‹ Essai sur les repeuplements artificiels et la restauration des vides & clair�eres des for�etsChapitre 8 sur 150 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

terre et donner des rejets forts et nombreux : ce résultat n'est obtenu qu'avec un peuplement anciennement établi.

Â^ussi la première coupe, faite en 1849, n*a-t-elle donné qu'un produit net de 550 francs. A cette époque, un voisin offrit, après la coupe, le prix de 1.200 francs pour Thectare exploité, mais garni de souches vivaces ; le propriétaire fit son calcul, et malgré la modération du taux de placement obtenu, il refusa TofiTre qui lui était faite, et il eut raison, comme on va le voir.

La valeur de Thectare, avec la coupe, était en effet la suivante :

Produit de la !'• coupe 550 fr. i -k/i f

Valeur véDaU du fonds garni de souches . . . 1.200 \ '* ^'

Or un capital de 1.200 francs, placé à intérêts composés pendant quinze ans etdonnant 1.750 francs fonctionne au taux de 2.60 p. 100.

31. La deuxième coupe. Elévation du taux de placement. — A la deuxième coupe, qui fut faite en 1864, le produit net s'éleva, comme on pouvait le prévoir, à 660 francs. Le prix de 1.400 francs fut offert, mais sans succès, pour le fonds garni de souches.

Le revenu total, à la deuxième révolution, était le suivant:

Produit de la 2« coupe 660 fr. ^ g q^q ^^

Valeur vénale du fonds garni de souches 1.400 ^

Or un capital de 1.200francs(valeurvénale du fonds garni de souches, au commencement de la deuxième révolution), placé à intérêts composés pendant quinze ans et donnant 2.060 francs, fonctionne au taux de 3,66 p. 100 sensiblement.

Le tauxdeplacement s'est donc élevé. De plus,le terrain, aprèiî Texploitation de la deuxième coupe, est garni de baliveaux etde quelques modernes (arbres réservés lors de la première coupe).

32. La troisième coupe. — A la troisième coupe, faite en 1879,1e produit net s'est élevé à 1.200 francs. Des experts lorestiers ont donné au terrain, garni de baliveaux de trois âges et de souches en plein rapport,!la valeur de 1.600francs par hectare

INTRODUCTION XVir

Le revenu total à la troisième révolution est donc le suivant:

Produit de la 3« coupe 1.200 fr \

Valeur vénale du fonds garni de souches et > 2-800 fr.

de réserves 1.600 ;

Or un capital de 1.400 francs placé à intérêts composés pendant quinze ans, et donnant 2.800fpancs, fonctionne au taux de 5,10 p. 100.

Le taux de placement s'est encore élevé, et il n'est pas douteux que, dans quinze ans, quand aura lieu la coupe de 1894,lo revenu ne soit notablement plus élevé encore, à cause des produits précieux que pourront fournir les arbres laissés sur pied enl849 et 1864, arbres qui auront soixante ans et quarantecinq ans, et donneront des bois de merrain et d'échalas fort recherchés dans la région.

33. Vente DU fonds, bboprunt sur garantie. — Le propriétaire qui avait fait le placement avantageux qui précède vient de mourir. Magré des offres séduisantes faites par un spéculateur qui comptait défricher le terrain pour y établir une exploitation industrielle, les héritiers du reboiseur de 1834 ont décidé que le bois planté par leur père ne serait pas aliéné, et qu'il serait maintenu dans Tindivision. Seulement, comme ils n'en retireront un premier revenu qu'en 1894, ils ont emprunté au Crédit foncier, au taux de 4,85 p. 100, une somme amortissableen soixante ans, représentant la moitié delà valeur de leur propriété boisée. Cet emprunt avantageux leur servira à payer les frais de mutation de la succession de leur père, sans toucher au capital forestier que celui-ci leur a légué.

34. Une pineraie en sol pau^^re. — Comme deuxième exemple, nous citerons un semis de pin maritime effectué en 1844, sur un sol assez aride,d'une valeur de 200 francs l'hectare. La coupe a été faite en 1879. La valeur du fonds a été estimée 400 fr. après l'exploitation .

Le capital engagé en 1844 était le suivant :

1* Valeur du fonds 200fr.

2o Frais de repeuplement et d'entretien .... 100

( 300 fr.

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