DES RRPRUPLEMISNTS ARTIFICIELS AU POINT DE VUE
la meilleure influence. Leur trayail s'en ressent en quantité et en qualité.
14. RÉSULTATS ÉCONOMIQUES. — Si le sylvicultcuT veut bien suiTore tout ou partie des règles qui viennent d'être énoncées, il sortira bien vite de la période de tâtonnement qui précède toujours nécessairement Torganisation rationnelle d'un chantier. Le compte journalier des dépenses et des travaux faits révélera nettement ces bons résultats. La dépense qui, dans les premiers jours, était relativement considérable, diminuera d'autant plus rapidement les jours suivants que les ouvriers se familiariseront mieux avec leurs tâches respectives, et que le directeur des travaux aura mieux réussi à combiner tous les efforts.
15. Le chef de chantier. — Il est d'une économie intelligente de choisir un bon chef de chantier ou surveillant, interprète fidèle de la pensée et des préceptes du msdtre. Si le nombre des ouvriers est restreint, ce chef de chantier travaillera lui-même; si ce nombre est grand , il devra jouer le rôle de surveillant et de directeur des travaux. Il recevra dans tous les cas une paye supérieure à celle des ouvriers les plus capables du chantier dont il aura la responsabilité et la direction.
16. Des frais de repeuplement. — La question des l^ais de repeuplement touche trop directement les intérêts financiers du sylviculteur pour qu'elle lui soit indifférente. Celui-ci est doublé d'un rentier, d'un capitaliste, d'un propriétaire. Il ne repeuplera certainement pas les vides et clairières de sa forêt s'il n espère pas en tirer, pour lui ou pour ceux qui recueilleront le fruit de ses travaux, un profit quelconque qui se traduira finalement en argent.
n est donc essentiel d'employer le moins d'argent possible, ei de faire des repeuplements économiques.
Mais ici il faut bien nous entendre. L'économie ne doit jamais être poussée à l'excès, car les modes culturaux les plus reeoramandables ne sont pas toujours ceux qui occasionnent le moins de l^ais, et les économies intempestives équivalent en réalité à une augmentation injustifiable de la dépense.
17. La véritable économie. — «Qui plante chèrement plante sûrement », dit un proverbe forestier. On peut dire avec plus de vérité que celui qui plante chèrement plante souvent à meilleur marché que celui qui vise, dans le principe, à ime économie mal entendue. En lésinant mal à propos sur les firais du repeuplement