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DES OURAGANS

DANS LA MER DE l'iNDE AU SUD DE l' EQUATEUR.

Depuis le mois de mai jusqu'au mois d'octobre, les alises du sud^est sont à peu près constants dans la mer de l'Inde

(i) The Progress ofthe development of the Law of Stormi^ etc., etc., pagei <to 193 à 170 (par le colonel Reid).

au sud de Téquateur. Leur limite sud se trouve à peu près sur le tropique du Capricorne, leur limite nord atteint fréquemment réquateur, il le dépasse même assez souvent entre les Moluques et le méridien de 90* est; mais à l'ouest de ce méridien, cette dernière limitç se maintient dans l'hémisphère austral, à une distance de l'équateur qui augmente à mesure qu'on avance vers l'ouest.

Le temps est beau partout où régnent les alises de sudest. Ces vents sont généralement forts entre la Nouvelle- Hollande et Madagascar ; ils le sont beaucoup moins dans le canal de Mozambique, où les vents polaires du sud au sud-est ou du sud au sud-ouest les remplacent souvent.

Ces derniers soufflent fréquemment en coup de vent, quelquefois môme en tempête à l'ouvert du canal de Mozambique, au sud du parallèle de 30° sud, principalement à l'instant où ils succèdent aux vents tropicaux du nord-ouest, mais ils sont ordinairement modérés dans le canal.

Pendant la même saison, les vents polaires du sud au sud-ouest dominent au sud du parallèle de âO® depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'à une très-grande distance à Test de ce cap ; ils y soufflent même assez souvent dans la saison opposée.

Entre le mois d'octobre et celui d'avril, les alises du sud-est s'éloignent de l'équateur, leur limite sud parvient jusqu'au parallèle de 28 à âO*> sud, et même jusqu'à celui de 38<* aux environs du cap de Bonne-Espérance ; leur limite équatoriale ne dépasse pas ordinairement le parallèle de 10 à 12° sud, et quelquefois même, près des côtes de la Nouvelle-Hollande et de Madagascar, elle n'atteint pas le tropique du Capricorne. Dans cette saison les vents variables de la zone torride du nord au nord-ouest régnent entre la limite équatoriale des alises du sud-est et la limite sud des alises du nord-est.

Les vents du nord au nord-ouest, nommmés mousson du N.-O.y sont ordinairement modérés entre l'équateur et le parallèle de 4 à 6^ sud, depuis les côtes de la Nouvelle-Guinée jusqu'au méridien de 80° est ; leur intensité diminue à mesure qu'ils se rapprochent du méridien de Madagascar ; mais dans tous ces parages, ils augmentent de force en s'éloignant de

réquateun Ces vents , qui dominent sur une grande partie des côtes de cette lie et du canal de Mozambique, parviennent de temps en temps jusqu'à l'île Maurice, mais trèsrarement jusqu'à l'île Rodrigue.

A la même époque, les alises du nord-est parviennent souvent sur la côte d' Afri que jusque sur le parallèle de 1 5° sud, et quelquefois ils régnent dans la plus grande partie du canal de Mozambique.

Les alises du sud-est soufflent alors assez régulièrement entre le sud-est et l'est, depuis la Nouvelle-Hollande jusqu'au méridien de 90® est ; mais à l'ouest de ce méridien, ils varient à l'est et au nord-est d'autant plus fréquemment qu'ils se rapprochent des îles Rodrigue et de la Réunion. Il est probable que ce sont les vents du nord-est au nord de l'hémisphère boréal qui font détourner les alises du sud-est de leur direction naturelle et qui les font souffler entre l'est et le nord. Les vents du nord-est au nord ne continuent pas leur cours à la surface de la mer depuis l'équateur jusqu'aux lieux où leur influence se fait ressentir ; mais leur présence entre la limite sud des vents variables de la zone torride et le parallèle de 28 à âO® sud , est fréquemment indiquée dans les hautes régions, d'où ils descendent souvent à la surface pour y remplacer les alises du sud-est.

