‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 92 sur 128 · Jaffé-Wattenbacli, liej/esla, n · texte numérisé non relu

Jaffé-Wattenbacli, liej/esla, n

7. Cf. (Carlulaire de Saint-Pùre de (Uiarlres, éd. (iuérard (Coll. des docudocuments inédits), p. 257.

H. Jairé-Wattonl)ach, Ih-f/esl.i, n" 01 V9.

l'exemption 103

y avait abus, puisque l'évêque touchait une redevance correspondant à une fonction qu'il n'exerçait pas. Il faut distinguer ces droits somptuaires transformés en cens, des droits, qui ont toujours consisté en un cens, comme la circata, ou comme la redevance touchée pro visitafione, de même nature que celle que l'évêque prélevait sur ses diocésains lorsqu'ils venaient au synode. Car la « visite » était une occasion pour l'évêque de recevoir une redevance. C'est cet ensemble des droits, ainsi conçus, auxquels s'appliquent les termes si souvent rencontrés dans les privilèges des rnolestiae et exactiones ^.

Parmi les droits entraînant redevances par eux-mêmes, nous avons encore à mentionner le synodus'', qui est d'abord pour l'évêque le droit de convoquer l'abbé et les moines au synode diocésain, droit d'autant jdIus pénible aux réguliers, que leur présence à un synode souvent lointain était ensuite pour l'évêque une occasion de leur demander une offrande ^. Outre le synode, les grandes fêtes religieuses étaient souvent pour l'évêque un motif de convoquer les moines et abbés de son diocèse, soit pour donner à ces fêtes un plus grand éclat, soit pour les mettre encore à contribution en leur faisant payer une nouvelle redevance ^.

D'autre part, l'évêque avait le droit de venir dire des messes à l'abbaye et dans les chapelles qui en dépendaient '. Ce droit était la manifestation de la puissance de l'ordinaire, la preuve de sa suprématie.

Enfin, certains évêques pouvaient prélever une partie des dîmes et des offrandes de toute sorte, dons et aumônes, que percevait le monastère, toucher des droits sur les cimetières et les sépultures, et empêcher les moines d'enterrer qui ils voulaient où ils voulaient ^.

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