‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 97 sur 128 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

3. Ibid.,n° 6005 (confirmation d'une bulle de Grégoire VII indiquée /Ajrf., n» 5079).

4. Notons toutefois que les filiales de Cluny étant considérées comme de simples prieurés, leurs abbés sont soustraits, eux aussi, à la consécration épiscopale. Il en résulta d'assez graves conflits, dont le plus retentissant fut, à cette époque, celui qui éclata entre Cluny et l'évêque de Poitiers qui avait consacré Bernard, nommé abbé par les moines clunisiens de Saint- Cyprien de Poitiers en dépit du chef d'ordre (voir la Vie de Bernard, dans les Ilist. de Fr., t. XIV, p. 166 et suiv.).

5. Voir Compain, Etude sur Geo ff roi de Vendôme^ p. 154-157. — On ne peut admettre que le j-écit fait par le chantre Miles Crespin (Migne, Pat roi.

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Mais la profession était une des oblig-atioiis ([ui pesait le plus lourdement aux abbés. aux([uels elle rappelait leur tlépendance vis-à-vis du dioeés;iin ; el, dans la pratique, sous Pascal II, les exemptions de })rofession se multiplièrent: c'estd'abord l'abbé de Saint-Bertin qui en est exempt ' ; Ilu^ue de Lyon accorde le même privilège à l'abbé de Neufmoutier Ro])ert, en dépit des protestations de l'évèque de Chàlons -. Les moines de Saint-Germaindes-Préschassent leur abbé, Guillaume, coupable d'avoir accompli son devoir, en faisant profession à l'évèque de Paris Galon 'K A Marmoutier, la lutte est perpétuelle : Ive de Chartres discutera encore en 11 11 avec l'archevêque de Tours Baoul, pour savoir si la profession faite par l'abbé Guillaume, élu en 1103, est suffisante, quoique seulement verbale, ou s'il faut aussi la faire avec la main *. Avant Hilgot, c'est l'abbé Bernard quia besoin de l'appui du même Ive pour s'imposer à quelques-uns des moines du couvent, qui ne veulent pas le reconnaître, sous prétexte qu'il a reçu la bénédiction d'un évêque excommunié, et surtout qu'il a fait profession d'obéissance avant d'être béni. Cet acte de soumission d'un abbé élu à un évêque avait mortifié l'orgueil des moines. Comme ceux de Saint-Germain-des-Prés, ils voulaient chasser leur abbé. Ive alors chercha à tout concilier en leur disant : si Bernard a fait ainsi profession, cela n'a aucune importance, car l'abbé est fait abbé par l'élection de ses frères et non par la consécration épiscopale, et, d'autre part, si Ion attache de l'importance à la consécration, Bernard a eu parfaitement raison d'ag-ir comme il a fait, car <( les chefs des établissements monastiques doivent montrer envers leurs prélats cette obéissance qu'ils veulent obtenir de leurs inférieurs », afin « ((ue les membres du corps du Christ puissent être iniis tous ensemble » •'.

D'ailleurs, cette résistance des réguliers à l'obédience due aux

lat ., t. CL, col. 720), suivant lequel l'abbé du Roc aurait refusé de faire profession devant le légat Jean, corresponde à l'époque (jue nous étudions. Le légat Jean n'est pas celui qui vint avec Benoit au concile de Poitiers, eu 1100, mais Jean de ('rémone, et l'affaire se place sous Louis \'l.

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