‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 74 sur 169 · CHRONIQUEURS FRANÇAIS : LE P. PACIFIQUE DE PROVINS · texte numérisé non relu

CHRONIQUEURS FRANÇAIS : LE P. PACIFIQUE DE PROVINS

xvii^ siècle par les rédacteurs des SS. Ordinis Minorum^ échappe jusqu'ici à toutes les recherches.

Quant à la personnalité même de Fauteur elle est aussi fort mal connue, bien que ce P. Pacifique ait joué de son temps un rôle relativement important. Ses biographes, et notamment le plus récent et le plus soigneux d'entre eux, le P. Apollinaire, de Valence ^, sont surtout mal renseignés sur la dernière partie de sa vie, celle qu'il passa aux missions d'Amérique ^ Rappelons qu'il était, comme son nom l'indique, originaire de Provins ou des environs. Le P. Apollinaire, de Valence, croit pouvoir le rattacher à une famille lorraine du nom de CEscale ^. Mais sa jeunesse nous est peu connue. Il entra dans l'ordre des capucins en 1606, suivant le P. Apollinaire^; en 1596 ou 1598, si l'on en croit l'un de ses plus anciens biographes, l'érudit Provinois Rivot'*. Ce même auteur veut qu'il ait été désigné en 1613 par le chapitre provincial pour établir une maison de son ordre dans sa ville natale et qu'il ait réussi, après de nombreuses négociations et malgré l'opposition des Jacobins et des Gordeliers, à fonder en 1614 à Provins un couvent de capucins. Le P. Pacifique de Provins, semble avoir quitté Provins pour Péronne. Du moins un père de ce nom figure en 1618 à cette dernière ville dans la liste

1. Trois Lettres du P. Pacifique de Provins, capucin, initiateur des Missions des Capucins Français en Orient et aux Antilles... réimprimées par les soins du P. Apollinaire de Valence religieux du même Ordre et précédées d'un Essai biographique et bibliographique... Rome, Archives Générales de l'Ordre des Capucins, 1890, in-16 (132 pp.).

2. Des recherches faites à Provins môme par le distingué conservateur de la bibliothèque de cette ville, M. Justin Bellanger, n'ont pas donné sur ce point de résultats importants. Et pourtant à plusieurs reprises des érudits locaux ont tenté sur le P. Pacifique des essais biographi({ues. Tous (Ytier, Pasques, Bourquelot) dérivent des données recueillies au xviii° siècle par le sieur Rivot, en partie d'après les archives du couvent des capucins de Provins.

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