Les ouragans se manifestent sur tous les points où les vents du nord-est au nord de l'hémisphère boréal peuvent exercer une certaine influence, et sur ceux où les vents variables de la zone torride du nord au nord-ouest acquièrent de l'intensité : ainsi ces ouragans se font ressentir de temps en temps sur la côte nord-ouest de la Nouvelle-Hollande et sur les mers adjacentes; entre le méridien de 105<* et celui de 90® ils sont assez rares ; mais à partir de ce dernier méridien, ils le deviennent d'autant moins que l'on est plus près de l'île Rodrigue , aux environs de laquelle ils sont plus fréquents que dans les autres parties de la mer de l'Inde, située au sud de l'équateur.

Ces ouragans , que l'on nomme ouragans de Rodingue^ sont soumis à des lois assez régulières ; il n'en est pas de même de ceux qui se manifestent à Maurice, à la Réunion et entré cette dernière île et Madagascar, quoique déterminés

cependant par des vents ayant à peu près la même direction. Cette différence provient de ce que les vents variables de la zone torride du nord au nord-ouest et les vents polaires du sud au sud-ouest, exercent une influence plus ou moins grande sur les derniers, tandis qu'ils n*en exercent que très-peu ou point sur les premiers (1).

Des coups de vent, des tempêtes et même des ouragans se font souvent ressentir dans le canal de Mozambique, entre le mois d'octobre et le mois d'avril. Ils y sont produits par la rencontre des vents de l'hémiq^hère boréal du nord-est au nord et du nord au nord-ouest, soit avec les alises du sud-est, soit avec les vents polaires du sud-est au sud ou du sud au sud-ouest II n'a été publié aucune relation détaillée sur les ouragans de ce canal, mais on peut conjecturer qu'ils ne sont pas soumis à des lois aussi régulières que ceux de Rodrigue*

Ouragan du 28 février au 4" mars 4848 à Vile Maurice.

Un ouragan éclata à l'île Maurice dans la nuit du 28 février au 1" mars 1818 ; suivant plusieurs relations, il aurait été un des plus impétueux ressentis dans la mer de l'Inde. Le 28 février après midi, les vents soufflèrent avec force du sud-sud-est, augmentant progressivement d'intensité; le 1" mars, vers â h. du matin, ils varièrent au sud-est ; à fi. h. , ils avaient la violence de l'ouragan ; à la pointe du jour, les vents passèrent à l'E. S. E, (barom. 0^711) à 6 h. du matin au N. E. Après 6 h., les vents se modérèrent graduellement; dans l'après-midi, ils tournèrent à l'E, N. E., à l'E. et à l'E. S. E. (2)

(1) D'après Boosqnet, anteur d*Tin ouvrage snr les ouragans, des tempêtes doulfles^ dans lesquelles il se trouve des courants d'air circulaires ou cyclones multiples, se manifestent souvent dans les mers de Tlnde au sud de Téquateur. Ces effets peuvent s'expliquer pour ces parages, où les ouragans et les tempêtes sont déterminés par des vents qui, soufflant d'abord dans les régions élevées, ne descendent que momentanément à la surface.

(2) Observations faites à bord de la frégate la Magicienne^ mouillée à Port- Louis. D'après celles faites à terre, les vents auraient d'abord soufflé du S. S. B. au S., tourné vers l'E. à 1 h. après minuit ; au point du jour, ils seraient venus du N. N. E. et du N., et un peu plus tard du N. G. {Attempi io develop the Law of Stonns^ etc., etc., 3« édition, pages de 152 à 156.)

Cet ouragan, qui a dû être déterminé par les alises du sud-est et les vents du nord-est de l'hémisphère boréal, n'ayant été signalé par aucun indice, nulle précaution ne fut prise, ni par les habitants, ni par les bâtiments mouillés dans le port ; aussi produisit-il de très-grands désastres.

