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!). Voir (iulliii christinna, l. IX, col. STCi
Cl. (Test l'expression doul se sort 1\(' de (llKutri's en parlant de lui, IcUrc '.i:;, dans li-s llisl. de Fr., I . XV, p. 1 12.
A Amiens, l'évêque Gervinus avait, en 1 1 02, abandonné son siège épiscopal pour se retirer à Marmoutier. Il passait pour « faible d'esprit « *. Son successeur, nommé en 1104 seulement, fut, au contraire, GeofTroi, l'éminent abbé deNogent-, dont Guibert (qui l'y remplaça) fait un grand éloge •^. Il n'était venu au collège électoral que comme représentant d'un archidiacre, portant un mandat pour l'élection ; à son grand étonnement, c'est lui qui fut nommé '*. Une fois élu, une délégation se rendit auprès du roi pour lui demander son assentiment. Philippe, apprenant ce résultat, rendit grâce à Dieu, car Geoffroi lui était cher (( en raison de sa sainteté » ; il confirma son élection, suivant l'usage, et donna ordre de procéder au sacre \ Acclamé et confirmé au concile de Troyes, où les électeurs le présentèrent au légat Richard d'Albano, il fut consacré à Reims par Manassès devant Lambert d'Arras.
L'attitude du roi ici est à remarquer. Il a sans doute prolongé à dessein la vacance du siège, pour le plus grand profit de son trésor, qu'alimentait le prodviit des régales ; mais il n'est intervenu en rien dans l'élection, n'a exercé aucune pression sur le corps électoral, et après l'élection, en face de ce prélat cher à l'église et cher à Rome, évêque modèle, d'après ce qu'en disent les ecclésiastiques du temps, il s'empresse de donner son assentiment, de faire hâter la cérémonie par laquelle il deviendra véritablement l'évêque d'Amiens et exprime son contentement de voir choisir un aussi saint homme. Que cette attitude lui ait été dictée en partie par les événements, le concile de Troyes et le concile de Beaugency, la présence de Richard d'Albano et sa prochaine absolution, c'est possible. Mais, en tout cas, il ne faut pas nous montrer en Philippe un roi hostile à i.oute honnêteté, à toute observation des règles canoniques, à toute personne vraiment « idoine "choisie pour être évêque. 11 cherchait à avoir un clergé
1. S. Godefridi Amhianensis eplscopi vila, dans les Ilist. de Fr., t. XIV, p. 175.