INTRODUCTION XV
Si le nouveau propriétaire veut faire des sacrifices fruc^ tueux, il améliore sa propriété par des drainages, irrigations, conversions en prairies, plantation de pommiers ou d^arbres de haute tige sur les haies, encouragements donnés à ses fermiers pour Tacquisition et l'emploi de machines ou d'engrais, etc., etc. Nous connaissons des baux dans lesquels le fermier s'engage vis-à-vis du propriétaire à payer l'intérêt à 5 p. 100 de toutes les sommes dépensées par le bailleur pour l'amélioration de sa propriété pendant toute la durée du bail.
Il en est de même en sylviculture. Le propriétaire forestier qui améliore sa forêt, en regarnissant les vides et clairières qui la déshonorent, place son argent à 3 p. 100 au moins, souvent à 4 et 5 p. 100, parfois h 8, 10, et 15 p. 100.
Les» exemples abondent sur ce point capital. Il nous suffira d'en citer quelques-uns, en appliquant les principes posés plus haut relativement au capital engagé et aux revenus obtenus.
30. Un taillis en sol moyen. La premièee coupe. — Un terrain de consistance et fertilité moyennes, d'une valeur vénale de 700 fr. Thectare, fut planté en essences feuillues, chêne, charme et bouleau, en 1834. Depuis cette époque, le bois a été coupé trois fois, à des intervalles égaux de quinze ans, et la dernière fois en 1879. Le propriétaire ayant tenu un compte exact des sommes dépensées et des revenus périodiques obtenus, lors des première, deuxième et troisième coupes, il est facile de calculer les taux de placement successifs et croissants sous le régime desquels la forêt a été placée.
Capital engagé pendant la première révolution du taillis, par hectare :
lo Valeur du fonds 700fr. \
2<» Repeuplement du terrain, tous frais compris . . 300 i m ^f^^f
3® Entretien et binages pendant trois ans .... 150 L
4t^ Remplacements et dépenses imprévues .... 50 /
La première coupe, en reboisements feuillus, est toujours inférieure à la seconde et celle-^i à la troisième. Il faut un certain temps aux souches pour se constituer solidemei^t en