Ouragan du SS au 36 janvier 4819 à Vile Maurice et à

nie de la Réunion.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 1819, un ouragan beaucoup moins violent que le précédent, se déclara à Port- Louis (île Maurice) ; les vents, d'abord au sud-est, varièrent successivement au sud-^st l/li sud et au sud-sud-est, augmentant considérablement de force ; le 26, vers 7 h. du soir, ils étaient au sud-ouest 1/2 ouest ; à 7 h. /iO, ils souillaient en ouragan du sud-sud-ouest ; à 8 h. 40, ils passèrent au nordouest, ensuite au nord et au nord-nord-est, en se modérant graduellement (1) ; le baromètre descendit à 0°>739.

Cet ouragan parvint jusqu'à l'île de la Réunion, où il causa peu de dommages. A Saint-Denis, depuis le 2A janvier, les vents oscillaient entre le sud-est, le nord-est et le nord; le 25, ciel couvert, vents faibles de la partie de l'ouest, pluie très-abondante par intervalles ; le 26, klih. du matin, fortes rafales du nord-ouest; à 5 h, 1/2, le baromètre était à 0"'747, les rafales augmentent de force, les vents varient à l'ouest ; de 6 à 7 h. 1/2, ils acquièrent leur plus grande intensité, en tournant au sud-ouest; pluie, temps couvert, mais sans nuages déterminés; à 7 h. 1/2, le baromètre commence à remonter ; de gros nuages avancent du sudouest sur la montagne, les rafales deviennent moins fortes, elles cessent même à 8 h. du matin. Calme à & h. du soir; le 27, au lever du soleil, beau temps , le baromètre à On>758 (2).

A Saint-Paul (â), le temps fut trèfr-beau et le ciel très-

(1) An Aitempt to dûvilop the Law ofSUmM^ Id,^ pages 157 et 198.

(2) Journal de Saint-Denis.

(3) La distance entie Saint-Denis et Saint^Paul n'est que do 18 milles.

clair du 20 au 2/i janvier et pendant la plus grande partie de la journée du 25. La brise du large, qui s'élevait ordinairement du sud-sud-ouest au sud-ouest vers les 10 h. du matin, manqua ce jour-là ; à 2 h. de l'après-midi la température était très-élevée ; le baromètre, à 0°^757, commença abaisser; peu de temps après, les montagnes, jusque-là très-dégagées, se couvrirent peu à peu de vapeurs ou nuages légers, d'abord immobiles, mais qui, devenant de plus en plus épais, finirent par se mettre en mouvement vers le sud-est ; à 3 b. de l'après-midi ils avaient déjà acquis une assez grande vitesse ; mais,, arrivés à l'extrémité sud-est de l'île, ils s'élevaient avec rapidité dans le sens de la verticale, jusqu'à une certaine hauteur, où ils se dissipaient, en paraissant se briser en éclats. Dans ce moment l'état du ciel paraissait indiquer, comme les jours précédents, l'existence des alises du S. E. dans les hautes régions (1).

Depuis 2 h., la chaleur était suffocante; à 4 h., le baromètre était descendu à 0">751; le ciel restait encore trèsdégagé; les nuages, quoique devenus très-intenses, ne s'écartaient pas des montagnes ; mais après 4 h. , ils commencèrent à s'étendre, et à 6 h. , le temps était couvert dans toutes les directions. Le calme continua jusqu'au coucher du soleil; alors le vent s'éleva du sud-sud-ouest, et bientôt il souffla en coup de vent.

Au premier souffle, les bâtiments mouillés dans la baie de Saint-Paul mirent sous voiles, gouvernant à l'ouest-nordouest; à deux heures du matin, les vents variaient, au large de l'île, du sud-ouest à l'ouest et au nord-ouest; au point du jour, ils perdirent de leur violence. Ils continuèrent à souffler entre le sud-ouest et le nord-ouest jusqu'au 27, en diminuant graduellement de force. Dans la soirée, le temps s'embellit, et le 28, à la pointe du jour, les alises s' étant rétablis, les bâtiments qui s'étaient maintenus en vue de l'île reprirent leur mouillage à Saint-Paul (2).

