deyient indispensable.

Ceci revient a dire que le role actuel de la souffrance et du besoin dans les prpgres de rhumanite,

(1) Genese. III. 19.

(2) D'ailleurs est-il exact de dire que le travail est toujours pe'nible" et que 1'homme y repugne toujours ? L'effort n'est pas necessaire* ment une douleur. Voir Naville, Probleme du mal, p. 82.

s'il ne doit pas etre cotnpletement meconnu, ne doit pas, dans tous les cas, e"tre exagere.

Quant a savoir ce qu'aurait ete un monde dans lequel le peche n'aurait pas regne, par consequent tout a fait hors des conditions actuelles, nous ne pouvons nous faire sur ce point que des idees fort imparfaites. Cependant rien n'empeche de penser que sans la chute le progres intellectuel aurait pu s'accomplir. L'idee du progres intellectuel ne contredit pas 1'idee du paradis biblique : les deux doctrines ne s'excluent pas 1'une 1'autre.

Les objections que nous venons de discuter s'adresseraient plutot a la the'orie pai'enne de 1'age d'or ; il y a en effet entre le mythe he'siodique et le premier chapitre de la Genese quelques difife'rences essentielles qu'il importe .de saisir. Le paradis n'est pas Page d'or, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, 1'age d'or est 1'ide'al absolu, definitif du paganisme : y revenir serait le bonheur parfait ; tel qu'il a ete, sans rien de plus, sans rien de moins, avec son ignorance comme avec son innocence, avec sa paresse comme avec sa rusticite, il contient tout ce que I'sime pai'enne a rve de satisfaction et de joie. Le changement a lui seul a ete une chute; le progres intellectuel marque dans ses e'tapes des se'ries de desastres.

C'est done a une semblable doctrine qu'on peut reprocher de nous donner pour ideal le retour a un

etat de nature assurement peu desirable, et de vouloir nous faire trouver le bonheur supreme dans le sublime ennui d'une implacable beatitude : en effet, il faut le remarquer, dans 1'age d'or, rhomme n'apas de travail a accomplir : la terre porte d'elle-meme ses fruits. Qu'est-ce qui a appris aux hommes a travailler ? Qui les a rendus industrieux ? G'est la souffrance, et Lucrece developpe cette idee dans ses admirables peintures de la civilisation. Mais a quel prix ces conquetes sont-elles achetees ! Nous avons entendu les cris de desespoir des poetes maudissant ce progres intellectuel et souhaitant ardemment le retour de 1'age d'or ! Au lieu que le christianisme place la loi du travail, par. consequent la loi du progres, sur le seuil meme de ?oute r'histoire, le paganisme n'apercoit cette loi bienfaisante que lorsque la malediction 1'a rendue dure et penible : l'a"ge d'orest derriere nous. Le christianisme, aucontraire, le place devant nous.

Jusqu'a un certain point cependant, 1'ancien monde a espere en 1'avenir : il a indique cette esperance dans la theorie de la grande annee et du mouvement circulaire : au bout d'un certain temps, 1'sige d'or reviendra et le bonheur regnera de nouveau sur la terre. Mais ce qui distingue cette esperance de 1'esperance chre'tienne du royaume des cieux^ c'est que ce retour a 1'age d'or ne sera point definitif : ce ne sera que le commencement nouveau d'une histoire de tous

points semblable a celle qui se deroule actuellement. Le christianistne attend une redemption parfaite, une restauration complete ; te paganisme, si loin qu'aillent ses esperances , ne voit qu'une succession de cycles identiques.

Maisici la theorie chretienne souleve d'autres objections : il est vrai, dit-on, qu'etle nous donne Pidee d'un certain progres, mais non point 1'idee la'ique du progres : Si nous voulions remonter, dit M. Garo, jusqu'aux premieres origines de Pide'e du progres, il n'est pas douteux que c'est par le christianisme que cette ide'e est entree dans le monde. Sa metaphysique est une the'orie transcendante du progres. C'est le retour, par Christ, a Pide'al perdu ; c'est, comme dit S 1 Augustin, la reconstruction de la cite de Dieu en face de la cite des hommes par la double action de la grace et de la liberte humaine reconciliees. Telle fut Pexplication de 1'histoire universelle depuis Paul Orose jusqu'a Bossuet, manifestant les conseils de la Providence, preparant la grandeur ou la chute des empires en vue d'un seul objet, le triomphe de la verite divine, le salut de Phomme ; mais ce n'est pas a ce point de vue du surnaturel dans 1'histoire qu'il s'agit d'e'tudier la question ; restons au point de vue naturel et social. C'est Pidee se'cularisee du progres que nous devons suivre dans Pesprit humain , les progres concus par Phomme en vue de son habitation

sur la terre, du perfectionnement de sa pensee, de son Industrie, de sa vie en socie'te (i).

