‹ Essai sur les phénomènes électriques des animauxChapitre 17 sur 26 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

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Jc dois maintenant m’occuper de l’exposition de tous les faits qui se rapportent à l’existence de l’électricité dans les animaux; je ferai cela avec la plus grande réserve. C’est ainsi que je me garderai bien de reproduire ici toutes les observations imparfaites qui se trouvent recueillies dans les traités du galvanisme, et qui malheureusement sont répétées dans les ouvrages de physiologie et de médecine. J’en ferai autant par rapport à cette foule de faits patholos^iques par lesquels on a prétendu démontrer l’existence d’un état électrique animal. J’avoue que ces observations sont d’une très-grande importance , et qu’il y en a , surtout parmi les plus rérentes, qui semblent dignes de toute la confiance. D’autres fois elles ne sont pas encore assez nombreuses ni bien constatées, et par conséquent elles ne doivent pas faire partie d’un ensembde scientifique. Je me limiterai donc à exjioser les phénomènes de la torpille; n’ayant rien à ajouter à ce que nous ont appris les célèbres travaux de M. Humboldt sur riiistoire du gymnote ou anguille électrique, et au peu que nous connaissons du silure. J’ai continué pendant trois années de suite mes études sur la torpille; j’en ai eu à ma disposition plus de deux cents, qui m’étaient apjiortées bien

vivantes dans les ports de rAdriati(jue , oii je m’étais rendu. Après les phénomènes de la torpille , vient le (’ouranl de la jirenouille découvert par Galvani. Ce phénomène mérite d’ètre étudié avec le plus i^rand soin : c’est un fait électri(pie qui appartient décidément à la nature organicpie vivante. Eidin, j’exposerai les expériences tentées pour établir l’état électrique des organes secrétoires.

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