‹ Essai sur les phénomènes électriques des animauxChapitre 19 sur 26 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

APTAREILS EMPLOYÉS BANS NOS KECIILI’.CUES SUR LA TOliPiLLE.

Je décrirai en deux mots les appareils principaux que j’ai employés dans mes dernières recherches sur la torpille. Ce sont d’abord des galvanojnètres construits suivant le modèle imaginé par M. Colladon. J’en avais un surtout qui était assez sensible; le lil de cuivre, de 14 de millimètre d’épaisseur, avait une double enveloppe de soie, et était recouvert encore d’une couche de vernis de gomme laque. Le fd faisait 600 tours autour de l’aiguille astatique. Aux extrémités étaient soudées deux lames de platine. Quoi(|ue le fd fût bien isolé , je n’ai jamais obtenu que de faibles traces de courant par la décharge d’une petite bouteille de Leyde. Un galvanomètre fait comme celui que je viens de décrire , e si tout ce qu’il y a de mieux

pour étudier la décharge de la torpille. J’ai eu occasion d’employer , dans ces derniers temps, des galvanomètres dont le lil n’était isolé que par de la soie. Ils m’ont servi également. Plus sensible, c’est-à-dire, ayant un plus grand nombre de tours, il obéit aux actions électro-chimiques des lames de platine, et aux polarités secondaires; et si on oblige le courant à passer à travers une couche d’eau, c’est plutôt le courant de la torpille que le courant d’origine électro-chimique qu’on risque d’arrêter. L’autre électroscope que j’ai employé très-souvent, c’est la grenouille préparée à la manière de Galvani. Nous avons vu comment on peut s’en servir pour déterminer la direction du courant. Il faut pour cela couper la grenouille au point où les deux cuisses sont attachées , et faire circuler le courant électrique d’une patte à l’autre. Si la grenouille est un peu affaiblie, c’est toujours la cuisse par laquelle le courant sort qui s’agite lorsque le courant passe. L’appareil à l’aide duquel j’obtiens maintenant l’étincelle , sera décrit lorsque je parlerai de ce phénomène.

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