‹ Essai sur les symptomes protubérantiels de la méningite tuberculeuseChapitre 6 sur 22 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

De quelques symptômes de la méningite tuberculeuse.

Le titre de ce chapitre indique que nous n'y traiterons pas de tous les symptômes de la naéningite tuberculeuse. Ceux dont nous parlerons ne sont cependant pas des moins importants au point de vue pratique, au point de vue du diagnostic. Les difficultés qu'on peut rencontrer à reconnaître une méningite tuberculeuse ne commencent, en effet, que là où les symptômes les plus vulgaires ont fait défaut. Un enfant arrive à l'hôpital avec un mal de tête violent; il a de la constipation, des vomissements : depuis un certain temps déjà il a « changé », et surtout dans les derniers jours son caractère s'est modifié. L'attention est alors éveillée, et d'autres symptômes (irrégularités du pouls, par exemple), ne tarderont pas à faire cesser tous les doutes.

Mais dans d'autres cas il n'en est pas ainsi, et le clinicien doit surprendre un symptôme fugace ; les rougeurs subites du visage, les cris, le mâchonnement, la roideur du cou, la recherche d'une même attitude, notamment du décubitus latéral droit ou gauche « en chien de fusil », pourront faire songer à la méningite tuberculeuse.

D'autres symptômes peuvent, au contraire, égarer l'observateur et sont à peine indiqués par les auteurs : ainsi l'hyperesthésie ou l'hémianesthésie survenant chez une jeune fille, par exemple, la première pensée qui vient à

l'esprit, c'est de rapporter les phénomènes morbides à l'hystérie. C'est ce qui eut lieu pour un cas observé dans le service de M. le professeur Potain : perdant quelques jours on mit les accidents sur le compte de cette névrose, jusqu'à ce qu'une hémiplégie faciale vint compliquer la situation et modifier le diagnostic qui ne fut que trop complètement vérifié au bout de quelques jours.

La question théorique peut avoir aussi son importance ; car si les faits que nous avons observés se confirment, il y aura là des faits intéressants au point de vue des fonctions de la protubérance et de sa pathologie, et aussi pour bien comprendre le processus de la méningite tuberculeuse.

Pour la facilité de l'étude, nous suivrons dans l'exposé des symptômes protubérantiels de la méijingite tuberculeuse l'ordre quenous avons suivi dans celui des symptômes dus aux lésions vulgaires de la protubérance.

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