Ibid
.3. De rila. sua, II, 2, éd. Bourgin {Coll. de textes pour V élude et Venseign. de riiistoire), p. 100.
4. Guiberl, loc. cit., p. 111, et S. Godefridi ritu, loc. cil.
ij. Telle est du moins la manière dont M. Imbart de La Tour, Les élections épiscopales dans V Eglise de France du IX'^ au XII"^ siècle, p. i4;j, inter- ])rète le texte de la Vita Godefridi.
B. Mi)>oD. — Pascal II et Philippe /". 6
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docile et iiulôpeiuliinl à IV'g'iird do Koine, non un clerj^'i! corrompu. Lors(|ue K' ciuuli(lat-c"V(>i[ui' ou révèque-ôlu n'est pas un de ces prélats loiiL dévout'-s ;i U(»ine et hostiles à la cause du roi et d'un clergé « gallican » et indépendant, le roi n'intervient même pas dans l'élection et s'en réjouit, au contraire, pour l'église. Dans le cas présent, il paraît que GeofCroi trompa l'attente de ceux qui l'avaient élu et que « la uiontag-ne », comme dit (iuibert de Nog'ent, *> accoucha d'une souris » '.
A Meaux, en 1102, meurt l'évèque Gautier de Chambly. En IIO.'J, il est remplacé par Manassès, un lin lettré. Au sujet de cette élection nous savons seulement que larchevôque de Sens, Daimbert, avait convoqué ses sullVagants pour l'examen canonique et la confirmation et qu'Ive de Chartres, en particulier, envoya son approbation par lettre, avec ses excuses de n'avoir pu se rendre à la réunion ; eniin que, sur les instances d'Ive, Daimbert consacra l'élu, après des dillîcultés survies on ne sait d'où 2.
A. Soissons, en 1104, l'élection de Manassès, fds du comte de Soissons, se lit sans dillicultés ni contestations, après la mort de l'évècjue Hu^ue de Pierrefonds, qui s'était croisé en 1101 et avait succoudîé deux ans après à Aquila en revenant d'Orient 'K
A Beauvais, le transfert de Galon '' n'avait pas été une solution. Philippe ne voulait pas indisposer Pascal en imposant Etienne de Garlande, et d'un commun et tacite accord, on procéda à une nouvelle élection. GeolFroi de Pisseleu, qui était candidat, était peu estimç dans le clergé réformiste : en effet, en lODG, au moment de l'élection de Sanche au siège d'Orléans, Ive de Chartres avait écrit à Hugue de Lyon pour flétrir les manœuvres auxc[uelles il s'était livré alors en qualité de sous-doyen de l'église de Tours -' pour favoriser contre Sanche l'archidiacre Jean, connu par sa débauche. En 1103, écrivant à Eude, chanoine de Saint-Quentin de Beauvais, Ive de Chartres lui parle d'un personnage dans lequel on reconnaît facilement Geod'roi et dont il dit se métier beaucoup '^. Geoffroi, comprenant cjue le