‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 35 sur 128 · Ive de Chartres, lettre lOo, loc. cil., p · texte numérisé non relu

Ive de Chartres, lettre lOo, loc. cil., p

6. Ive de Chartres, lettre 144, loc. cit., p. 129. Sur la date de ces événements, voir Luchaire, Louis VI le Gros, Annales, n" 17, et Introduction, p. CLxiii. M. Luchaire nous semble d'ailleurs s'exagérer l'importance du serment prêté par l'héritier présomptif de la couronne.

~. Ive de Ciiartres, lettre 110, loc. cit., p. 118.

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dut se rendre compte ([ue toute résistance était inutile pour le moment : il cherchait à ne pas blesser directement Philippe, sentant cjuil pourrait avoir besoin de son appui contre l'empereur, les antipapes et les ennemis ([uon lui suscitait, ci au lieu d'agir énergiquement, comme le conseillait 1 évèque de Chartres, il préféra temporiser : il donna k Galon la satisfaction de le sacrer évèque, puis l'envoya comme lé^at en Polog-ne (1102) '.

Il cherchait peut-être par cette diversion à fain^ oublier la tension des rapports entre la France et le Saint-Sièi;e. Ive, dans les deux lettres tpi'il lui avait adressées peu de temps auparavant, lui avait parlé du projet formé par Philippe dallera Home ou d'envoyer une ambassade auprès du pape, pour demander son absolution -, Pascal crut-il à la sincérité de ses intentions? 11 se peut que cette attitude du roi de France (bien ([uelle nous inspire peu de confiance, vu le moment où il la prenait et son serment injurieux pour l'autorité romaine) l'ait impressionné et ait provoqué chez lui un désir de conciliation à tout prix.

Pendant deux ans encore, jusqu'en llOi, le siège de Beauvais resta inoccupé '. En dehors des alVaires réglées au cours de la légation de Richard d'Albano (1102-1 lOi), ([ui nous retiendra bientôt, ces deux années ne furent marquées que par la légation de Milon de Préneste, venu en 1103 pour rétablir la paix entre les monastères de Cluny et de Vé/.elai, d'une part, et, d'autre part. Norgaud, ([ui était appuyé par son protecteur Hugue de Lyon, rentré de Palestine ''. Quant à Pascal, il n'eut guère à s'occuper du clergé de France que pour donner enfin une solution à l'affaire de Galon. Elle fut facilitée par la vacance qui se produisit à Paris, à la mort de révé([ue Foukjue, le 8 avril 1104.

Galon, en effet, sacré, nous l'avons vu ', évèque par le pape et revenu de Pologne, avait vainement cherché à se concilier la faveur du roi en investissant un des parents de ce dernier, nommé Eude, (le l'église de Beauvais •' : tenu par son serment, Philippe

1. Aussi ive (lettres 14;i 14(), dans les /iis/. de h'r., t. XV, p. 129- l.U)^ l"ap[jellc'-t-il, en ilOV, c domnum Galonein Belvacensi ecclesiae eonseciatuni » et le Iraitet-il de o eoepiscopus «'(lettre lii, loc. cil., [>. 120).

2. Ive de Cliarlies, lellies tO'i- et lO."'., Inc. cil., p. li:i-ii«i.

.{. (11., sur les désordres de ré<>lise de lieauvais à ce inoiuenl, la lettre 145 d'Ive de C-haiires, adressée à l'arehevècpie Manassès loc. cit., p 120). 4. Voir ci-dessus, p. IC).

;">. Ci-dessus, ii. 1 .

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