Cette objection porte tout d'abord sur la notion du royaume de Dieu : on trouve ce mode de progres trop surnaturel, trop peu humain : On a voulu assimiler, dit M. Guyau, a 1'ide'e de progres vers le mieux la conception juive et chretienne du royaume de Dieu oppose a la vie du siecle. Mais cette conception d'un royaume de Dieu brusquement realise par la venue d'un Messie, est tout autre chose que celle d'un progres humain et naturel, d'une evolution graduelle, dont tous les termes sont lies 1'un a 1'autre et se suivent sans intervention miraculeuse. II y a entre ces deux doctrines toute la difference qui se'pare la science de la religion et, a certains egards, de la superstition (2).

Assurement le christianisme tout entier repose sur la foi a une intervention divine-, nul ne songe ale contester. Mais la question qui nous occupe n'est pas la, et les deux auteurs que nous venons de citer confondent dans leurs objections deux choses pourtant bien distinctes, 1'idee du progres et le fait du progres. Que la maniere dont s'accomplit le progres suivant le christianisme soit surnaturelle, c'est possible-, et

(1) Caro. Problemes de morale sociale, ch. XI, p. 3o3-3o4-

(2) Guyau. La morale d'Epicure. Livre III, ch. in, p. 168. Note 2.

c'est a 1'apologetique chretienne qu'incombe la t&che, nous 1'avons remarque plus haut, de justifier ces doctrines et de montrer qu'elles s'accordent avecles faits. Mais les declarations de la philosophic chre'tienne 1'e'gard de 1'idee du progres n'en restent pas moins entieres : 1'humanite s'achemine, d'apres 1'Evangile, vers un meilleur avenir : ce n'est pas d'un seul coup qu'elle parviendra a la perfection et au bonheur; c'est par un lent developpement, semblable a la croissance d'une semence jete'e en terre, a 1'action du levain cache dans la farine (i). Toutes ces ide'es sont parfaitement compatibles avec 1'idee du progres. II y a plus, le progres ainsi compris ne cesse pas d'etre un progres humain, car il ne saurait s'accomplir sans la volonte de Phomme qui peut et doit y cooperer.

II est vrai que cette action de rhomme parait, au premier abord, assez reduite dans la conception chre'tienne de la vie terrestre ; etranger et voyageur sur la terre, le chre'tien ne se pre'occupe que fort peu du pre'sent siecle. C'est la une autre face de Pobjection que nous examinons, un autre point de vue auquel on peut se placer pour accuser de supranaturalisme Pide'e chretienne du progres ; au reste, depuis la premiere persecution jusqu'aux attaques du scepticisme moderne, c'est 1'argument qui a toujours ete mis en

(i) Matthieu,Xll,3i~33.

avant pour demontrer 1'irremediable impuissance du christianisme au point de vue social.

Et cependant pour eclairer ce point, il suffit de jeter un coup d'ceil non plus sur le programme de Je'sus- Christ, I'e'tablissement du royaume de Dieu, mais sur les moyens proposes pour re'aliser ce programme : le Sermon sur la Montague est la pour nous donner le plus admirable code de morale qui ait jamais ete promulgue. Or ses prescriptions, autrement dit les moyens indiques pour parvenir a la perfection, ne visent que la vie terrestre. Rien ne pourrait mieux servir le progres moral et social que leur application, (i) Est-il necessaire, pour sortir du domaine des theories et en venir a la consideration des faits, de rappeler I'osuvre sociale du christianisme, les . resultats directs ou indirects de sa predication, 1'abolition de 1'esclavage, le relevement de la femme, la reconnaissance de I'e'galite des races humaines ? Gette idee du progres, quoique entachee de supranaturalisme, ne s'est-elle pas traduite dans des faits terrestres et humains ?

II n'en reste pas moins, dira-t-on, et c'est encore la un nouvel aspect de la meme objection, que le but de ce progres est place' hors des conditions de la vie

(i) Quant & ce qu'on pourrait appeler les paradoxes sociaux de I'Evangile, voir sur ce sujetune etude de M. Paul Doumergue, dans la Revue du christianisme pratique, 1890.

terrestre, dans un royaume de Dieu ou nous ne parviendrons qu'apres la mort. La perfection terrestre nous echappe done encore, et nous nous trouvons de nouveau en face de theories qu'il est permis de trailer d'utopies.

