B) LES GARANTIES D'ACCÈS AUX TERRITOIRES COLONIAUX PRODUCTEURS
De très nombreuses autorités se sont montrées favorables à un aménagement des conditions actuelles d’accès à l’exploitation des territoires coloniaux.
Ce souci général a inspiré tout d’abord une série de propositions qui sont venues défendre le principe traditionnel de la « Porte Ouverte ». L’idée d’une extension à de nouveaux territoires du domaine d’exploitation de la règle de l’égalité économique a été soufenue en particulier par Lord Lugard (34), et en Grande-Bretagne encore par M. Charles Roden Buxton (35) et le parti travailliste britannique (36), en Belgique par de nombreuses personnalités (37), en France par M. Jean Bosc,
(33) Wallace Mc Clure, World Prosperity, New-York, 1933, p. 374.
(34) Lord Lugard, « The Basis of the Claim for Colonies », International Affairs, janvier-février 1936. — Articles dans le Times, notamment, le 14 janvier 1936.
(35) Ch. Roden Buxton, The Alternative to War, London, 1936.
(36) Cf. The Demand for Colonial Territoires and Equality of Economic Opportunity, publications du Labour Party, Londres, août 1936,
(37) V. supra, p. 300.
président de la Commission Sénatoriale du Commerce (38).
D’autres opinions, inspirées d’un même souci, se sont efforcées de tenir compte des difficultés que présente aujourd’hui l’application de la garantie précédente, garantie dont l’octroi ne parait aujourd’hui très vivement souhaité par aucune des parties en cause. Les représentants de ces opinions ont attiré l’attention sur l’intérêt plus vif que présenterait aujourd’hui la création de Compagnies Internationales à Chartes dans les territoires coloniaux.
a) Extension du domaine d'application de la règle de la porte ouverte
On examinera les intérêts de la proposition présentée avant d’en rappeler les difficultés d'application.