‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 76 sur 169 · Trois lettres du P. Pacifique..., passini · texte numérisé non relu

Trois lettres du P. Pacifique..., passini

CHRONIQUEURS FRANÇAIS ! LE I>. PACIFIQUE DE PROVINS 9o

Il est probable qu'il partit pour Saint-Christophe au printemps de 1635. Du Tertre nous apprend en effet qu'il fut un des trois premiers capucins envoyés à Saint-Christophe ^ et les premiers religieux de cet ordre qui prirent la route des Isles le firent à cette date '^ Notons toutefois qu'il n'était pas le supérieur des capucins de Saint-Christophe en 1636, le P. Raphaël, de Dieppe, remplissant alors ces fonctions 3. Ce qui est certain, c'est que le P. Pacifique était en France en 1639 ou 1640. Il partait en effet cette année-là, pour les Isles, lorsque le navire qu'il montait fut capturé par un corsaire de Dunkerque'^ Rentré en France il reprit cependant son voyage avec les religieux de son ordre qu'il menait aux Isles. Il est probable qu'il demeura dans l'île de Saint- Christophe, et ne la quitta que temporairement dans les années qui suivirent. La dédicace de son livre au comte de Brion est bien datée de la Guadeloupe, 2 septembre 1645 ; mais Du Tertre qui habitait cette dernière île à cette époque \ nous alïirme qu'il ne s'y trouvait pas alors de couvent de capucins ^\ Le même auteur nous apprend^ qu'en janvier 1646, l'irascible commandeur de Poincy, s'étant brouillé avec les capucins, les faisait honteusement chasser de Saint-Christophe. Le P. Pacifique dut donc rentrer en France à cette époque et la publication de sr Relation date sans doute de ce séjour.

Il n'est pas impossible que les loisirs de son ministère lui aient alors permis de préparer une édition plus complète de son livre publiée deux ans plus tard^ et aujourd'hui perdue. Mais nous sommes sans renseignements précis sur ses dernières années. Une tradition ancienne, mentionnée par fr. Bernard, de Bologne ^,

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