Qu'on y reflechisse toutefois, la foi a Pimmortalite est loin de contredire 1'idee du progres : au contraire, elle lui est un precieux auxiliaire. Nier la vie future, c'est en effet absorber toutes les individualite's dans la mort, c'est vouloir e'lever le progres des dernieres generations sur les ruines des gene'rations precedentes, theorie qui re'voltait si justement Herder, (i) Mais affirmer de nouveaux cieux et une nouvelle terre, c'est donner une valeur au progres moral de 1'individu et ne pas 1'aneantir au profit de 1'espece. or Le progres ne saurait etre limite pour les personnes aux formes de la vie presente, et aux actes qu'elles peuvent y produire. Autrement nulle d'entre elles n'obtiendrait cette fin plus e'loigne'e, cet ordre moral qui est la raison commune de toutes les fins du progres. On serait condamne a ce dilemme dont les deux termes sont egalement incompatibles avec 1'existence d'une loi generale de finalite : ou n'apercevoir d'autre

(i) Comment toutes les generations seraient-elles faites pour la derniere, qui s'eleverait ainsi sur les debris epars du bonheur de celles qui 1'ont prece'dee ?

(Idees sur la philosophic de I'histoire de I'humanite, trad. Quinet, JivreVIII, ch. v.)

but moral de 1'agent que Petat vertueux ou criminel, heureux ou malheureux, auquel il se trouve parvenu a I'heure de la mort, sans avoir pu satisfaire ni les autres, ni soi~meme ; ou chercher la fin reelle dans la production d'une humanite successive, de plus en plus parfaite, ideal et gouffre de tous les sacrifices, impersonnalite' faite de personnes qui toutes s'epuisent a cre'er 1'etat bienheureux dont la jouissance est

toujours re'servee a d'autres Le progres et sa

fin supposent 1'immortalite. (i)

Et ici nous pourrions rappeler encore la peinture

de cette cite ideale qu'entrevoit un autre philosophe

moderne, mais qu'il n'a garde de placer dans les

conditions de la vie pre'sente. (2)

L'attente d'une economic a venir, loin d'etre incon-

ciliable avec 1'idee du progres, parait done, au con-

traire, 1'expliquer et la justifier.

A y regarder de pres, il n'y a done rien dans la

philosophic chretienne qui soit en contradiction avec

la doctrine du progres.

Mais alors il seraitpermis de se demander pourquoi

on s'accorde generalement a ne pas chercher dans le

christianisme la genese de cette ide'e. Or, entre le

christianisme du premier siecle et les temps modernes

(1) Renouvier. Essais de critique generate. Tome II, p. 620.

(2) Janet. Histoire de la philosophic morale et politique. Introduction.

il y a eu 1'Eglise ; c'est a 1'Eglise, a la tradition ecclesiastique que devraient s'adresser bien des objections qui n'atteignent pas les ide'es evangeliques proprement dites. C'est la philosophic de 1'Eglise qui a surtout accentue le cote surnaturel de 1'idee chretienne du progres, et c'est la politique de 1'Eglise qui, dans le domaine des faits, a entrave pendant plusieurs siecles la marche de ce progres.

Et cependant au milieu des tenebres du moyen-age 1'idee du progres n'etait pas completement oubliee. Hugues de S. Victor au xn e siecle, Thomas d'Aquin au xm e admettent 1'un et 1'autre que le progres est une loi universelle des choses et que toute science est progressive ; ils insistent egalement sur ce point, que la revelation s'est developpee graduellement pour s'accommoder aux exigences diverses des diverses epoques, que, si elle a cesse avec 1'Evangile qui en est 1'achevement et qui depasse de beaucoup la loi, neanmoins il y a place pour un progres continu et indefini dans 1'intelligence de 1'Evangile (i).

Malheureusement ces idees, excellentes en ellesmemes, resterent dans 1'ombre et furent la plupart du temps me'connues. Au reste 1'Eglise, arm.ee du principe d'autorite, etait peu quaiifiee pour parler de

(i) H. de S. Victor. Summa. lib. I. part VI; de Sacramentis lib. I. p. X. Thomas d'Aquin. Summa theologies prima, secundce quoest. 98, 106, 107.

progres, et trois siecles plus tard, elle allait montrer dans le proces de Galilee et dans la persecution des he're'sies comment elle entendait le developpement scientifique et le progres religieux.

C'est cette attitude de PEglise qui a egare' bien des esprits dans leurs jugements sur le christianisme et provoque' nombre de confusions et de malentendus.

Voila pourquoi on ne cherche pas I'ide'e du progres dans I'Evangile, et quand, au xvi e siecle, on voit cette idee se re'pandre, on croit assister a son e'closion. On ne s'apercoitpas que pour elle,comme pour tant d'autres, ce n'est qu'une Renaissance.

TROISIEME PARTIECO

Page 1