Le 7 mars 1669 (Didier-Neuville, op. cit
3. V. rhistoire manuscrite de ce dépôt faite en 1873 par M. Leps, capitaine de vaisseau, et conservée dans les papiers de Margry, Bibl. Nat. Nouv. acq. fr. 9308.
'20S SOURCES DE l'hISTOIUE des ANTILLES FRAiNÇAlSES
n'en devenait pas moins un organisme séparé et il allait suivre les destinées de ladministraLion qui l'alimentait. On sait que cette administration, érigée en sous-secrétariat d'état, puis en ministère, en 1892, a quitté à cette date les bureaux de la rue Royale pour le pavillon de Flore. Les Archives Coloniales ont suivi leur ministre et nous les retrouverons dans ce local.
Dépouillées successivement de leurs documents cartographiques et coloniaux, les archives de la marine subirent en 1781 une dernière mutilation. Outre l'administration et le gouvernement des colonies, les ministres de la marine devaient encore pourvoir à la défense de nos possessions d'outre-mer. De même donc qu'on avait mis à part les papiers de l'administration coloniale, de même on crut devoir créer un dépôt spécial des fortifications des colonies, distinct à la fois des archives coloniales et des archives maritimes. Ce dernier démembrement réunit à des plans de places fortes, de ports ou de rades, nombre de mémoires intéressants et de documents cartographiques de valeur. L'autonomie du dépôt fut respectée jusqu à nos jours, malgré les péripéties de son histoire administrative qui le vit rattaché tantôt à la guerre, tantôt à la marine, suivant que la défense même des colonies relevait de la marine elle-même, du génie militaire, ou enfin de Tartillerie de marine, devenue récemment l'artillerie coloniale.
De ce rapide exposé il résulte que pour dépouiller les documents relatifs à l'histoire des Antilles françaises entre 1626 et 1664, si on peut évidemment tirer quelques indications rétrospectives des quatre dépôts maritimes, tous formés postérieurement à cette date [Archives de la Marine, Dépôt hydrographique de la Marine, Archives Coloniales, Dépôt des fortifications des Colonies), on a plus de chances de trouver des pièces intéressantes aux Archives des Affaires Etrangères; mais ce qu'il importerait surtout de découvrir, soit dans quelque dépôt public, soit dans quelque fonds privé, ce sont les archives de la Compagnie des Isleset des seigneurs qui, après elle, ont possédé les Antilles.
Malheureusement les plus actives recherches sont restées jus-