‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 50 sur 169 · Chap. III · texte numérisé non relu

Chap. III

2. Sur ce personnage sa vie et ses œuvres, v. Asher : A bibliog raphical Essay on the dutch books relating to ISew Netherland. Amsterdam, 1864, in-4, p. 73.

3. Sommaire Recueil des raisons plus importantes qui doivent mouvoir Messieurs des Estais des Provinces unies du Païs bas de ne quitter point les Indes. Traduit de Flamant en François. A la Rochelle, par les héritiers de Haultin, 1608, pet. in-8 (Asher, op. cit., no 39, Bibl. Nat. Mz 4673).

64 SOURCES DE l'histoire DES ANTILLES FRANÇAISES

officina Ludovici Elzevirii aiino cià loc ix, petit iii-8 (6 ITiic, 42 pp., 1 fnc.) ^

Je regrette de ne point connaître encore de réfutation espagnole de cette thèse -. Il est du moins piquant de constater qu'un quart de siècle plus tard, l'Angleterre, dont la puissance maritime n'était encore qu'à peine égale à celle de ses rivaux, ait osé reprendre à son compte les théories exclusivistesde l'Espagne au moment de sa toute-puissance. La véritable antithèse à opposer à la thèse libérale de Grotius se trouve en effet dans le traité

de

Selden. — Joannis Seldeni Mare clausum seu de dominio maris Libri Duo : Primo Mare ex Jure Naturœ seu Gentium omnium hominum non esse commune sed Dominii privati seu Proprietatis capax pariier ac Tellurem esse demonstratur. Secundo Serenissimum Magnœ Britanniœ Regem Maris circumflui ut individuœ atque perpeluœ Imperii Britannici appendicis Dominum esse asseriiur. — Ponius quoque serviet illi. — Londini. Excudebat Will. Stanebeins pro Richardo MeighenMDCXXXV, petit in-fol. (13irnc., 304 pp. ,7 ffnc.) 3.

La discussion toute abstraite dont ces textes sont les termes prend une réalité singulièrement intense, si l'on en rapproche les chroniques qui nous apprennent avec quelle intransigeance féroce les nations s'appliquaient au delà des tropiques leurs théories respectives. Il va de soi que, pour se faire une idée juste de ces luttes constantes et de ces mœurs farouches, il est indispensable de recourir aux sources espagnoles aussi bien qu'aux

1. Bibl. Nat. Inv. *E 1845. On sait que les œuvres complètes de Grotius ont été rééditées plusieurs fois, notamment à Amsterdam, 1679, 5 vol. in-fol.

2. Tout au plus citerai-je ici pour mémoire, car elle vise surtout les Indes Orientales, la réfutation de Grotius donnée par Freitas : De justo imperio Lusitanorum Asiaiico. Il en existe une traduction française, assez peu connue, faite par M. Guichon de Grandpont et intitulée : Freitas contre Grotius, Paris, s. d., in-12 (Bibl. Nat. Oy 249j.

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