‹ Essai sur les revendications colonialesChapitre 35 sur 74 · VEN · texte numérisé non relu

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En juillet 1936, cent-vingt membres de la majorité, parmi lesquels se trouvaient M. Amery et M. Austen Chamberlain présentaient la motion suivante : « En raison de l’incertitude qui règne dans l’Empire et de la propagande sans cesse croissante que l’Allemagne répand en Afrique et ailleurs, la Chambre est d’avis qu'avant les vacances le Gouvernement de Sa Majesté devrait réaffirmer explicitement qu’il fait sienne la déclaration faite en mars 1935 par Sir John Simon », exprimant ainsi le refus de soumettre à une discussion, quelle qu’elle fût, le transfert d’un territoire. Le Premier Ministre répondit alors, le 27 juillet, que la question serait traitée ultérieurement ; un peu plus tard, en effet, M. Anthony Eden faisait, à propos de ces problèmes, d'importantes déclarations. Il rappelait qu'aux graves questions soulevées par les revendications coloniales allemandes, le Gouvernement anglais n'avait pu trouver de solution. Il espérait que «en conséquence, en présence de tant d’autres problèmes internationaux qui demeurent posés, mais dont le règlement a fait de sérieux progrès durant les jours qui viennent de s’écouler, on ne désirera, dans aucun parti, introduire dans les discussions des motifs nouveaux de divergence ». Ces déclarations n’ont pas satisfait certains membres de la majorité, tels que M. Chamberlain, qui ont manifesté le regret que l’incertitude de l’attitude anglaise et son absence de fermeté aient fortifié des revendications qui naguère encore demeuraient sans vigueur, de sorte qu’en définitive l'Angleterre se voyait réclamer ou bien une redistiibution de territoires, ou bien une « compensation » (4).

(4) V. à propos de cette séance H. Labouret, Afrique française, novembre 1936.

On voit qu’au début de l’été 1936, les déclarations gouvernementales cessaient d’avoir le caractère catégorique qu’elles possédaient auparavant.

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