Voh- Arch. Col. F^i9, passim
3. Ce ne pouvait être alors que Nicolas, son père François étant mort le 22 avril 1640. Le P. Bouton était fort écouté de la C'*^ des Isles, car le 2 janvier 1641 elle décide d'agir suivant les conclusions d'un rapport qu'on attend de lui (Arch. Col. F^19, p. 405).
Mém. et doc. de l'École des Cha?-les. — A'I 6
82 SOURCES DE l'histoire DES ANTILLES FRANÇAISES
avec raison se promettre ce qu'ils peuvent leg"itimement désirer pour leur profit et spirituel et ieniporel. » Mais il ajoute : « Que si i'av marqué quelques défauts et nécessitez, comme les choses de ce monde n'ont pas toute leur perfection dans leur commencement, c'est pour faire voir combien vousacquererez d'obligations sur les habitans de ces Isles continuant d'employer tant de soin et faisant tant de despence pour les mettre bien à leur aise».
La critique est aussi dissimulée que possible, mais elle existe et cela doit suffire à nous donner bonne opinion de l'auteur, vu la dépendance et la servilité des mœurs littéraires de son temps Quant à sa compétence, elle était en somme suffisante, car c'était un homme intelligent et, même en trois mois, il avait pu aux Isles être abondamment renseig-né par les missionnaires qui y résidaient et par les autres habitants. Cette source peut donc être considérée comme importante : elle est la première en date des chroniques proprement dites de notre colonisation antilienne ; elle est un tableau, qu'il y a tout lieu de croire assez sincère, de l'état de la Martinique dès le début de son occupation; enfin elle est la seule source narrative (du moins de celles que je connaisse) qui soit exclusivement consacrée à la Martinique.
La Guadeloupe en efîet offre à la fois pour cette époque et une histoire plus troublée, et une historiographie plus complexe. Les textes qui la composent ne sont pas, malheureusement, tous parvenus jusqu'à nous. C'est ainsi qu'il m'a été impossible jusqu'ici de découvrir la pièce suivante :
Fayolle (Madame). — Belalion de V arrivée des filles de S. Joseph en r Amérique escrite par Mad^ Fayolle leur conductrice. — ... 1643, in-4.
Portée sur les fiches de Clément à la Bibliothèque Nationale *, elle y a échappé aux recherches les plus minutieuses et a dû soit disparaître anciennement, soit être reliée dansquelque recueil factice. Aucun autre catalogue de bibliothèque publique ou privée ne