‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 132 sur 169 · Margry, op. cit., p · texte numérisé non relu

Margry, op. cit., p

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de notre histoire coloniale et nationale. Cela explique du reste le ton souvent quelque peu «journaliste » de cet opuscule. Il est regrettable qu'un homme aussi informé que Margrj n'ait pas consacré un travail de plus d'importance et de tenue j^lus sévère à une histoire aussi intéressante et qu'il connaissait si bien K

Leroy-Beaulieu (Paul). — De la colonisation chez les Peuples Modernes : [première édition], Paris, Guillaumin, 1874, in-8 ; [cinquième édition, complètement remaniée et considérablement augmentée, Paris, Guillaumin, 1902, 2 vol. in-8, t. I, XXV et 538 pp.; t. II, 725 pp.

Il faut consulter notamment : Première partie Histoire; Livre premier : De la colonisation antérieure au xix^ siècle ; Chapitre V : De la Colonisation française. Dans l'édition de 1902, les pp. 155 à 167 du tome I sont consacrées aux Antilles dans la première période de leur développement économique. L'auteur y a lésumé à g-rands traits ce que Ton sait des origines de nos colonies des Antilles, tout en l'enveloppant de considérations intéressantes, agréablement présentées.

Margrv (Pierre). — Origines françaises des pays d' Outre-Mer. Les Seigneurs de la Martinique. — Revue Maritime et Coloniale, t. LVIII (juillet à septembre 1878), pp. 28 à 50, 276 à 305 et 510 à 547.

Le premier titre de ces articles, qui leur est commun avec la collection de « Mémoires et Documents » publiée par l'auteur sur les établissements français dans l'Amérique du Nord, donne à penser que Margrj voulait faire paraître un volume sem-

1. Citons ici deux pièces suscitées, à des points de vue différents, par la publication de Margry :

Gholet (L'abbé). — Notice sur le Chéne-chapelle d'AlloiiviLle-Dellefosse suivie d'une noLice historique sur Pierre Belain d'Esnamhuc [onduleur de la puissance française aux Anlilles. — Bolbcc, Valin, 1863, in-8 (Hibl. Nat. Lk" 10821).

DivAL fJ.). — Origines Iransallanliques, Belain d'Esnamhucel les Normands aux Anlilles. — Bulletin de la Sociélc de Géoj^raphic, août J86i(Bibl. Nat. G 10307).

blable sur les Antilles, et dont ces articles étaient la première ébauche. Cette courte étude, consacrée en somme k Jacques Dyel du Parquet, à sa famille et surtout à ses fils, constitue un travail très sérieux sur les premières années de la Martinique. Pour le faire, Margry s'est servi surtoutde Du Tertre, des Annales de Dessalles, des Archives Coloniales et notamment du registre F- 19, de la chronique anonyme de la Grenade (qu'il avait copiée chez les Jésuites), de documents généalogiques de la Bibl*^ Nat^*^ et de « Registres du notariat déposés au Palais de justice de Rouen». Mais à part cette dernière mention d'ailleurs imprécise, il ne dit jamais où il a pris ses documents, et ceci rend son travail très difficile à utiliser. Il est vrai que cette étude des « Seigneurs de la Martinique » était une suite d'articles de revue, et c'est peut-être ce qui explique pourquoi Margry a travaillé avec une patience d'érudit, et écrit avec la liberté d'un publiciste.

Zaragoza (Justo). — Piraterias y agresiones de los ingleses y

de otros piieblos de Europa America Espaiiola desde elsiglo

XVI al XVIII deducidas de las ohras de D. Dionisio de

Alsedo y Ilerrera. — Madrid, Hernandez, 1883. In-4,

3 cartes.

En dehors d'une introduction de M. Zaragoza, de 130 pp., ce volume ne contient que des réimpressions annotées d'ouvrages devenus rares de Denys de Alsedo, notamment son Aviso historico, publiée à Madrid en 1740. Contrairement à ce que promet le titre, c'est surtout du xviii^ siècle que traitent ces ouvrages et notamment des possessions de l'Espagne dans l'Amérique continentale.

Marcel (Gabriel). — Documents pour V histoire des colonies françaises. — 2. Le surintendant Fouquet^ vice-roi d'Amérique. — Revue de Géographie, 1885, t. XVI.

