‹ Essai sur les phénomènes électriques des animauxChapitre 13 sur 26 · PARALYSIE · texte numérisé non relu

PARALYSIE

Les premières expériences galvaniques firent naître l’idée d’appliquer à la cure des paralysies le courant électrique. On trouve une foule d’ohservations contradictoires qui ne méritent pas d’étre examinées. C’est M. 3Iarianini qui a le premier tenté de réduire à des bases scicnlitiques l’application de l’électricité à la paralysie. La méthode consiste à faire passer le courant électrique d’une manière interrompue, mais en tèchant que les décharges se succèdent très-près l’une de l’autre; c’est pour cela qu’on a trouvé maintenant très-avantageux de recourir aux machines électro-magnétiques. Les résultats obtenus par 31arianini, quoique encore en très-petit nombre, nous font espérer beaucoup de l’application de l’électricité faite convenablement à la paralysie. N’ayant pas d’expériences propres sur ce sujet , je me limite à exposer des considérations qui pourront nous éclairer dans cette pratiijue. Nous devons comparer un membre paralysé à une grenouille que nous avons vue ne plus ressentir le passage du courant électrique, et cela, par le passage trop prolongé du courant dans un certain sens. A propos des alternatives voltianes , nous avons vu aussi de quelle manière on redonnait à la grenouille , fatiguée par le courant , et qui en était devenue insensible, le pouvoir de se secouer encore. Ce moyen consiste à faire passer le courant dans une direction opposée à celle qui a jiroduit l’insensibilité, et à prolonger ce passage jusqu’à en fatiguer encore la grenouille; dans cet état, elle a reprisla faculté de se contracter au passage du premier courant. Supposons maintenant que nousavons à appliquer

l’électricité à un membre paralysé, mais dont la paralysie consiste dans la seule partie du mouvement. Il me send)le qu’en partant des principes que nous avons exposés , qu’on devrait conunencer par faire passer le courant inverse, et comme l’action du courant semble plus forte en renouvelant les passages à des intervalles très-courts, on doit faire passer le courant par une suite de décharges ; on devra opérer inversement si la paralysie est dans la sensibilité du membre. 11 y a encore un autre soin (|u’il est peut-être utile de suivre en appliquant le courant électrique <à la paralysie : c’est celui d’appliquer le courant dans le partie qu’on peut supposer encore plus sensible ; c’est donc aux extrémités du nerf, si l’on applique le courant direct, ou près de l’origine, si c’est le courant inverse qu’on emploie; on aura enfin le soin de ne jamais commencer par des courants trop forts : c’est à la sensibilité de l’individu qu’il faut s’en tenir pour cela.

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