‹ Essai sur les températures locales dans les affections chirurgicalesChapitre 2 sur 4 · Partie inférieure, id. id · texte numérisé non relu

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Plusieurs explorations donnent les mêmes résultats.

Température moyenne au niveau de l'abcès, 34,5 — — du côté sain, 31°.

En résumé la température locale au niveau de l'abcès froid est plus élevée de 5 dixièmes que du côlé opposé et correspondant.

Observation XL.

Abcès froid. — Mal de Pott.

R... (Jules), 28 ans, entré salle St-Louis, n°44, le 1 1 juillet. Ab-

ces froids perçus par Iti inalaiie les deux premiers (régions interne et externe de la fesse) au coni.ueiiceînent de juillet 1880; l'autre à la réijion lombaire quelque temps après. La peau est saine ; pas de traces d'intlammation.

26 septembre. Côté droit. Côté gauche. Différence.

Abcès de la fesse int. 35,1 34,8 0,3

— — ext. 34,5 34,7 — 0,2

13 décembre. Côté droit. Côté gauche. Différence.

Abcès de la fesse int. 35,4 35,2 0,2

— — ext. 33,9 33,7 0,2

Notre observation concorde, on le voit, à peu près avec celle de M. Redard; mais nous croyons que l'écart de 5 dixièmes en plus du coté de l'abcès, écart signalé dans a précédente observation, est un peu trop grand.

Epithétiotnaa.

Observation XLI.

Epithélioma de la langue.

T... (François), 68 ans, entré le 14 octobre salle Saint-Louis, n° 8. Epithélioma du bord gauche de la langue ayant débuté il y a cinq mois. Hémicranie très prononcée depuis trois mois. Etat général assez bon.

15 octobre. Côté gauche. Côté droit. Différence. Sur le bord libre. 36.6 36,1 0,5

Donc, o dixièmes de]degré en plus sur l'épithélioma.

Observavion XLII.

Epithélioma de la branche montante du maxillaire inférieur.

E... (Jean), 32 ans, entré le l^"" décembre salle Saint-Louis,no 45.

Débuts assez obscurs. En 1872, 1873, 1874, plusieurs fluxions du côté droit, qui n'ont pas abouti. En 1878, une fluxion est produite en une seule nuit et a donné issue, après plusieurs jours, à une grande quantité de pus.

En octobre 1880, la région parotidienne devient le siège d'une tumeur qui grossit rapidement en quinze jours, puis lentement pendant la quinzaine suivante. Depuis six jour?, l'accroissement n'est plus sensible.

Le diagnostic est réservé jusqu'à l'opération. Celle-ci, pratiquée vers le 8 décembre, démontre qu'on a eu affaire à une tumeur maligne, probablement un épitliélioma de la branche montante.

Ici, croyons-nous, lorsqu'on aura pu réunir quelques observations analogues à la nôtre, la thermoraétrie locale pourra être d'une certaine utilité pour le diagnostic.

3 décembre. Côté droit. Côté gauche. Dififérence. Région parotidienne,

— partie supér. 36,5 37» — 0,5

— partie moy. 37» 37,4 — 0,4 = partie inf. 37,3 37,5 — 0,2

M. Redard, par l'exploration thermo-électrique faite au même moment, a trouvé les mêmes résultats.

Observation XLIII.

Hématocèle vaginale droite.

V... (Jean), 63 ans, entré le 9 novembre, salle Saint-Gabriel, n° 13. Tumeur occupant le testicule droit et ayant débuté sans cause connue, il y a six à sept ans. Développement très lent. Le malade en était peu incommodé. Mais dans ces quinze derniers

jours, la région tesliculaive droite a grossi tout à coup. Elle est un peu rouge, tentiue, luisante, dure au tour) er, sans bosselures. On porte le diagnostic d'Iiématocèle vaginale à. j) ussées successives, sauf vérification par l'opération. Quelques petits ganglions inguinaux du côté de la tumeur.

