‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 24 sur 128 · Voir ci-dessus, [>. 14 et \',k · texte numérisé non relu

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2. Ive de Chartres, lettre 95, dans les Ilisl. île Fr., t. XV, p. 112. Nous reviendrons d'ailleurs lon<jueuiont plus taril sur celte affaire et sur les suivantes. Nous voulons seulement signaler ici le rôle joué par les légats comme restaurateurs de la paix dans l'Eglise et comme juges ecclésiastiques, à côté de leur grande mission politique qui visait directement le roi lie France.

3. Ivc de Chartres, U-llres 100 cl II-», (hms Migne, Pairul. /.(/., t. CLXIl, col. 120 cl 130. Voir aussi la lettre ailressée en 1102 à Ive par Pascal 11 ManV'-\Valleni)acli, Hci/csIu, n" :'>022\

Bouchard, vit sa cause favorablement accueillie par le concile, (jui remit au Saint-Siège le soin de la trancher '.

Après avoir terminé lexamen de toutes les causés soumises à leur jugement, les légats se préparèrent à frapper le grand coup : à lancer l'anathème contre Philippe '-. Le comte Guillaume et quelques évêques dévoués au roi de France supplièrent les légats de ne pas aller jusqu'à une condamnation aussi outrageante pour leur souverain ; Guillaume avait le sentiment de la responsabilité qui lui incombait si l'excommunication était prononcée, sur ses propres domaines, contre celui de qui il tenait son comté. N'ayant pu réussir à persuader les légats, il sortit de l'église où avait lieu le concile, suivi de « quelques évêques, de beaucoup de clercs et d'un nombre infini de laïcs ». Alors, en présence des seuls partisans des droits du Saint-Siège restés en séance, les légats excommunièrent solennellement le roi. Mais, au moment où l'assemblée allait se dissoudre et où, en public, on entonnait, en guise de clôture, un cantique d'actions de grâces, un des assistants, désireux de venger son souverain, lança d'une des galeries de l'église une pierre dont il espérait frapper les cardinaux. La pierre n'atteignit qu'un pauvre clerc, qui tomba la tête fracassée. Les pères du concile surent garder leur sang-froid, et leur attitude énergique finit par en imposer aux factieux, qui vinrent, Guillaume à leur tête, s'agenouiller devant les légats en implorant leur pardon •''.

1. Il Ligue de Flavigny, Chronic, II, dans les 3/o/(. Gerin., Script., l.Xlll, p. 493. — Sur l'affaire de Robert, voir une série de lettres de Lambert, évêque d'Arras, dans IcsHisf. cleFr., t. XV, p. 184-188. — On peut encore mentionner ici la solution donnée au débat qui divisait le chapitre de Sainte-Marie d'Auch et les moines de Saint-Oriens au sujet du droit de cimetière {Ilisf. de Fr., t. XIV, p. 321) et la confirmation d'une bulle d'Urbain II par laquelle le monastère de Cellefrouin était soumis au monastère de Charroux (IJisf. de Fr., t. XIV, p. 737).

2. Cette séance finale est, au plus tôt, du 23 noveml)re, date à laquelle nous avons la preuve que le concile siéfi^eait encore. Voir la notice relative l\ Sainte-Marie d'Auch déjà citée à la note précédente.

3. Hugue de Flavigny, Chronic, II, dans les Mon. Gerni., Script., t. VIII, p. 493. D'après Cieoffroi le Gros, biographe de Bernard de Tiron, ce dernier aurait pris part au concile avec son ami Robert d'Arbrissel ; Guillaume serait rentré dans l'église, avec une nombreuse troupe, au moment où se faisait la lecture du décret d'excommunication lancé contre Philippe, et aurait excité alors ses gens au pillage et au massacre. Tandis que la plupart des pères du concile s'enfuyaient, Bernard et Robert seraient restés à leur place en face de l'émeute, que leur fière contenance aurait apaisée {Hist. de

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