(i) J*ai observé des faits à peu près analogues dans les Pyrénées. Es^oniion du système des vents, page Ih»

(2) Journal de la Zélée.

Ouragan à Port-Louis {île Maurice) les 5, 6^1 et 8 mars

Les 5, 6, 7 et 8 mars 1836, un ouragan se manifesta à Port-Louis (lie Maurice) . Les observations météorologiques rapportées dans le tableau n** 3 font connaître que les variations du vent furent très-fréquentes et très-irrégulières. Dans mon opinion, cet ouragan a dû être produit par des vents du sud-est au sud et du sud au sud-ouest convergeant vers le même point que les vents de l'hémisphère boréal du nord-est au nord et du nord au nord-ouest ; ces vents ayant tous une intensité à peu près égale, ont fait osciller le centre du phénomène tantôt dans un sens et tantôt dans un autre opposé au premier.

Ouragan de Rodrigue dans le moi^ d'avril 484S (2),

Thom et le colonel Reid ont publié une relation détaillée d*un ouragan qui s'était manifesté dans la mer de l'Inde dans le courant du mois d'avril 1843 ; d'après la carte qui accompagne cette relation, le centre de ce phénomène se dirigeait à peu près au sud TS*» ouest sur le parallèle de 11° sud et sur le méridien de 90® est; mais sa direction inclinait vers le sud à mesure que l'ouragan avançait, et elle était à peu près sud ^TQ' sur le parallèle de 26® sud et sur le méridien de 57® est. Suivant la relation, la progression diurne de cet ouragan était de neuf à dix milles à l'heure dans les basses latitudes ; la vitesse diminuait en avançant, de manière que près du tropique elle n'était plus que de deux milles à l'heure.

(1) An Attempt to develop ihe Law ofStorms^ etc., etc., pages 171 et 172.

(2) An Enqtdry into the nature and course ofhurricane in ihe Indian Océan South ofthe equator^ etc., par Thom, pages 19 et suivantes.

— The Progress of Development of the Law ofStorms, etc., pages S17 à 24S.

aÉFLEXIONS SUR LA DIRECTION SUIVIS PAR LES OURAGANS DE RODRIGUE.

Thom a publié en 18&5, sur les ouragans de Tlnde au sud de l'équateur, un ouvrage très-important qu'il a fait précéder d'une carte sur laquelle il a tracé la marche de trente-trois de ces phénomènes; aucun ne prend sa direction entre le sud et l'est, tous s'y dirigent entre l'ouest et le sud. Cet auteur émet l'opinion que les ouragans cessent de se faire ressentir en dehors de la limite ordinaire des alises du sud-est; mais selon Redfield, Reid, Keller, etc., ils se manifesteraient au delà de cette limite et se dirigeraient alors entre le sud et l'est ; il est possible que cela arrive accidentellement, mais il paraît que ce doit être très-rare, du moins pour les ouragans dits de Rodrigue.

D'après le colonel Reid, l'ouragan dnCulloden (du 12 au 18 mars 1809) se serait dirigé vers le sud-est, après avoir dépassé le parallèle de 27° sud, parce qu'il admet comme continuation de cet ouragan les grands vents et la grosse mer rencontrés le 18 mars par le Rochehorse^ sur le parallèle de 81^40' sud et sur le méridien de 61«20' est (1). Il se pourrait que celte induction ne fût pas complètement exacte, car il semble que les vents ont varié pour ce bâtiment dans un sens qui indiquerait que le phénomène se dirigeait vers le sud-ouest plutôt que vers le sud-est.

