FRACTIONNEMENT DES ARCHIVES DES COLONIES
de suite T administration de ce département. Dès 1660, il conservait les mémoires que ses agents lui adressaient *, et dès 1665 il signait pour Lionne les ordres relatifs à la marine et les faisait relier à ses armes. A partir de 1669, date où le ministère de la marine devint autonome -, les archives de cette administration eurent une existence régulière dont l'histoire n'est plus à faire ici.
Bientôt l'accroissement normal de ce dépôt, qui recevait indistinctement les documents de tout ordre relatifs à la marine et aux colonies, provoqua un premier démembrement de ses fonds. En 1720, l'on crut devoir distraire des archives de la marine les documents cartographiques qu'elles renfermaient, et cette collection constitua le noyau d'un dépôt nouveau dit : dépôt des cartes et plans de la marine ^. Toujours dépendant du même ministère, mais accru de son côté de tous les documents hydrographiques, géographiques et même nautiques rapportés par les officiers du roi de leurs campagnes lointaines, ce dépôt a poursuivi dès lors ses destinées séparées et subsiste encore sous le nom de Service hydrographique de la marine.
En 1765, la perte du Canada provoqua la formation à Rochefort d'un dépôt où furent centralisés les papiers administratifs provenant des colonies cédées à l'Angleterre. Ramenés quelques années plus tard à Versailles où les archives de la marine avaient en 1763 rejoint les autres services centraux de ce département, ces documents coloniaux amenèrent dans ces archives une division nouvelle. En 1776, en effet, on créa le dépôt des papiers publics et chartes des colonies où furent concentrées dans la suite toutes les pièces concernant les colonies qui se trouvaient disséminées dans les différents fonds des archives maritimes. Tout en demeurant logé dans le même immeuble que celles-ci, le nouveau dépôt
1. V. par exemple les mémoires conservés aux Archives Coloniales sous la cote C^, 2^ série, 1.