‹ Essai sur les phénomènes électriques des animauxChapitre 18 sur 26 · ESQUISSE UISTORIQUE DES PHÉNOMÈNES DE LA TOUPILLE · texte numérisé non relu

ESQUISSE UISTORIQUE DES PHÉNOMÈNES DE LA TOUPILLE

C’est un fait connu depuis l’antiquité, que la torpille donne des commotions lorsqu’on la touche encore vivante avec la main. Cette propriété lui a fait doner le nom vulgaire de tremble, puisson inacjieien , etc. 11 est encore connu, parnd les pécheurs, que la torpille donne la commotion volontairement, pour se défendre ou pour tuer les poissons dont elle veut se nourrir. Ils indiquent même la grande force de cette commotion, en disant quelle estassez considérable pour tuer les meuniers, qui sont les poissons de mer les plus vivaces et les plus hardis de nos contrées. C’est 3Iusschenhroek qui a établi , le })remier, la nature électrique de cette commotion. Walsh est le physicien qui, avant la découverte du galvanimse, a le plus étudié les poissons électriques. C’est ainsi que nous lui devons d’avoir découvert, d’une manière certainement incomplète , que le dos et le bas-ventre, ou les deux faces de l’organe, ont un état électrique contraire. Les recherches de Walsh se trouvent dans le vol. 03 ( 1773) des transactions de la

société royale de Londres. MM. Gay-Lussac et Ilamholdt onteidin, inic’ux que leurs devanciers, décrit les circonstances |)rinci|)ales do la décharge de la tor|iille. Les Italiens lledi et l.orenzini ont étudié les preniiers c(î [toisson, sous le ra|)[»ort anatoini(|ue, et surloutdans la disposition de l’organe électrique. Ce travail a été poursuivi dans tous les [)oissons électri(]ues, par lïunter et (ieoffroy-Saint-lIilaire. Galvaniet Spallanzani découvrirent enconi rinlliience des nerfs du cerveau et de la circulation sanguine sur la décharge de la torpille. I.e travail h; plus important (ju’ou ait publié sur la torpille dans ces derniers temps, est dû à John Davy, frère du célèbre chimiste. C’est à lui que nous devons la découverte de faction du courant de la torpille sur l’aiguille aimantée, de son pouvoir d’aimantation, de son action électro-chimique^. MM. Becquerel et Breschet, ont aussi, dans l’année 1835, fait quelques recherches sur la torpille. C’est au premier de ces deux savants ({ue sont dus des moyens très-exacts pour étudier ce courant; c’est lui qui a fixé précisément la distance du courant extérieur. Quant au second de ces deux savants, nous attendons avec impatience la publication de ses travaux anatomiques. Enfin, l’année dernière, j’ai imaginé d’ajjpliqueraucouraiit de la tor|»ille, f appareil de rextra-courant de Faraday, pour en tirer l’étincelle. J’ai fait connaître cet appareil, avec les modifications que j’ai cru nécessaires pour le but en question, àM. Linari de Sienne'. Ce savant en fit quelque temps avant moi l’application; et c’est lui qui, avec mon appareil, a observé d’abord l’étincelle de la torpille. Nous avons publié ensemble cette observation que j’avais tout de suite confirmée. M. Linari est parvenu en-

* Ce liavail, qui a iiaiu on est .spécialonioiil important par la partie aiiatomitiue et d’histoire iiaturolle.

suil(‘ à oittonir IV'tinci'llo sans l’appareil de rextra-courant, el indi-iii('ine je décrirai un appareil très-simple <pn' j’emploie depuis longtemps pour o'bserver ce phénomène. Lors- (pi'on rélléchit à la manière très-simple et facile à l’aide de hujueile on peut ^oii rétiucelle do la tor|)ille, on reste surpris de la peine (|u’on s’est inutilement donnée si longlem|)s pour Tohleuir. J’ai encore découvert et publié. eu même temps ))lusieurs faits physiologicjues, tels (jue l’action de certains poisons , les décharges après la mort, l’action du dernier lobe , etc. M. Colladon a conlirmé mes recherches dans un travail fait dans le même temps, et a ensuite e\j)Osé des idées ingénieuses sur la production de celle décharge électricjue.

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