‹ Essai sur les phénomènes électriques des animauxChapitre 22 sur 26 · GO · texte numérisé non relu

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il(‘ dislaiicc. A l’inslauL de fortes contractions dans les grenouilles, et une déviation très-sensible dans l’aiguilb; du galvanomètre, dans le même sens (jue celui de la décharge ordinaire. Je renverse aussiUM la direction du courant, et j'obtiens les mêmes |)bénomènes; j’ai les mêmes contractions dans les crenouilles et la même déviation dans le galvanomètre. Je pose les pèles de la pile sur la substance même de l’organe, sur les muscles (jui l’environnent; le courant passe , mais la grenouille et le galvanomètre ne fait voir aucun signe de décharge. (Jn obtient, de cette manière , la limitation de la décharge par la surface de l'organe, suivant que le courant passe ou dans un nerf ou dans l'autre, la portion de l’organe qui se décharge est celle dans laquelle est ramilié le nerf parcouru par le courant électrique. Je n’ai pu découvrir aucune différence dans les résultats, suivort que ie courant est transmis directement ou inversement, la ligature de ces nerfs détruit aussitôt l’influence du courant électrique transmise au-dessus. Ce fait sufiit pour établir la véritable nature de ces décharges.

Le quatrième lobe agit comme les nerfs. Si on y fait passer le courant électrique , on obtient les mêmes décharges , et ces phénomènes cessent , si les uerfs sont liés. 11 m’est arrivé (juebjuefois , en o|)érant sur des torpilles très-minces, d’observer les signes de la décharge à l’instant (jju’on détruisait le passage du courant transmis, ou par le quatrième lobe ou par les nerfs. Je n’avais plus qu’une expérience à faire pour enlever tous les doutes sur ces résultats. J’ai préparé [)lusieurs grenouilles, et j’en ai placé deux ou trois sur les cuisses et les jambes d’une autre. Le contact avait lieu avec les nerls (lig. 7 . Je fais })asser le courant de lu pile par les nerfs de la grenouilli' qui porte les autres : elle se contracte fortemenl. sans (jue les autres

donnent aucun signe. Il l'aut, pour que cela arrive, qu’elles soient comprises dans le circuit électrique.

J’ai cru encore important de déterminer le pouvoir conducteur pour l’électricité de la substance nerveuse et de celle de l’organe. J’ai fait cela avec l’exactitude qu’il est possible de porter dans ce genre d’expériences. J’ai employé un galvanomètre double , et j’ai fait passer les deux courants par une tranche de la substance de l’organe , et par cinq à six troncs nerveux de la torpille réunis. Je me servais de la pile de vingt couples. La conductibilité m’a semblé toujours plus forte pour la substance de l’organe, et cela me paraît bien aisé à concevoir.

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