Dans cet article, M. G. Marcel, s'appuyant sur les papiers de la cassette de Fouquet et sur certain document des archives des Affaires étrangères, se propose de démontrer que Fouquet avait

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fait acquérir la charge de vice-roi d'Amérique par une de ses créatures pour étendre son influence et surtout ses sources de gains illégitimes.

Gastonnet diîs Fosses. — Les Origines de Saint-Domingue . — Angers, 1886, in-8 [Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers, nouvelle série, t. XXVIII, 1885, pp. 324-379).

Article de vulgarisation plutôt qu'étude scientifique, ce petit mémoire dérive de sources connues et n'en fait point connaître de nouvelles.

Pigeonneau (H.). — Histoire du Commerce de la France. — Paris, Cerf, 1889. 2 vol. in-8.

Voir au t. II, pp. 435 à 440, Thistoire très abrégée de la Compagnie des Isles de l'Amérique. On aurait tort de consulter seulement quelques pages de cet ouvrage remarquable qui tient le milieu entre celui de Bonnassieux et celui de M. P. Leroy- Beaulieu, et les surpasse l'un et l'autre moins par les idées et l'exposition que par la documentation. M. Pigeonneau ne pouvait, dans un ouvrage d'un plan si vaste, dépouiller des documents inédits, mais il offre en revanche une série considérable de références précieuses tant à des collections de textes qu'à des traités rares et intéressants. Il faut connaître surtout son étude sur les relations de la France avec l'Amérique en général aux xvi*^ et xvii^ siècles (t. II, liv. I, chap. II, et liv. II, chap. II et III). Il serait infiniment désirable que le 3*^ volume de cet ouvrage, que la mort n'a pas permis à son auteur d'achever, fût enfin publié. L'époque de Richelieu que devait traiter ce volume est précisément l'une de celles où Thistoire de notre activité commerciale est tout à la fois la plus intéressante et la moins connue.

Bonnassieux (P.). — Les Grandes Compagnies de Commerce, Elude pour servir à Vhistoire de la colonisation. — Paris, 1892. In-8, iv-562.

(( Compagnie de Saint-Christophe ou des Iles d'Amérique », pp. 360 et ss. Le travail gigantesque entrepris par M. Bonnassieux n'était possible qu'à la condition d'être superficiel. L'auteur l'a compris et n'a guère puisé qu'à des sources de seconde main. Seulement, il n'a pas eu le temps de les critiquer, et il en résulte qu'il est non seulement incomplet, mais souvent même inexact. Ce livre devra être lu avec la plus grande réserve, et le mieux, même, pour un travail approfondi, serait de ne pas le consulter du tout, car il ne donne aucune référence utile K

Chailley-Bert (J.). — Les Compagnies de colonisation sous r Ancien Régime. — Paris, A. CoHn, 1892. In-18.

Ce bref résumé d'une grande histoire est écrit pour les économistes et les hommes politiques. Il ne pouvait être question de documenter un traité de ce genre. On doit savoir gré à l'auteur de son exposé clair et de ses idées intéressantes.

GuËT (J.). — Origines de la Martinique. Le Colonel François de Collart et la Martinique de son temps. Colonisation^ sièges^ révoltes et combats de 1625 à 1720. — Vannes, Lafolye, 1893. In-8, 406 pp., portr., 1 carte. •

Cet ouvrage « n'est pas uniquement une biographie. C'est le récit des commencements de la Martinique, ayant pour cadre l'histoire d'une famille... Les documents ayant servi à composer ce travail, proviennent pour la plupart des archives coloniales conservées dans la Métropole. Les autres... ont été communiqués par la famille elle-même '-. » Ce livre pourrait donc être du plus grand intérêt pour l'histoire de la Martinique. Son auteur occupait aux Archives Coloniales un poste le mettant plus à même que personne de puiser aux sources les meilleures pour toute espèce de travail relatif à nos colonies. Malheureusement

1. Cet ouvrage a du reste été souvent critiqué, notamment par M. ViGNOLS (L.). — Les anciennes Compagnies de commerce et Vouvrage de M. Bonnassieux. — Rennes, 1893 {Ann. de Bretagne, avril 1893, p. 494-513).

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