CANAL DE MOZAMBIQUE
Les ouragans du canal de Mozambique sont généralement déterminés par les alises du S. E. et les vents du N.E. de Thémisphère boréal, entre le parallèle de lO^S. et celui de 18° S.; les prescriptions indiquées (pages 117 et 1^8) peuvent leur être appliquées ; mais dans le sud de ce dernier parallèle, où les vents du S. au S. E et du S. au S. 0., ainsi que les vents du N. au N. E, et du N. au N.O., sont souvent la cause principale de ces phénomènes, ces instructions, comme toutes celles qui sont connues jusqu'à ce jour, pourraient quelquefois induire en erreur les marins qui en feraient usage.
Observations sur les changements brttëques des vents dans les régions tempérées et dans les régions glaciales de r hémisphère austral.
Dans toutes les saisons, principalement depuis le mois d'avril jusqu'au mois d'octobre, les vents de S. O. succèdent brusquement à de forts vents de N. 0., dans le sud du parallèle de 30® S. ; les premiers acquièrent ordinairement une grande intensité dès qu'ils commencent à se manifester, et le baromètre monte. L'instant où les vents de N. O. soufflent avec le plus de force précède de très-peu celui où ils vont être remplacés par ceux du S. 0. Pour ces raisons, un bâtiment qui trouve de forts vents de N. 0. doit prendre les amures à bâbord, pour ne pas masquer lorsque les vents sautent au S. 0., et éviter ainsi de graves avaries. Cette précaution est surtout indispensable dans les parages du cap de Bonne-Espérance, à l'ouvert du canal de Mozambique et dans le voisinage du cap Hom et de la Terrede-Feu.
(1) Mémoire sur les ouragans de la mer de llnde au sud de Téquateur, par M. Lefebyre, lieutenant de vaisseau, 1852, au dépôt générai de la marine.