PASCAL II ET LE CLERGÉ FRANÇAIS (1100-H
■ Affaires diverses.
Indépendamment du rôle (ju'il jouait en France par ses légats, Pascal n'avait pas attendu leur départ pour intervenir directement dans les affaires du clerg-é français '. Ive de Chartres, qui s'était empressé d'entrer en correspondance avec le pape dès son avènement, s'était plaint à lui de la coutume du droit de dépouille, qui sévissait dans tous les diocèses français : de même que le seigneur, en vertu de la régale, jouissait des revenus du domaine épiscopal pendant les vacances, de même, le peuple considérait comme une de ses prérogatives de venir piller le palais épiscopal dès qu'il apprenait la mort de l'évèque. Pascal répondit aussitôt (14 février 1100) en interdisant formellement à tous les fidèles de venir piller le palais épiscopal de Chartres, quand Ive ou ses successeurs viendraient à mourir '. Un mois après (li mars), c'est encore à Ive et à son confrère l'évèque de Saintes qu'il écrit ^, pour les rappeler à l'observation stricte des canons du concile de Clermont relatifs aux autels des monastères. Nous avons vu enfin comment Pascal avait correspondu avec Hugue de Lyon, qu'il avait nommé légat dans les provinces d'Asie ^, et avec Norgaud dont il avait confirmé l'élection ^.
Il est inutile de mentionner les divers monastères dont il confirma alors les privilèges. Remarquons seulement, au point de vue
1 . Le sens de ces décisions épiscopales et les conclusions à en tirer trouveront leur place dans les chapitres consacrés à Tépiscopat et au clergé régulier. Nous ne faisons ici que montrer la suite des relations directes entretenues par Pascal II, même en dehors de ses légats, avec le clergé français.