Au surplus, si, comme Redfield l'a reconnu, et comme je l'ai moi-même observé, les ouragans de l'océan Atlantique septentrional se dirigent vers le nord-est, à cause de l'impulsion qui leur est donnée par les vents variables de la zone torride du sud au sud-ouest, continuation de ceux qui régnent dans l'océan Pacifique et non par l'effet des vents du sud au sud-ouest, contre-courants des alises du nordest (page 4â) , il ne serait pas étonnant que les ouragans de la mer de l'Inde ne se dirigeassent pas à l'est du sud, entre le méridien de 90o est et celui de Maurice, car les vents va-

(1) An Aitempt to develop the Law of Stmns, etc., etc. Colonel Reid, The CttWodeii stmn (pagM 178 à MO).

riables de la zone torride, de l'hémisphère austral du nord au nord-ouest, qui correspondent à ceux du sud au sud-ouest de l'hémisphère boréal, n'y parviennent pas, et dans cette partie de mer comme dans toutes les autres, les vents tropicaux du nord au nord-ouest ou du sud au sud-ouest suivant l'hémisphère, ne sont jamais assez intenses entre la limite extérieure des aUsés et les parallèles de 25 à 30^ pour déterminer des ouragans et leur imprimer une impulsion du côté de l'est.

Les. vents ne peuvent, en effet, exercer de l'influence sur la direction d'un ouragan qu'autant qu'ils ont une certaine intensité ; et comme les vents variables de la zone torride du sud au sud-ouest qui passent de l'océan Pacifique dans l'océan Atlantique septentrional conservent une assez grande force, ils peuvent influer sur la direction des oura^ gans qui se font ressentir sur les côtes des États-Unis, là où les alises du nord-est et les vents du sud au sud-est de l'hémisphère austral n'exercent que peu ou point d'influence. ^

De même, les vents variables de la zone torride du sud au sud-ouest qui prennent naissance aux environs de l'équateur, et qui soufflent avec force dans la mer de Chine, s'étendent quelquefois jusqu'au delà du Japon, en conservant de l'intensité ; d'un autre côté les alises du nord-est ne parviennent pas jusqu'à une latitude aussi élevée et les vents de l'hémisphère austral du sud-est au sud ne peuvent souvent y exercer qu'une influence secondaire sur les ouragans ; il est donc très-possible que ces derniers obéissent à l'impulsion des vents du sud au sud-ouest et qu'ils prennent leur direction du côté de l'est.

Les vents variables de la zone torride du sud au sud-ouest qui sont ordinairement très-forts dans le golfe d'Oman, depuis les côtes d'Afrique ou d'Arabie jusqu'à celles du Malabar, s'étendent sur les terres de l'Indoustan, où ils peuvent aussi faire infléchir vers l'est les ouragans qui du golfe du Bengale se propagent dans l'intérieur des terres.

Des effets analogues se produisent bien entre le méridien de Maurice et Madagascar où quelques ouragans se dirigent

entre Test et le sud (1) parce que les vents variables de la zone torride du nord au nord-ouest y acquièrent parfois une assez grande intensité ; mais ces effets ne peuvent avoir lieu entre le méridien de 90*^ et celui de Maurice, puisque, comme je l'ai déjà dit, les vents du nord au nord-ouest n'y parviennent pas ou que du moins ils y sont très-faibles.

Entre le méridien de 90° est et les côtes orientales de Madagascar, les vents de l'hémisphère boréal, lorsqu'ils sont une des causes principales des ouragans, se portent ordinairement à la rencontre des vents de l'hémisphère austral régnant déjà depuis quelque temps sur une vaste étendue de mer ; mais dans le canal de Mozambique, ainsi qu'entre le médidien de 105® est et les côtes de la Nouvelle- Hollande, c'est assez souvent le contraire, et les vents de l'hémisphère austral vont souvent à la rencontre de ceux de l'hémisphère boréal soufflant déjà depuis plus ou moins de temps à la surface.

(1) M. Lefebvre, lieutenant de vaisseau, a construit une carte sur laquelle il a tracé la direction probable suivie par plusieurs ouragans ressentis entre le méridien de Maurice et Madagascar : quelques-uns, après avoir dépassé le parallèle de rile de la Réunion, se dirigent entre le S. et TE., mais ils ne dépassent pas le parallèle de 25» S. (Mémoire sur la mer de Tlnds au sud de Téquateur.)

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