‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 62 sur 128 · Jaffé-Wallenhach, lictjesni, n"» HHB-CllK · texte numérisé non relu

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LE PAPE ET l'ÉP1SC01>AT 65

Saintes et Bordeaux que Pascal désig-ne pour faire justice des torts commis par certains nobles au couvent de Montierneuf ^ C'est donc par l'intermédiaire des évêques que le pape protège les monastères, règ-le leurs conflits ou punit leurs scandales. Il agit de même avec les chanoines réguliers, quand il recommande l'abbaye de Saint-Quentin de Beauvais à l'évêque Galon contre les violences des clercs de cette ville ~.

Mais, dans la plupart des affaires, le pape juge directement, surtout quand il s'agit de querelles entre les deux clergés. Arbitre impartial, il donne raison tantôt à l'évêque, tantôt au monastère, suivant que le droit lui semble être du côté de celuici ou de celui-là. Il prend le parti des moines de Marmoutier contre l'évêque d'Angers •^, interdit à l'évêque de Châlons Philippe de forcer, au nom des prérogatives épiscopales, l'abbé et les moines de Montier-en-Der, à venir pour les grandes fêtes k Ciiâlons ^ et favorise manifestement certaines abbayes contre l'épiscopat en les exemptant de la juridiction de l'ordinaire ^ et en brisant la manifestation même de cette juridiction, si elle a failli à la justice ''•

Mais il n'est pas un partisan aveugle du clergé régulier contre l'épiscopat. Non seulement il rappelle certains a])bés, comme Adam de Saint-Denis, aux devoirs et à la soumission qu'ils doivent à leur évêque ", mais, à ce sujet, il s'élève avec véhémence contre ces privilèges qui faisaient la force du clergé régulier, « pro pravis et malis collecta ». Ses rapports avec le clergé séculier montrent assez combien il voulait se faire de tous les évêques français des amis et des auxiliaires pour la grande œuvre de réforme : il cherchait avant tout une paix qui permît de faire de bonnes choses. Non seulement il règle les conflits, mais encore il cherche k les éviter. Le soin qu'il met, en 1101, à délimiter le diocèse de Lambert, qu'il confirme comme

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