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(1) J'aurais pu recommencer mes mesures ; mais je ne pouvais guère espérer alteindre une plus grande exactitude.
19 traits verticaux, formant 18 intervalles.
Intervalle fixé: 5 millimètres.
Intervalles obtenus : 6 — 5,5 — 5,6 — 5,2 5,8 — 5,9 — 6,3 — 5,1 0 54,6 — 5,6. — BG LS = 4,5.
L’intervalle va malgré tout en diminuant.
ST pe de pe AM = U— 0,77 | Ha 10 De 7 D—6,3—4,4—1,9 == LÉ 0 C5 ee PQ LE = 0,9 — 05,112 d.m.i u. =— d.m. is. =
Malgré le fléchissement de certains traits, on a parfaitement la sensation du rythme ; on en remarque à peine l'accélération.
$ 24. Un lycéen de seize ans, dessinateur adroit, s’est aussi prêté à l'expérience dans les conditions que je viens d'expliquer, c’est-à-dire en cachant tous les traits ou points précédents, excepté le dernier (1).
Expérience IV.
10 points, formant Q intervalles.
J'avais tracé moi-même les deux premiers points à une distance que je croyais de 3 millimètres ; elle est en réalité de 2"",8.
Intervalles obtenus (2): 2,8 — 2/5 3,2 — 2,9 — 3,5 — 2,9 — 3,2
DT I he Det OT
Il y a une erreur totale de o"",1, à répartir sur 9 intervalles, soit une moyenne de 0"",01 par intervalle.
Mens = 2,0 u—0, ; u I=3,5—=1—+0,9 NE EE NE mire
Mais il y a eu un faux mouvement au cinquième point : l'intervalle voulu Lim Æ à * entre les points 5 et 6 est de 3 millimètres. Si l’on en tient compte, c’est le
(1) Le 17 avril 1907.
(2) J'ai choisi comme point de repère la partie la plus foncée, le centre de chaque point.
dernier intervalle (3"",3) qui est le plus grand (= 4+ 0,3). On a ainsi D=3.,3—2,5—=0o"% 8 et n==09,2=0,) 08007
LRU = TENUE —
Le rythme est très sensible. On en remarque à peine le léger ralentissement.
ExPÉRIENGE V.
19 traits verticaux, formant 18 intervalles.
J'avais tracé deux points à un intervalle que je croyais de 5 millimètres; il a réellement 5"",3.
Intervalles obtenus : 5,3 — 5 — 4,4 — 4,9 — 4,5— 4,8 — 4,5,—5 —
5,4 — 5 — 4,9 —4;r— 4,4 —4,2 — 4 — 4,2 — 4,5 —, SR —0 NU = É u— 83,1 : 18 — 4,6 D=5—h=r is I=5,4=u—+o,s D— 4,9 — 4,1 — 0,8 M iiu. ce d'A
mi D eu D
Ici encore, le rythme est très sensible. On en remarque à peine la légère accélération.
Le jeune dessinateur a observé de lui-même qu’il battait la mesure de la main et de la tête: il prenait donc un rythme temporel pour guide ou tout au moins pour contrôle du rythme spatial. Nous verrons, d’ailleurs, que si le rythme peut être spatial par sa forme objective, il se ramène toujours pour nous à un rythme temporel.
$ 25. Conclusion. — Dans ces cinq expériences, la différence moyenne
à ME I ü entre lés intervalles et l'unité est | = PR RS LO ACTE DERTO 12
PI Er SJ , D . I I l'unité ; la différence moyenne entre intervalles successifs est Ee
I 1 RE 1 ASE à : LE) = + — + : 5 ou — de l’unité. Dans les trois dernières, nous trou- PC ROTTRE 9 É ; I I ) vons respectivement a et os L'erreur moyenne est donc assez forte.
J'ai déjà fait observer qu’au point de vue de la comparaison des intervalles mes deux sujets étaient placés dans des conditions plus favorables que s’il
se fût agi d’un rythme temporel. Mais ils avaient en outre un avantage encore bien plus considérable : ils avaient la volonté consciente de tracer leurs traits ou leurs points à intervalles égaux, et rien ne pouvait distraire leur attention de ce but unique. Dans le chant et surtout dans la diction poétique, c’est presque toujours inconsciemment qu’on cherche à ramener le temps marqué à intervalles égaux, et l'attention irréfléchie n'a pas seulement à se débrouiller au milieu des complexités et de la variété du rythme, mais au lieu de se concentrer uniquement sur ce but, elle est préoccupée d'autre part de la forme, du sens et de la valeur émotionnelle des paroles, comme de.la mélodie et de l’accentuation, aussi bien que troublée par les nuances de l'expression, qui peut modifier à chaque instant l'allure même
du rythme.