PASCAL IT ET LE CLERGÉ FRANÇAIS (H00-H
et Saintes qu'ils fassent justice des torts commis par de nobles paroissiens envers le monastère de Montierneuf ^.
L'épiscopat. *
Avec le clerg-é séculier, il poursuit son œuvre de paix et d'organisation. Lambert dWrras, qui était en butte aux contestations de ses voisins depuis que le pape Urbain II lui avait constitué un évèché indépendant, reçoit confirmation de ses droits par Pascal, qui délimite définitivement son diocèse -. Mais c'est surtout avec Ive de Chartres que reprennent ses relations suivies.
C'est à cette même époque que commence la longue lutte qui, pendant trois ans, va désoler l'évêché de Beauvais et à propos de laquelle Ive et Pascal uniront leurs efforts pour faire triompher le droit et la règle canonique contre l'autorité du roi de France ^.
Depuis la mort d'Anseau (21 novembre 1099) jusqu'au milieu de l'année 1100, l'évêché avait été vacant, pour le plus grand proHt du trésor royal. L'élection d'Etienne de Garlande *, faite par une fraction des chanoines de Saint-Pierre de Beauvais provoqua un grand scandale dans le clergé. Cet évêque, favori de Philippe P^', n'avait pas été élu, disait-on, dans les formes canoniques, et Ive avait aussitôt écrit aux légats Jean et Benoît pour les mettre au courant et les prier de ne pas ratifier ce choix. Invoquant une lettre récente du pape qui fixait les conditions dans lesquelles une élection épiscopale pouvait être valide, Ive attaquait celle d'Etienne. v( Au mépris de ces lettres, écrivait-il, au mépris de la volonté du Siège apostolique, se répan- .dant en paroles de dérision contre les légats (Ive pensait toucher