Au dernier moment, le malade refuse l'opération.

10 novembre.

Région supér.

— moy.

— infér.

Testicule droit.

Testicule gauche 35,8 36° 35,3

Différence.

A cette observation se rattache ce que nous avons dit plus haut au sujet de la température locale sur les kystes. En raison del'abaissementde la température du côté malade, on n'avait probablement pas affaire à une tumeur maligne.

Observation XLIV.

Hydrocèle vaginale gauche.

G... (Emile), SO ans, entré le 8 novembre, salle Saint-Gabriel, n» 7.

Depuis un an cethomme a vu son testicule gauche augmenter de volume sans cause connue. Première ponction, il y a trois mois, ayant donné un grand verre de liquide citrin ; pas d'injection irritante à la suite.

Depuis quinze jours l'augmentation de volume s'est reproduite.

Deuxième ponction le y novembre ; elle ne donne qu'un demiverre de liquide; pas plus d'injection irritante consécutive que la première fois. Nous appHquons le thermomètre le jour même, après la ponction.

9 novembre. Testicule gauche. Testicule droit. Différence. Rôgion supor. 33° 31,4 1,6

— - infôr, 31,2 30,3 0,9

Le lendemain 10 novembre, nouvelle observation.

Testicule gauche. Testicule droit. Difl'érence. Région moy. 34,7 32,5 2,2

Est-ce la ponction qui aura été cause de l'élévation de la température locale, alors que nous nous attendions à trouver un abaissement? Nous l'ignorons.

M. Redard a toujours trouvé un abaissement dans les hydrocèles; nous n'avons, quant à nous, rencontré que ce seul cas dans nos recherches. Toutefois nous devons raconter ici ce qui nous est arrivé dans l'exploration de ce malade en commun avec M. Redard.

Nous fîmes quatre applications de notre thermomètre : deux successivement sur chaque testicule; nous notâmes les résultats indiqués plus haut. Immédiatement M. Redard plaça son appareil; il obtint des résultats inverses. De crainte d'une erreur involontaire de notre part, deux nouvelles applications de notre ihstrument furent faites qui rendirent les premiers chiffres. M. Redard aussi intrigué que nous recommença de son coté et retrouva encore ses premiers chiffres.

Nous avons donc, sur un même individu, au même moment, pour une même lésion, trouvé des résultats contraires.

Quelle conclusion en tirer ? Fallait-il passer sous silence ce mécompte qui pourra prêter à bien des interprétations? Nous ne l'avons pas cru. Notre confiance n'en a pas été ébranlée pour cela, d'autant plus que dans les autres observations prises en commun avec M. Redard^ chacun avec notre appareil, nos résultats se sont trouvés identiques.

Dans ce cas particulier, il y à eu, pour l'un de nous, une cause d'erreur que nous n'avons pas pu définir.

Nous avions cependant à notre portée un moyen de contrôle bien simple. Le toucher à la main suffisait à nous renseigner sur le rapport de la températnre d'un côté à l'autre étant donné l'écart de un degré constaté par chacun de nous, quoiqu'on sens inverse. L'idée ne nous est venue ni à l'un ni à l'autre.

ContMsions — Ecchytnoses.

Observation XLV.

Coup de pied de cheval sur la partie supérieure et externe de la

fesse gauche.

0... (Edouard), 27 ans. Coup de pied de cheval reçu le 8 septembre. Entrée salle Saint-Louis, n° 60, le 9 septembre.

La région atteinte est très sensible lorsque nous l'exarainGns, le 16 septembre ; ecchymose en partie disparue.

Le 21 septembre ouverture d'un abcès profond que l'exploration thermométique ne nous avait pas révélé.

Fesse gauche. Fesse droite. Diffe'rence.

Tiers supérieur et ext.

(le plus douloureux) 35,4 35,4 0,0

Tiers supér. et post. 35,3 35,5 —0,2

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