TROUBLES DE MOTILITÉ
Paralysies
C'est surtout sur les paralysies localisées qu'ont porté les travaux récents sur la méningite tuberculeuse. On a
pu, par une étude attentive des lésions, rattacher une monoplégie ou une hémiplégie à un ramollissement localisé au centre moteur d'un seul des membres ou des deux membres d'un même côté. Supposons une lésion méningée occupant la convexité de l'hémisphère droit; au niveau des deux circonvolutions marginales, il y aura une hémiplégie gauche ; mais qu'en même temps le nerf facial du même côté soit entouré d'un exsudât, il pourra y avoir paralysie de la face du côté droit et des membres du côté gauche; on aura l'apparence de la paralysie alterne.
D'autres fois l'exsudat n'intéresse que la troisième paire, et il y a coïncidence d'une hémiplégie gauche et de paralysie du nerf oculaire du côté droit. Ces conditions sont réalisées dans l'observation VIII de M. Rendu.
Ces faits sont bons à connaître pour montrer combien il faut se défier d'une appréciation trop rapide ; dans tous les cas il y a apparence d'hémiplégie alterne, ou mieux le symptôme existe, mais il n'est pas protubérantiel. Donc avant d'affirmer qu'une hémiplégie alterne est de cause centrale, il faut s'être assuré qu'il n'y a pas de lésions diffuses capables de produire le même phénomène que la lésion unique du mésocéphale. Or, il est rare que la méningite tuberculeuse réponde à ces conditions précises. Aussi ne donnons-nous qu'avec la plus grande réserve les exemples rencontrés dans les auteurs surtout quand l'autopsie manque comme dans le cas de Legendre.
Observation XV.
Méningite tuberculeuse. Hémiplégie alterne (?) incomplète. (Legendre. Mémoire cité, obs. vu.)