CHAPITRE IV
COUBAHT CLECÏUIQÜE QDI .4G1X SUB LE CEllVEAU.
Il aurait été important, après avoir bien fixé la manière d’agir du courant électrique sur les filets nerveux , d’en
faire autant sur la niasse cérébrale. Malhcureiisein(‘nt, T,
j’ai dû renoncer à une suite d’expériences, quoique aidé dans ces recherches par un habile anatomiste; je n’ai jamais jiu isoler assez les différentes parties du cerveau pour être sûr d’agir sur chacune d’elles séparément. 11 arrive aussi presque toujours que de très-fortes hémorrhagies tuent bientôt l’animal. Toutefois, je rapporterai ici le peu que je pus réussir à compléter, en engageant vivement les physiologistes à continuer ces observations. J’ai découvert avec un tréj an le cerveau d’un lapin vivant; j’ai touché avec les deux (ils d’une pile à auge de 60 couples, les hémisphères cérébraux à la distance de deux centimètres, l’animal n’a pas bougé. J’ai porté sur le cervelet les mômes lils, le courant est passé sans exciter dans l’animal, aucun effet. Dans la pulpe des hémisphères cérébraux et du cervelet le passage du courant n’a rien produit non plus. C’est en introduisant davantage les fils de la pile, que l’animal s’est mis à crier et à s’agiter trèsfortement. Ces phénomènes avaient lieu lorsque c’était la couche optique et les cor|)s quadrijumeaux qu’on touchait et qu’on faisait parcourir par le courant. Il me semble que dans leur action sur le cerveau, le courant électrique ne diffère pas des autres agents stimulants.