Jaffé-Wattenbach, Begesla, t. I, p
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rc'ponso directe à l'empereur. De plus, il consacrait le rétahlissonienl des bons rapports entre la papauté et le roi de France. De Bortrade. il n'était plus question. Philippe était l'aide et le conseil du pape, et la France allait mériter le nom, ([u'elle devait f»arder pendant deux siècles, de (îUe aînée de l'Eg-lise.
On commença d'abord, au concile, par déposer un certain nombre d'évêques allemands ^ ; puis, une fois les alîaires d'Allemagne liquidées, on promulgua des canons dont six nous sont parvenus-. Le premier est une disposition renouvelée du concile de Latran ( 1 102), qui condamne les investitures laïques en déclarant que celui qui recevra l'investiture d'une dignité ecclésiastique de la main d'un laïque, de même que celui qui consacrera cet investi, sera déposé '. Les canons 2 et 3 règlent des questions de hiérarchie ecclésiastique, établissent la nécessité de franchir tous les grades successifs de la cléricature : il fa vit être prêtre pour devenir archiprêtre, et diacre pour devenir archidiacre. Le quatrième canon vise le concubinage des clercs : interdiction est faite au prêtre ou au diacre marié ou concubin, s'il ne se sépare pas de sa compagne, de remplir ses fonctions. Enfin un autre canon s'occupe de discipline ecclésiastique en interdisant aux évêques et abbés de recevoir des excommuniés dans leurs paroisses.
Pour la lutte présente, le premier de ces canons est le seul qui nous intéresse. Il marque la volonté bien nette du pape de supprimer les investitures laïques ; mais ce ne devait être qu'une manifestation platonique, car il n'avait ni qualité pour empêcher un souverain, remettant une terre à son vassal, de lui en conférer l'investiture comme il l'entendait, ni surtout le pouvoir d'empêcher l'empereur de faire ce qui bon lui semblait.
Ce canon, promulgué en France, ne semble pas s'appliijuer aux élections qui avaient lieu dans le clergé français \ Le roi et le
1. Cf. .Iaflo-\VatUMil)ach, li<'(/t'slM. ii"'* 6143-6145. C'est de Troyes aussi que Pascal notifia à Bi-iino do Trèvos l'oxcomuiunication lancée coulro l'évoque do N'crdun Hiclici'. Voir Gcxta «"/jjs'co/). Mrodiin., dans l(>s Mon. Gerni., Scrif)!., t. X, p. ."iOO.
2. Mansi, Sncroruin vonrilionim nora cl niiiplixsiin;! (•olleclio, t. XX, col. 122;^.
3. Ce qui j»rouve que souveiil, et luèuH' irordinaire, l"ia\ osliluce |»réoédait la consécration.
4. Nous voyons an nu^'Uie nionienl, à propos de réieelioti de Heinis, le roi donner rinvcsliliire à Gervais, non consacré, et le pape consacrer Uaoul, non investi.