‹ Essai sur les symptomes protubérantiels de la méningite tuberculeuseChapitre 2 sur 22 · DEFINITION. — EXPOSE. DIVISION · texte numérisé non relu

DEFINITION. — EXPOSE. DIVISION

L'expression de symptômes protubérantiels, prise a la lettre, peut soulever de nombreuses objections. Peut-être aurions-nous dû plutôt dire : Symptômes bulbo-protubérantiels, en faisant une part importante et méritée au bulbe. Mais l'étude des phénomènes dits bulbaires nous aurait entraîné dans l'étude de faits connus et indiqués par tous les auteurs.

Notre but est tout autre. Et sans chercher à restreindre le domaine de cet organe que M. Charcot appelle si heureusement Vultimum moriens des centres nerveux, nous cherchons à étendre celui de la protubérance. Certains symptômes peuvent être rattachés à l'un ou l'autre suivant les cas; nous nous proposons de le discuter ultérieure-

ment à propos de chacun des faits particuliers. Mais la fréquence bien plus grande des lésions protubérantielles ou périprotubérantielles, l'eiîort que nous tentons de leur rattacher un certain nombre de symptômes de la méningite tuberculeuse, expliquent notre préférence et justifient le titre de notre thèse.

D'autre part, les études des physiologistes ont prouvé combien il y avait d'analogie entre le rôle des pédoncules cérébraux et cérébelleux, et celui de certaines régions de la protubérance, si bien que la séparation entre ces organes est presque aussi artificielle en physiologie qu'en anatomie. Il eût été bon dès lors d'employer plutôt le terme de pédonculoprotubérantiels. Mais si chacun de ces organes a des fonctions individuelles bien spéciales, la protubérance, en les englobant, les soudant en un seul organe, accapare pour un instant leurs nombreuses fonctions.

On nous permettra donc d'étendre le sens du mot « protubérantiel», et de maintenir cette expression provisoirement, jusqu'au jour où la physiologie seule ou aidée de la pathologie aura assigné à chacun de ces organes un rôle exclusif et bien défini.

Nous nous proposons de démontrer qu'un certain nombre de symptômes parmi les plus fréquents, les plus classiques de la méningite tuberculeuse, sont du ressort de la protubérance annulaire et des pédoncules. Pour juger la question, il faut connaître exactement la séméiologie des maladies delà protubérance. C'est par l'étude de ces maladies que nous débuterons.

Nous énumérerons ensuite parmi les symptômes de la méningite tuberculeuse ceux qu'on peut qualifier de protubérantiels, et nous chercherons des arguments d'une part dans la clinique, à laquelle doit appartenir toujours la première place, d'autre paît dans l'anatomie pathologique.

Un dernier argument enfin sera emprunté au rapprochement des symptômes et des lésions c'est-à-dire à la physiologie pathologique.

Ce mémoire sera donc divisé en deux parties bien distinctes. La première est un résumé des notions acquises sur la pathologie de la protubérance. La deuxième est l'exposé de nos recherches sur la méningite tuberculeuse.

I Pathologie générale de la protubérance- IL Méningite tuberculeuse.

Séméiologie. Anatomie pathologique. Physiologie pathologique.

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