‹ Essai Sur Les Principes De La Métrique Anglaise (volume 2)Chapitre 88 sur 95 · IT · texte numérisé non relu

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Ces vers diffèrent bien peu des anciens vers allitérés : l’anacruse et les éléments faibles intérieurs sont souvent plus longs, voilà surtout la différence. | ETES | Les poésies lyriques du Ms. Harl. 2253 présentent l’allitération à côté de la rime: Ichot a burde in a bour ase beryl so bryht, ase saphyr in seluer semly on syht, Thomas Wright, Specimens of Lyric Poetry, Londres, 184, p. 25.

chaque trio de perles ou de rimes diffère des autres par la couleur ou le son, Autrement, l’œil ou l'oreille sont péniblement affectés, soit de constater sur-le-champ cette brusque interruption dans la variété du rythme — variété à laquelle ils s'étaient habitués, sur laquelle ils comptaient — soit de se trouver ensuite déçus dans l'attente d’un rythme plus complexe, que peut éveiller cette répétition imprévue(1). Cette faute est pourtant moins sensible dans le temps que dans l’espace, dans les rimes que dans le collier, parce qu'on oublie assez vite les impressions auditives, surtout quand on n’en a eu que très obscurément conscience. Il est vrai que si la répétition se produit à peu d'intervalle, elle attire forcément l'attention de l’ouïe sur chacune des deux impressions en les renforçant l’une par l’autre : aussi ne peut-elle guère laisser de se faire sentir, et sentir en général consciemment. Les traités de versification ont donc raison quand ils conseillent de l’éviter en principe.

Dans les rimes à combinaisons fixes mais variées et surtout dans les rimes mélées, sans ordre fixe, le rythme est irrégulier et à peine esquissé. Cette fantaisie et ce vague du rythme ont un charme particulier. Dans les homophonies facultatives ou arbitraires, telles que l’allitération de la poésie anglaise moderne, le rythme commence à peine, pour cesser immédiatement.

Quant au rythme des homophonies régulières, nous le sentons et l’apprécions comme les autres, consciemment ou inconsciemment, mais avec moins de vivacité que le rythme par excellence, le rythme proprement dit, c’est-à-dire le rythme intensif. Nous y sommes d’ailleurs plus ou moins sensibles suivant notre hérédité et notre éducation nationales.

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