‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 28 sur 128 · Ibid., n° 5831, et voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ibid., n° 5831, et voir ci-dessus, p

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de sa i)olitique vis-à-vis du clergé rég'ulier, outre sa lettre à Ive au sujet des autels, celle ([u'il écrivit à Philippe, évêque de CluUons, pour lui interdire de forcer l'abbé de Montier-en-Der à assister aux fêtes diocésaines, comme il en avait la prétention ', et l'acte par lequel il confirma à ral)bé de Vendôme, ce fidèle ami du Saint-Siège, le droit de ne pas faire profession à son évèque '^.

Puis, naturellement, c'est son ancien supérieur, Hugue, abbé de Cluny, dont il renouvelle les privilèges \ qu'il recommande à la protection de tous les archevêques et évèques de Gaule ''. Il intervient dans un conflit qui a éclaté entre l'abbaye de Marmoutier et GeotTroi, évêque d'Angers, interdisant à ce dernier tout office sacerdotal, jusqu'à ce qu'il ait donné satisfaction aux moines de la grande abbaye '.

Sur ces entrefaites, le concile de Poitiers est terminé, les légats rentrent en Italie, et en MOI Pascal n'envoie pas de nouvelle légation en France. Jusqu'en 1102 (légation de Richard d'Albano), il s'occupera de loin du clergé français, et dailleurs, il aura fort à faire, car l'excommunication lancée contre le roi a eu pour unique résultat de rendre celui-ci encore plus insoucieux des volontés pontificales et plus cynique dans la façon vénale et autoritaire dont il prétend imposer sa volonté à son clergé.

Outre les nombreux actes d'exemption concédés ou renouvelés aux monastères français, mentionnons les confirmations de droits et de privilèges accordés aux deux abbayes de chanoines réguliers (que Pascal protégeait comme les abbayes de moines) de Chaumoussey " et de Saint-Jean-en-Vallée 7. Le pape confirme aussi des donations faites aux moines par des évêques, par exemple celles d'ive de Chartres aux moines du Bec ^. Povir resserrer les liens qui rattachaient le clergé régulier à Rome par les abbayes exemptes, il réunit Saint-Martial de Limoges à Cluny •' et, en Poitou, exige des évêques de Bordeaux, Poitiers

1. Jallé-Wiillenbach, J{i'(/csla, n"^ l\Hil -'MiH 'i [ avril 1100).

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