V. Notamment Arch. Col. F^ 19, pp. 81, 84, 88, etc
2. Eliam perierunt ruinœ ! Ainsi la catastrophe de Saint-Pierre a-t-elle fait disparaître une des plus anciennes familles de l'île, celle des Rools de Gourselas, qui avait joué un rôle important dans l'histoire des origines de la colonie.
3. L'anonyme de la Guadeloupe, les manuscrits de Le Pers, etc.; cf. supra.
4. Le catalogue de la collection Margry est dû à M. de la Roncière.
5. C'est le manuscrit original de Du Tertre ; cf. supra, pp. 100 et ss.
Mém. et doc. de VÉcole des Chartes. — VI. 15
226 SOURCES DE l'histoire des AMILLES FRANÇAISES
sont des copies des chroniques de Du Puis et de Bouton; les n««9318, 9323, 9324, 9325 contiennent des extraits de toutes sortes en partie utilisés par Margry lui-même dans ses publications ; le n° 9327 contient la copie d'un (( roUe des habitans » de la Martinique en 1660 dont nous ignorons Forigine.
Nous devons enfin un souvenir à une bibliothèque disparue depuis de récents événements, mais qui nous avait fourni des manuscrits et des renseignements notables. La maison des Jésuites de la rue Lhomond, dite Ecole Sainte-Geneviève^ avait racheté dans le courant du xix^ siècle une partie des livres et des papiers qu'avait conservés par devers lui, lors de la dispersion de la Compagnie de Jésus au xviii^ siècle, le R. P. Brothier, alors bibliothécaire de l'ordre à Paris, et qui, à la mort de ce père, étaient tombés entre les mains d'un marchand d'autographes ' . Ces liasses et ces volumes étaient devenus le noyau d'une collection nouvelle peu à peu accrue, et qui, dans son dernier état, comptait plusieurs milliers de livres rares et quelques centaines de manuscrits qu'il est fort regrettable de voir désormais perdus pour la science française.
Les collections de textes, imprimées ou manuscrites, et les divers dépôts d'archives parcourus précédemment ne nous ont point révélé de fonds exclusivement relatif aux colonies françaises des Antilles, mais possèdent en originaux ou en copies un certain nombre de documents qui, réunis, pourraient constituer en quelque sorte des archives des Antilles françaises : archives factices sans doute, archives bien incomplètes aussi, mais archives pourtant, dont l'inventaire serait assurément utile à l'historien plus encore peut-être que si elles n'étaient point dispersées.
Margry semble avoir eu l'idée de publier une collection de textes de ce genre, car on trouve au ms. 9308 des nouv. acq.
1. Ces renseignements nous avaient été fournis par M. C***, ci-devant bibliothécaire de l'École Sainte-Geneviève, Lalibéralité avec laquelle il avait facilité nos recherches nous a été précieuse notamment pour nos études sur Pelleprat, Charlevoix et l'anonyme de la Grenade.