Cf. Imbai'L de La Tour, o/j. cil., p
l)(i ciiAi'i iiîi': III
ohscMM'i' la coulunu' du \i'' siôcle, à exercer rinvesLilure préalablt'. l^^n cédant plus lard sur ce point, Louis VI devait se luon- Irer un continuateur peu fidèle de l'œuvre entreprise par son père.
D'ailleurs, si l'œuvre de Philippe I*"'" ne s'est pas réalisée, la faute n'en est pas à Louis VI tout seid. L'épiscopat lui-même ne se rendait pas bien compte de ses intérêts, de ses besoins, de ce (jui faisait sa force et son indépendance. En cherchant à échapper à l'autorité des archevêques, ([uils sentaient trop près d'eux, pour ne dépiMidre ([ue du |)a[)e, dont le [)ouvoir plus éloigné leur siMublait moins pénible à sup[)orter, les évêques en arrivèrent à amoindrir leur indépendance nationale au profit de la suprématie du Saint-Siège. Le mouvement commencé au IX'' sièck\ à la faveur des fausses décrétales pour émanciper les évêques du pouvoir des métropolitains, aboutit, au xii'', à la diminution du pouvoir et des métropolitains, et des évêques, au profit de la papauté.
Ce n'était pas là ce qu'avait voulu Philippe I'''. Il avait rêvé une France miie, un clergé collaborant à l'œmvre nationale, indépendant, soumis à son roi, et non à Rome. Son successeur n'a pas compris son œuvre ; la papauté, avec qui Philippe avait pourtant fini par savoir vivre en bonne intelligence, s'est montrée plus exigente avec Louis VI qu'avec son père. Louis a cédé ; il a laissé l'épiscopat s'affaiblir, et a préparé ainsi le triomphe de la papauté.